Vauzelle, un préfet fantôme et réel cumulard

Le Canard Enchaîné – 22 octobre 2014
« Vous êtes de fascistes ! des ennemis de la démocratie ! » Stupéfaction, le 14 octobre, dans la salle des Quatre-Colonnes, à l’Assemblée nationale Le député qui vocifère en ces termes, face à une équipe de France 2, n’est autre que l’ancien garde des Sceaux Michel Vauzelle « Vous êtes tous pareils ! Ne vous étonnez pas de faire élire une Marine Le Pen ! » L’élu des Bouches-du-Rhône et président de a région Paca se défoule, puis s’en va, rageur.
Préfets fantômes…
Motif de sa colère : il a été interviewé par surprise. France 2 enquêtait sur les « préfets fantômes », ces préfets hors cadre nommés un beau jour pour leurs loyaux services et qui n’ont jamais exercé dans une Région… mais qui coûtent cher à l’État et donnent des vapeurs à la Cour des comptes en ces temps de vaches maigres. Or, le brave Vauzelle se trouve dans ce cas : il a été promu préfet en… 1985 par Mitterrand, dont il était alors porte-parole à l’Élysée *. Ce qui lui vaut d’empocher, encore aujourd’hui une discrète retraite de préfet de 2 370 euros, qui viennent s’ajouter à ses indemnités de parlementaire (5 148 euros) et de patron de la Région Paca (2 750 euros).
citrouille-halloween-189_gif_pagespeed_ce_5725hSGtiJD’où l’énervement. Mais un énervement non diffusé. Car deux jours plus tard, le 16 octobre, les téléspectateurs du 20 heures de France 2 ont eu une version tout sourire. Entre-temps, Vauzelle s’est en effet empressé de contacter, à France Télés, celui qu’il appelle « son ami« , à savoir le pédégé, Rémy Pfimlin. Et tout s’est arrangé comme par enchantement. La scène filmée de sa crise a été expédiée aux oubliettes, et le député PS s’est déplacé au siège de France Télés pour enregistrer une nouvelle version de son interview, dans laquelle il explique très posément au « fasciste » qui le réinterroge :
« Le président Mitterrand a estimé qu’ayant bien rempli mes fonctions il allait me nommer préfet (…) Un préfet, c’est un monsieur ou une dame qui sert la République Et le porte-parole du président de la République sert éminemment la République. »
Et se sert éminemment de ses appuis.

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* Une promotion politique, dont Brice Hortefeux a lui aussi bénéficié. Il était alors Chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, au ministère du Budget. Brice Hortefeux a confirmé par téléphone que cette promotion était méritée, sans vouloir accorder d’interview à se sujet. Cette casquette de préfet, Brice Hortefeux et Michel Vauzelle la conserveront toute leur carrière. Michel Vauzelle âgé de 70 ans à fait valoir ses droits à la retraite de préfet il y a trois ans, tout en continuant d’exercer ses autres fonctions.
Officiellement,  ils sont aujourd’hui, 126 rattachés à un territoire, mais notre pays compte au total bien plus de préfets : 252 précisément, soit deux fois plus que le nombre de départements et de régions réunis. Voir le reportage de France 2 : Le scandale des préfets fantômes.

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 Dans le même registre du train de vie opulent de l’État, l’armée française, dont on supprime des régiments entiers, lire ou relire cet article de mars 2013 : Les généraux, une caste méconnue dont les avantages n’ont rien à envier aux meilleurs « golden parachutes » des PDG.  Budget de la Défense : il y aurait 498 officiers généraux en activité et 5 500 autres payés à ne rien faire
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Humour / Le Placide – Contagion : Les changements de nom des partis français ?

Le Placide 24 /10/2014

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Moines français de Tibéhirine : Enquête au point mort

Les familles des moines français de Tibéhirine ont dénoncé jeudi une « confiscation des preuves » par Alger, qui a refusé que les enquêteurs français ramènent des prélèvements réalisés sur les crânes des religieux assassinés en 1996, alimentant les soupçons d’une « bavure » de l’armée algérienne.
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Santé – Le scandale de la Lomidine : Le virus de la bêtise coloniale

LE MONDE DES LIVRES |  23.10.2014 à 08h08 |
Comment un vaccin dangereux a été impunément administré à des Africains, entre 1948 et 1960. C’est « Le Médicament qui devait sauver l’Afrique », remarquable enquête de l’historien de la médecine Guillaume Lachenal (photo: une mission de médecins français en Afrique, début du XXe siècle). | DR

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Contrairement à ce qu’affirme le dicton, le ridicule tue – autant que la bêtise. Simplement, ce sont les autres qui en meurent. La preuve par la Lomidine, médicament présumé miraculeux, qui fut injecté massivement, à l’époque coloniale, aux populations africaines. S’il y eut miracle, il tient au nombre, relativement peu élevé, des victimes, décédées dans d’atroces souffrances à la suite de ces injections. C’est l’incroyable et méconnu scandale que retrace Le Médicament qui devait sauver l’Afrique, essai féroce et solidement documenté de l’historien de la médecine Guillaume Lachenal.
De Londres à Brazzaville, de Gribi, dans l’est du Cameroun, au laboratoire parisien de la Specia (une branche de Rhône-Poulenc), le lecteur suit, pas à pas, l’épopée meurtrière de ce produit pharmaceutique, censé débarrasser les colonies françaises (mais aussi belges et portugaises) de la maladie du sommeil. Il faudra attendre le milieu des années 1960 – et la vague des indépendances – pour que la piqûre « qui fait trop mal », comme le chantaient des villageois camerounais, soit enfin abandonnée.
Ceux qui ont lu le roman de Paule Constant C’est fort la France ! (Gallimard, 2012) ont déjà une petite idée des méfaits de la Lomidine. A sa lecture, le jeune chercheur a d’ailleurs cru, un moment, que la romancière lui avait volé son idée… Les deux livres sont pourtant fort différents. L’ouvrage de Guillaume Lachenal s’attache à reconstituer, travail d’archives et interviews à la clé, les errances d’une médecine « impériale », sûre de son fait jusqu’à l’aveuglement. Loin de prévenir la maladie, les piqûres de Lomidine entraînent en effet, dans certains cas, une « infection bactérienne évoluant en gangrène gazeuse ». Il faudra pourtant des dizaines de morts (et des centaines de mutilés), avant que ces campagnes répétées, fruit de la « bêtise coloniale », soient stoppées.
HEUREUSEMENT, LA SCIENCE VEILLE…
Tout commence à Londres, où le chimiste Arthur Ewins réussit, en 1937, à synthétiser le composé MB800, molécule qui sera renommée « Pentamidine », avant de recevoir, en décembre 1946, le visa du ministère français de la santé sous le nom de « Lomidine ». Le contexte historique s’y prête. Durant la seconde guerre mondiale, le Congo belge, l’Afrique équatoriale française (AEF), le Cameroun et la Guinée ont été les plus gros exportateurs de latex sauvage, le caoutchouc. Or, sa récolte en forêt, relève Guillaume Lachenal, offre « des conditions idéales à l’explosion épidémique de la trypanosomiase », nom scientifique de la maladie du sommeil, transmise par la mouche tsé-tsé. Fragilisée, l’Afrique des années 1940 est décrite, en prime, comme « sous-peuplée ». Alors même que l’Europe, sortie exsangue de la guerre, a besoin de bras ? Heureusement, la Science veille…
En février 1948, une « Conférence africaine sur la tsé-tsé et la trypanosomiase » réunit, à Brazzaville, des spécialistes français, belges, britanniques, sud-africains et portugais. Une posologie standard est adoptée, afin « d’étendre l’application des méthodes de prophylaxie chimique dans les territoires africains où sévit l’endémie sommeilleuse ». C’est ainsi, souligne l’auteur, qu’est lancé « le premier programme international de médecine de masse en Afrique ».
Qu’il s’agisse de Léon Launoy, professeur à la faculté de pharmacie de Paris, du docteur Marcel Vaucel, directeur du service de santé aux colonies ou de Gaston Muraz, inspecteur du corps de santé colonial, les notables de la médecine coloniale en prennent tous pour leur grade. Ne se sont-ils pas fait les chantres – aussi naïfs qu’intéressés – de cette médecine « merveilleuse », devenue l’emblème des « magnifiques victoires ­ sanitaires de notre civilisation » ? La première alerte, donnée en 1954, ne suscite ni inquiétude ni curiosité. Vingt-huit morts ont pourtant été dénombrés.
Ce n’est qu’à la fin du récit, habilement construit, que le lecteur découvre le « pot aux roses » et comprend pourquoi la Lomidine a été d’une si capricieuse efficacité. « L’irrationalité et l’ignorance dont on accusait (…) les Africains », de plus en plus méfiants, « tendaient en fait un miroir à la bêtise enthousiaste et amnésique des médecins », conclut l’auteur. Le livre de Guillaume Lachenal (qui a analysé, dans Le Monde du 22 octobre, en quoi l’épidémie du virus Ebola s’inscrit dans une histoire sanitaire aussi longue que chargée), frappe fort et loin. Il innove : non pas du fait de ses coups de griffe, mais parce qu’il prend la stupidité des hommes de pouvoir – ici, les scientifiques et les médecins coloniaux – comme une donnée de l’histoire. Gustave Flaubert, père de Bouvard et Pécuchet, n’en finit pas d’être ­copié.
Le Médicament qui devait sauver l’Afrique. Un scandale pharmaceutique aux colonies, de Guillaume Lachenal, La Découverte, « Les Empêcheurs de penser en rond », 288 p., 18 €.
Catherine Simon Journaliste au Monde

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Le scandale de la Lomidine
C’est l’histoire d’un scandale oublié : la Lomidine devait être le remède miracle contre la maladie du sommeil. Mal administrée par les colons, elle fit des dizaines de morts jusque dans les années 1950.
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Pr. Béquain, président de Pro Anima : « Dans mes recherches, j’ai toujours pu éviter la vivisection avec d’excellents résultats ! »

Le site Pro Anima – 23/10/2014
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Pour fêter ses 15 ans à la tête du comité scientifique Pro Anima, notre président se confie …
Au cours de mes études de biologie je me suis très vite posé des questions concernant la pertinence des expériences réalisées sur divers animaux. Je me souviens en particulier avoir croisé le regard d’un jeune primate, sanglé sur sa table de vivisection, et, bouleversé, m’être posé des questions : « Est-ce nécessaire ? Peut-on faire autrement ? »
Devenu par la suite praticien hospitalier et universitaire habilité à diriger des recherches, j’ai toujours mené mes travaux et dirigé mes recherches hors modèle animal et vivisection avec d’excellents résultats. Transposer un résultat de l’animal à l’homme est une aberration scientifique. Les trop nombreux accidents thérapeutiques de médicaments nous donnent hélas raison.
Déjà en 2004 j’expliquais comment le modèle animal pris comme modèle biologique humain est un frein pour la recherche et comment le cancer est une maladie qui reflète notre mode de vie et l’état de dégradation de notre environnement.
100_5029En 2008 je démontrais à propos du Staltor la justesse et la rigueur scientifique de nos arguments. Rappelons que le Staltor (ou Baycol) est un anti-cholestérol dérivé de la cérivastatine et retiré du marché en août 2001 à la suite de très nombreux et gravissimes accidents thérapeutiques. Comme pratiquement tous les médicaments, la cérivastatine est métabolisée au niveau hépatique par des enzymes type cytochrome P 450. Les études de biologie moléculaire ont démontré de façon formelle, que même chez des espèces très proches, ces cytochromes P 450 étaient différentes et ne réagissaient pas de la même manière. Il a donc été scientifiquement démontré, à propos de la cérivastatine, que des résultats obtenus à partir de prétendus « modèles animaux » ne pouvaient pas être transposés à l’homme, car chaque espèce zoologique possède ses propres « batteries enzymatiques » et les résultats peuvent différer d’une espèce animale à l’autre. Ainsi, aucune espèce animale ne peut être un modèle biologique fiable  pour une autre espèce.
Professionnel habilité à diriger des  recherches, Jean-François Béquain a mis un point d’honneur à ne jamais sacrifier d’animaux lors de sa carrière. Il est le président scientifique de Pro Anima depuis 15 ans.
Lire aussi :
Le gouvernement soutient les transports de singes et la compétitivité, mais pas la recherche
Un article paru hier sur le site www.planeteanimaux.com, évoque la question du transport d’animaux de laboratoire par Air France et la manière dont celle-ci est cautionnée par le gouvernement.
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Séminaire grand luxe pour Pôle emploi

Ouest-France – 24/10/2014 -
Une dizaine de dirigeants ont séjourné, cette semaine, dans un Relais et châteaux, à La Plaine-sur-Mer (Loire-Atlantique)

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Québec – campagne sur le thème « Coule pas chez nous ! » contre le mégaprojet, baptisé Energie Est : La baleine blanche fait barrage à l’or noir

LE MONDE | 22.10.2014 |

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alemonde équébec étét indien20130928-230412-gLe petit port de Cacouna a provisoirement retrouvé sa tranquillité, tout comme les bélugas qui viennent batifoler jusqu’à fin octobre près du village sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. A 200 kilomètres en aval de Québec, la bourgade aux grandes villas, qui connut son heure de gloire à la fin du XIXe siècle comme station balnéaire de la haute bourgeoisie nord-américaine, est bien paisible sous les couleurs de l’été indien.
Ce bourg de 2 000 âmes est pourtant au centre d’une polémique opposant l’industrie des sables bitumineux aux défenseurs de l’environnement et à un mouvement citoyen qui prend de l’ampleur au Québec. Les premiers cherchent à ouvrir une nouvelle brèche pour l’exportation du pétrole de l’Ouest canadien vers l’Atlantique, au grand dam de ceux qui ne veulent pas voir le fleuve Saint-Laurent devenir une « autoroute pétrolière », avec risques de marée noire et de perturbation d’écosystèmes aussi riches que fragiles. En ligne de mire, le sort incertain d’une colonie de bélugas, espèce protégée car en voie de disparition.

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Un béluga dans la baie de Chevery, dans le golfe du Saint-Laurent, au large des côtes canadiennes. | VINCENT LELOUP/ DIVERGENCE
Les rivages de Cacouna, particulièrement prisés par ces petites baleines blanches pour mettre bas, doivent accueillir une partie des infrastructures d’un mégaprojet, baptisé Energie Est. Le géant canadien de la distribution d’hydrocarbures TransCanada veut construire, au large du port existant, des quais pouvant accueillir jusqu’à cinq pétroliers géants par semaine. Le futur terminal pétrolier serait relié aux gisements de sables bitumineux de l’Alberta, dans l’Ouest, par un super-oléoduc de 4 600 kilomètres capable d’acheminer 1,1 million de barils par jour – un débit record. Les travaux devraient débuter en 2016 et les premiers pétroliers accoster en 2018.
« C’EST UN CRIME CONTRE LA BIODIVERSITÉ »
La zone marine où ils transiteraient près de Cacouna est « au centre de cinq aires protégées, dont un parc marin, deux réserves nationales de faune et un marais », se désole Yvan Roy, un habitant du village. « On est au cœur de l’habitat du béluga, une espèce qui ne compte plus ici que 880 individus, ajoute Christian Simard, directeur de l’ONG Nature Québec. C’est un crime contre la biodiversité. »
Redoutant des fuites, voire des marées noires, les protestataires ont lancé une campagne sur le thème « Coule pas chez nous ! ». Elle a pris de l’ampleur, à coups de pétition (35 000 signatures) et de manifestations, lorsque TransCanada a effectué, début septembre, des forages exploratoires et des sondages sismiques aux abords de Cacouna. Des associations de défense de l’environnement – dont Nature Québec, la Fondation David Suzuki et Greenpeace – ont obtenu de la cour supérieure du Québec, le 23 septembre, la suspension des travaux jusqu’au 15 octobre, date aux alentours de laquelle les bélugas quittent habituellement leur « pouponnière » de Cacouna. Jeudi 16 octobre, TransCanada n’a toutefois pas pu reprendre ses travaux : le ministère québécois de l’environnement a jugé « insuffisantes » ses propositions pour atténuer le bruit subaquatique des sondages et réduire les impacts sur les bélugas.

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Que pèsera le sort des baleines blanches, mais aussi des rorquals et des phoques qui fréquentent les mêmes eaux, face aux intérêts économiques en jeu ? Tout d’abord ceux du gouvernement canadien qui souhaite tripler, d’ici à 2030, la production des sables bitumineux de l’Ouest dont les réserves sont estimées à 169 milliards de barils.
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Le problème tient à l’acheminement de ce pétrole en vue de son exportation. Vers le sud, l’horizon est bloqué. Le président Barack Obama s’oppose à la construction de l’oléoduc Keystone XL, autre méga-projet de TransCanada conçu pour acheminer 830 000 barils par jour de l’Alberta jusqu’aux raffineries du Texas et du golfe du Mexique. Vers l’ouest, le projet d’oléoduc de l’entreprise canadienne concurrente Enbridge, Northern Gateway (avec 525 000 barils quotidiens) destiné à desservir les marchés asiatiques, dont la Chine, se heurte à de fortes résistances en Colombie-Britannique.
Dans l’est du pays, l’option du rail constitue une solution provisoire. Mais l’explosion d’un convoi de wagons transportant du pétrole à Lac-Mégantic (Québec), catastrophe qui a tué 47 personnes en juillet 2013, a traumatisé les esprits. D’où la mise sur pied du projet Energie Est de TransCanada, évalué à 12 milliards de dollars canadiens (8,3 milliards d’euros) : il pourra, s’il voit le jour, desservir les marchés d’Europe et de l’Est américain, à partir de Cacouna et de Saint-Jean, dans le Nouveau-Brunswick, plus au sud, où l’oléoduc terminerait sa route.
Le gouvernement du Québec, quant à lui, est soucieux de prospérité, alors que le taux de chômage de la province (7,6 % en septembre) est plus élevé que la moyenne canadienne. Après le jugement sur les forages à Cacouna, le premier ministre Philippe Couillard (libéral) a prévenu : « Il ne faut pas opposer environnement et développement économique. » Premiers concernés, les habitants sont partagés entre menaces pour l’environnement et perspective d’emplois. « Contrairement aux risques pour le béluga, c’est la seule chose que l’entreprise ne minimise pas », note Yvan Roy, un brin amer. Même les Malécites de Viger, petite nation amérindienne de la région dont les terres ancestrales sont sur le tracé de l’oléoduc, songent à négocier financièrement leur approbation du projet.
Anne Pélouas (Montréal, correspondance) Journaliste au Monde
Martine Jacot  Journaliste au Monde
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Règne animal / Nouvelle enquête ONG – Agir pour une nouvelle ère sans cage : Le lapin est l’animal le plus élevé en cage en Europe.

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Les cages sont une pratique cruelle et inacceptable de l’élevage intensif. Elles empêchent les animaux d’exprimer leurs comportements naturels tels que se déplacer, courir, sociabiliser avec leurs congénères ou être seul, ou simplement étirer leurs ailes ou leurs pattes.

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C’est pourquoi CIWF a lancé Une nouvelle ère sans cage – une campagne ambitieuse pour mettre fin à l’utilisation de toutes les cages dans les élevages européensalapinslogo-nouvelle-ere-sans-cage-lapin170Allez-vous nous aider ? Vous pouvez demander dès aujourd’hui l’interdiction de l’élevage des lapins en cages.
Pourquoi commencer par les lapins ? : Le lapin est l’animal le plus élevé en cage en Europe
Le lapin est la deuxième espèce la plus élevée pour sa viande en Europe – plus de 330 millions de lapins sont élevés chaque année en Europe,
dont plus de 37 millions en France.
Et plus de 99% de ces lapins sont élevés dans des cages.
Notre enquête : Durant l’été 2014, les enquêteurs de CIWF se sont rendus dans 16 élevages industriels de lapins dans 5 pays européens. Ce qu’ils ont découvert est insoutenable.

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Ils ont révélé de terribles souffrances : des lapins entassés dans de minuscules cages grillagées, qui les empêchent d’exprimer leurs comportements naturels (bondir, courir, creuser, se cacher) et leur causent des blessures et du stress. Et des foyers de maladies, malgré l’utilisation systématique d’antibiotiques pour maintenir les animaux en vie

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Merci de signer notre pétition pour demander l’interdiction de l’élevage des lapins en cage Il est temps d’agir
Les images de cette enquête peuvent vous choquer, mais elles nous sont nécessaires pour montrer pourquoi nous devons agir.
Merci de signer notre pétition. Demandez aux membres du Parlement Européen et aux 28 Ministres de l’agriculture européens d’introduire une législation pour en finir avec les cages dans les élevages de lapins
Merci de votre soutien,
Aurélia ,Responsable communication & campagnes
www.ciwf.fr/sanscage
PS : Avec votre aide, l’élevage européen peut évoluer. Pour le bien de l’animal le plus élevé en cage dans l’UE, merci de signer maintenant et de partager cette pétition
CIWF France
13 rue de paradis 75010 Paris
Protection animale – Bien-être animal, animaux d’élevage
Protection mondiale des animaux de ferme[2]

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Ebola – Une vidéo contre la panique

#IamALiberianNotAVirus (« Je suis un(e) Libérien(ne), pas un virus. »).
C’est le slogan de la nouvelle campagne 2.0 qui anime les réseaux sociaux américains pour lutter contre la stigmatisation des personnes originaires du Liberia depuis le début de l’épidémie d’Ebola.
Après que deux cas ont été recensés aux Etats-Unis, des réactions pour le moins aberrantes sont apparues çà et là. Des Américains d’origine libérienne ou simplement africaine sont désormais vus comme des porteurs potentiels du virus. Shoana Solomon, une photographe renommée et présentatrice de télévision installée à Monrovia, la capitale libérienne, a décidé de briser ces inquiétants stéréotypes, relate The Guardian.
Depuis le 13 octobre, sa vidéo mise en ligne sur YouTube a été visionnée plus de 22 000 fois. Avec des mots simples, son discours entend stopper la panique grandissante : « Imaginez que quelqu’un dise à votre enfant : tu viens du Liberia, donc tu as la maladie. C’est ce qui est arrivé hier à ma fille à l’école. (…) Nous vivons dans une région qui a été infectée par une maladie mortelle, mais nous ne sommes pas tous infectés. Il ne faut pas stigmatiser tout un peuple. Rappelez- vous, nous sommes des êtres humains.« 

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Le hashtag #IamALiberianNotAVirus a depuis été repris plusieurs milliers de fois et décliné sur Twitter et Facebook. Plusieurs personnalités libériennes se sont photographiées, pancarte en main, avec le slogan. Gageons que cette initiative atténuera l’angoisse, voire la bêtise, de certains Américains.
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Europe – La faiblesse coupable de l’Union face à la Hongrie : discrédit dont l’Union européenne est aujourd’hui l’objet

LE MONDE | 23.10.2014 EDITO
La Hongrie doit-elle rester dans l’Union européenne ?

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La question est la suivante : peut-on faire à Bruxelles le contraire de ce que l’on pratique à Budapest ?
Elle s’adresse au Hongrois Tibor Navracsics, nouveau commissaire européen à la culture, adoubé mercredi 22 octobre par le Parlement de l’Union européenne (UE). Elle en amène une autre : sauf à renier les principes qui la fondent, l’Union peut-elle continuer à encaisser sans broncher les dérives antidémocratiques de plus en plus prononcées d’un de ses membres, la Hongrie ?

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Proche de Viktor Orban, le premier ministre et chef du parti conservateur-nationaliste Fidesz, au pouvoir depuis 2010, M. Navracsics a occupé les fonctions de ministre de la justice à Budapest. A ce titre, il a bridé la liberté des juges, lancé des enquêtes contre les ONG, notamment celles bénéficiant de financements étrangers, et participé à la mise au pas de la Cour constitutionnelle. Il a largement contribué à un travail législatif orienté dans un sens : restriction des libertés publiques – et culturelles.
Car, dans ce dernier domaine aussi, le gouvernement Orban – conforté par une éclatante victoire aux élections municipales du début octobre – s’est attaché à placer sous tutelle politique nombre d’institutions culturelles hongroises. La presse a été la première ciblée, souvent par des moyens détournés. Une loi datant de quelques mois et frappant de 40 % les revenus de la publicité vise le groupe RTL, propriétaire de l’une des rares chaînes de télévision en Hongrie à oser encore critiquer la ligne du Fidesz.
MÉPRIS PROFOND POUR LES VALEURS DE L’UE
Mercredi, M. Navracsics s’est voulu rassurant, garantissant aux députés européens sa grande disposition à la schizophrénie : il saura faire à Bruxelles le contraire de ce que le Fidesz fait à Budapest…
Son cas individuel illustre le problème que la Hongrie pose à l’UE. Le New York Times rappelait cet été un fameux discours prononcé par M. Orban le 26 juillet. Le premier ministre y disait toute son admiration pour trois régimes autoritaires et nationalistes : ceux de la Chine, de la Russie et de la Turquie. Il les citait comme autant d’exemples à suivre. En filigrane, M. Orban, grand admirateur de Vladimir Poutine, laissait transparaître son mépris profond pour les valeurs constitutives de l’UE : attachement à l’Etat de droit, à une stricte séparation des pouvoirs et au respect scrupuleux des libertés publiques.
Au lieu de quoi, Viktor Orban mène une politique d’exaltation nationale qui l’amène à fouler aux pieds l’esprit, sinon la lettre, des règles de l’UE sur la protection des investissements européens en Hongrie et celle de l’activité des ONG étrangères. L’ensemble s’accompagnant parfois de privilèges accordés, comme par hasard, à des sociétés ou des associations à la tête desquelles se retrouvent des proches de M. Orban.
Les Etats-Unis en ont tiré les conséquences. La semaine dernière, ils ont interdit d’entrée sur leur territoire dix personnalités hongroises, dont certaines appartenant à l’entourage du premier ministre – « des personnalités de la vie publique et des membres du gouvernement », a dit l’ambassade américaine. Motif : Washington les soupçonne de corruption.
Il est tout de même paradoxal de voir que les Etats-Unis sont, en l’espèce, plus sourcilleux que l’Europe sur la défense de valeurs dont elle se targue d’être la gardienne. Cette infidélité à son credo n’est pas étrangère au discrédit dont l’Union européenne est aujourd’hui l’objet.
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L’Union Européenne parvient à un accord historique sur le climat

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Au terme de huit heures de débats, l’Union européenne a signé cette nuit un accord historique sur son plan climat, qui prévoit une réduction d’au moins 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030.
Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement se sont aussi entendus sur deux autres objectifs : porter la part des énergies renouvelables à 27 % de la consommation, et 27 % d’économies d’énergie. Le premier est contraignant, contrairement au second. La question du partage du fardeau était centrale entre les pays pauvres, principalement de l’est de l’Europe, qui dépendent encore largement des énergies fossiles comme le charbon, et les plus riches, qui s’appuient sur le nucléaire ou sont déjà bien engagés dans la transition énergétique.
Les premiers, emmenés par la Pologne, ont obtenu un « paquet de compensations » pour les aider à moderniser leur système énergétique. De leur côté, l’Espagne et le Portugal exigeaient de meilleures interconnexions avec les réseaux énergétiques européens, un sujet qui provoque des frictions depuis des années entre l’Espagne et la France.
Les Espagnols attendent des financements dans le plan d’investissements de 300 milliards d’euros que doit présenter d’ici à la fin de l’année la nouvelle Commission Juncker. Ce vendredi sera consacré à l’économie et aux moyens de doper la croissance, à quelques jours de l’entrée en fonction de la nouvelle Commission, qui en a fait sa priorité.
La discussion, entamée à 28, sera suivie d’un mini-sommet de la zone euro.

L’Europe se fixe un cap ambitieux sur le climat

LE MONDE | 24.10.2014

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Humour – Le Placide : décoration

Le placide 23/10/2014

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Neuf-quinze – Marjorie : Exhibition publique des coupables .. ?

neuf-quinze@arretsurimages.eu 24/10/2014

Margerie : le déneigeur et les pilotes

09h15 - Le coupable, le voici. En gros plan. Derrière des barreaux, de gros barreaux. L’avez-vous bien vu ? Les avez-vous bien vus, les barreaux, au premier plan ? Voulez-vous un autre angle ? Un zoom ? Un autre éclairage ? Le voici. Ivre. Il était ivre, on vous dit. 0,6 grammes d’alcool dans le sang. 0,6 grammes, ce n’est pas énorme, quand la limite française pour les conducteurs, par exemple, est fixée à 0,5 grammes. Mais c’est assez pour que nous ayons trouvé le coupable du crash (1). De toutes façons, un conducteur poutinien de déneigeuse ne peut qu’être saoul. Ne dit-on pas « saoul comme un déneigeur russe » ? Bon. On apprend qu’il « avait pu consommer quelques gouttes d’alcool », par exemple un café arrosé. Peu importe. C’est toujours trop.

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De cette exhibition publique des coupables, les enquêteurs russes sont les principaux metteurs en scène. Des coupables, il faut des coupables. Que l’accident puisse être simplement dû à un malencontreux concours de circonstances, personne ne s’en satisfera. Quatre employés de l’aéroport ont été placés en garde à vue, tandis que le directeur de l’aéroport a démissionné. De la profusion de détails sur l’enquête (l’aiguilleuse du ciel stagiaire, sa date d’embauche à la tour de contrôle, son niveau d’études, la présence de son superviseur, la sobriété ou non des personnels de la tour de contrôle), on pourrait  tirer tout simplement la conclusion que l’enquête russe est bien menée, avec énergie, on pourrait saluer la « tolérance zéro » manifestée en Russie à l’égard de l’alcoolisme. Mais non. Dans la recherche frénétique de responsables, si le déneigeur Vladimir Martynenko est présumé coupable, les enquêteurs russes semblent l’être tout autant. Que l’enquête soit trop lente, et ils seront soupçonnés de l’enterrer. Qu’elle soit trop rapide, et ils seront taxés de désigner à tout prix des boucs émissaires, après la mort d’un puissant.
En revanche, voici que les boîtes noires nous apprennent que les pilotes du jet de Christophe de Margerie, alors que le processus de décollage avait commencé depuis quatorze secondes, avaient perçu un obstacle sur la piste (2). « Ils ne l’ont pas considéré comme une menace » écrit, sans le moindre commentaire sur leur qualification, Le Figaro. Personne ne se demande si les pilotes -paix à leur âme- avaient consommé quelque substance que ce soit, qui ait entravé leur perception du risque, ou même simplement s’ils n’ont pas eu une mauvaise perception du risque.  La question ne sera pas posée. Par définition, les pilotes du jet privé du patron de Total sont insoupçonnables.
(1) http://www.arretsurimages.net/chroniques/2014-10-21/Notre-pote-Christophe-de-Total-id7153
(2) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/24/20002-20141024ARTFIG00033-mort-du-pdg-de-total-le-pilote-francais-avait-vu-le-chasse-neige.php
Daniel Schneidermann
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Budget européen : le Royaume-Uni refuse de payer une rallonge de deux milliards d’euros

France Info 24/10/2014
Bruxelles réclame plusieurs milliards d’euros supplémentaires à certains Etats membres, pour le budget 2014. Une décision qui ne passe pas du côté du Premier ministre britannique David Cameron.

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 « Je ne paierai pas cette addition le 1er décembre », a martelé le Premier ministre britannique David Cameron, vendredi 24 octobre. Au terme d’une révision technique du montant des contributions nationales, la Commission européenne réclame à plusieurs États membres des milliards d’euros supplémentaires pour boucler son budget 2014. Et la facture est salée pour la Grande-Bretagne, qui doit s’acquitter d’une rallonge pouvant aller jusqu’à 2,1 milliards d’euros.
Une décision « inadmissible »
Cette demande, révélée jeudi en marge du sommet européen, a immédiatement provoqué la colère de David Cameron. Le Premier ministre britannique juge cette rallonge demandée à la dernière minute est « inadmissible ». « C’est inacceptable pour cette organisation de travailler de cette façon », a-t-il affirmé, en indiquant qu’il avait « interrompu » le sommet vendredi matin et demandé une « réunion d’urgence » des ministres des Finances de l’UE.
David Cameron        ✔ @David_Cameron  I’m angry at the sudden presentation of a €2bn bill to the UK by the EU. It’s an appalling way to behave and I won’t be paying it on Dec 1st15:01 – 24 Oct 2014
Cette rallonge est le résultat d’un nouveau calcul des contributions nationales, adopté à la mi-octobre par la Commission, en vue du bouclage du budget européen 2014. Il prend en compte la révision des chiffres du PIB en Europe, en incluant de nouvelles activités comme le trafic de drogue et la prostitution. Le Royaume-Uni a décidé d’intégrer ces revenus « illégaux » à son PIB en septembre 2014.
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Les Indégivrables – Vatican : fidèles ?

Le Monde 24 octobre 2014

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