Twitter : Les coulisses des théâtres dévoilées

twitter.jpg logo Qui a dit que les théâtres ne twittaient pas ?
Afin de célébrer l’amour du 6e art, le réseau social américain a lancé une initiative originale mercredi, intitulée #LoveTheatre, une opération à laquelle ont participé plus de 300 théâtres dans le monde, le temps d’une journée, voire plus.
L’objectif, grâce à ce mot-clé, est de permettre au grand public de mieux comprendre l’univers du spectacle vivant et des planches, en faisant partager l’effervescence de leurs coulisses et de leurs représentations mais aussi en ouvrant un dialogue avec les professionnels.
Pour participer, il suffisait donc de suivre le mot-clé générique #LoveTheatre ou les autres thématiques, telles que #showtime pour la soirée du 19 novembre ou #AskATheatre.
En France, plusieurs théâtres ont activement joué le jeu, notamment à Paris celui de l’Odéon (@TheatreOdeon), des Bouffes du Nord (@BouffesDuNord), du Rond-Point (@Rond, PointParis) et du Point-Virgule (@AuPointVirgule).
Mais aussi à Nantes, avec Le Grand T (@LeGrandT), la Comédie de Valence (@ComedieValence), la Scène Nationale 61 (@Snat61) à Alençon, le Théâtre de Colombes (@AvantSeine)…
Le compte twitter du Château de Versailles nous invite par exemple à découvrir en photos les décors originaux du théâtre de la reine, restaurés au XIXe siècle. De son côté, le Théâtre du Châtelet a posté une vidéo  où l’on voit l’orchestre s’accorder avant la répétition de la pièce An American in Paris.
En mars, Twitter avait déjà lancé une opération analogue pour les musées européens avec le mot-clé #MuseumWeek.

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UMP – Sarkozy : L’image n’est pas bonne. Elle écorne la stature de l’ancien chef d’Etat pris en flagrant délit de flatterie électorale

A l’UMP, le chef n’est plus vraiment le chef
Il faudra attendre le 29  novembre, date de l’élection à la présidence de l’UMP, pour savoir si Nicolas Sarkozy a réellement pâti de ce qui s’est produit samedi 15  novembre lorsque, sous la pression d’une salle houleuse, l’ancien président de la République s’est prononcé pour  » l’abrogation  » de la loi Taubira sur le mariage pour tous, alors que, jusqu’à présent, il voulait simplement l’amender.
L’image n’est pas bonne. Elle écorne la stature de l’ancien chef d’Etat pris en flagrant délit de flatterie électorale et de monnayage peu glorieux avec ces mots dignes d’un marchand de tapis :  » Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça - ne – coûte pas très cher !  » La salle s’est immédiatement calmée, mais lesconcurrents de Nicolas Sarkozy lui sont tombés dessus en l’accusant, tel Bruno Le Maire, d’ » avoir cédé à une clientèle « , tandis que la gauche évoquait  » le naufrage d’un chef « .
C’est naturellement excessif, car le candidat a dit sur le mariage pour tous ce que pense la majorité des adhérents UMP, et jusqu’à présent c’est tout ce qui compte pour lui : faire le plein des voix du noyau dur sur lequel il a fondé sa stratégie de reconquête dans une improvisation sidérante.
Pour qui l’a suivi, le contraste est total avec sa campagne de 2007 où, au terme de dix années de travail acharné, le rénovateur de la droite s’était présenté devant les électeurs avec une offre politique nouvelle, un désir d’ouverture, une envie de bousculer les lignes que doublait une formidable énergie.
Boomerang
Là, l’offre est réduite à néant, car, occupé à courir pendant deux ans les conférences internationales, bousculé dans son agenda par le naufrage de l’UMP, Nicolas Sarkozy n’a pas pris le temps de réfléchir à la façon dont il allait atterrir. Il a beaucoup compté sur son statut d’ancien président et sa conviction de n’avoir jamais été vraiment battu pour créer l’onde de choc et redevenir le leader de la droite.
Mais il découvre que c’est plus compliqué que cela. Au fil de ses réunions publiques, il doit donner aux troupes qu’il continue d’électriser ce qu’elles lui demandent : du sécuritaire, de l’identitaire, du réactionnaire, de l’anti-gauche. Et lui le leur donne sans que l’on sache très bien s’il adhère à ce qu’il dit ou s’il se laisse porter par la droitisation de la droite, car rien n’a été défini à l’avance, tout est à construire au point que ce qu’il reproche tant à François Hollande finit par lui revenir comme un boomerang : serait-il lui aussi devenu le roi de la synthèse, jouant un jour les Wauquiez, le lendemain les NKM sans parvenir à dissiper le malaise qui s’est emparé de ses propres troupes ?
C’est tout le risque de cette campagne présidentielle qui démarre beaucoup trop tôt et va s’étaler sur deux ans : rien n’est ficelé, ni le projet ni les structures, puisqu’il est question de remplacer l’UMP défaillante par un nouveau parti et d’organiser dans la foulée des primaires ouvertes. Dans cette révolution copernicienne qui s’impose à la droite, seule triomphe la base, qui, au lieu de se laisser conduire, réussit à imposer ses humeurs à celui qui jusqu’à présent prétendait incarner la quintessence du chef.
22/11/2014 Par Françoise Fressoz © Le Monde
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Vladimir Poutine est déterminé à renverser l’ordre établi, quitte pour cela à user de la force …Et tout est bon, désormais, pour déstabiliser un échiquier mondial qui ne lui convient plus.

Le monde de demain selon Vladimir Poutine

De plus en plus de bateaux russes signalés à la limite des eaux internationales, de plus en plus d’avions russes dans l’espace aérien de l’OTAN – plus d’une centaine recensés par l’Alliance atlantique en  2014, soit trois fois plus que l’année précédente.
Des alertes de plus en plus vives sur la situation dans l’est de l’Ukraine, au cœur de la crise depuis des mois entre l’Est et l’Ouest, où l’on assure, désormais, se préparer à  » une guerre totale « .  » Elucubrations « , répond la diplomatie russe, qui nie tout en bloc, les survols comme les convois militaires arrivés en renfort dans le Donbass. Danger, prévient l’Occident. Vladimir Poutine est sur le pied de guerre.
Exclue du G8 en avril à Washington, après l’annexion de la Crimée, la Russie est apparue en novembre très isolée au G20, en Australie. Prétextant du sommeil en retard, son président a quitté le sommet sans participer au traditionnel déjeuner de clôture. Un geste qui ne doit pas être interprété (seulement) à l’aune d’une quelconque mauvaise humeur, mais bien comme la volonté délibérée de s’affranchir du cadre des relations internationales issues de la fin de la guerre froide. Remise en question des frontières, remise en question des institutions supranationales, remise en question des règles : Vladimir Poutine est déterminé à renverser l’ordre établi, quitte pour cela à user de la force et à appeler à la mobilisation générale, en réquisitionnant les diplomates, l’armée et les médias.
Il a ainsi lui-même posé le sujet en ces termes dans son discours prononcé à Sotchi, en octobre, devant le club de discussion Valdaï, un forum réservé au gotha russe de l’économie et à quelques experts étrangers. Un nouveau monde avec  » de nouvelles règles ou un jeu sans règle ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd’hui « , a souligné Vladimir Poutine, tout en fournissant une clé de lecture simple : ce sera avec Moscou, ou contre Moscou.  » Les changements dans l’ordre mondialet tout ce que nous voyons aujourd’hui constitue des événements de cette ampleur – ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l’échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. «  L’Ukraine en est l’exemple.  » Et je pense que ce ne sera certainement pas le dernier « , précisait le président russe.
Aux yeux du Kremlin, le monde d’aujourd’hui est dominé par les Etats-Unis, qui agiraient de  » la façon dont les nouveaux riches se comportent quand ils se retrouvent tout à coup avec une grande fortune  » – par  » grande fortune « , il faut entendre le vide laissé par la disparition de l’Union soviétique et, partant, du rapport de force. Cette situation insupporte Moscou, qui accuse son ennemi d’hier de manipulations.  » A la place d’Etats souverains et stables, ajoutait le chef de l’Etat russe, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néofascistes avoués à des islamistes radicaux, qu’il s’agisse des révolutions “de couleur” dans l’est de l’Europe, ou des soulèvements arabes. (…) Nos collègues ont essayé de contrôler plus ou moins ces processus, d’exploiter les conflits régionaux (…) en fonction de leurs intérêts, mais le génie s’est échappé de la lampe. «  Le chef du Kremlin, que l’on dit traumatisé par la fin de Kadhafi, en est persuadé : il pourrait lui-même être menacé.
 » Théorie complotiste  »
Cette théorie  » complotiste  » mise en avant n’est pas nouvelle. Vladimir Poutine en avait déjà esquissé les contours dès 2007, dans un discours sur la sécurité internationale prononcé à Munich, dans lequel il décrivait une  » guerre froide - qui – nous a laissé, pour ainsi dire, des “obus non explosés” « . Parmi ces derniers figure notamment l’élargissement de l’OTAN dans la sphère d’influence de l’ex-URSS, vécu comme une humiliation et une volonté délibérée de nuire. Mais la nouveauté réside dans le fait que la Russie est passée des paroles aux travaux pratiques en devenant elle-même actrice d’un chaos qu’elle impute à l’Occident.
Et tout est bon, désormais, pour déstabiliser un échiquier mondial qui ne lui convient plus. Annexion de la Crimée au mépris de l’indépendance de l’Ukraine, soutien aux insurgés prorusses dans l’est, stratégie de la tension dans d’autres régions (Moldavie, Transnistrie), manœuvres militaires tous azimuts, de l’Arctique au Pacifique. Sans oublier les attaques répétées contre des organisations internationales jugées sous influence occidentale.
Par l’entremise de son représentant, Anatoli Viktorov, la Russie vient de se déclarer  » préoccupée par la tendance à saisir le Conseil de sécurité de l’ONU sur les problèmes relatifs aux droits de l’homme dans tel ou tel pays « . Pour la première fois, elle a même paru vouloir remettre en question le contrôle de l’armement en renvoyant la responsabilité de la rupture aux Etats-Unis, qui  » se sont unilatéralement retirés du traité sur les missiles antibalistiques (ABM) en  2002 « .  » L’Ukraine (…) est l’un des exemples de ces sortes de conflits qui affectent l’équilibre international des puissances (…) De là émane la prochaine menace réelle de détruire le système actuel d’accords de contrôle des armements « , affirmait le président russe à Sotchi.
De ce paysage déstabilisé en profondeur, façonné  » en désordres incontrôlables « , et effrayé par les visées réelles ou supposées de Moscou,Vladimir Poutine espère tirer profit pour parvenir, selon ses mots, à  » un nouveau consensus mondial des forces responsables « . Rien n’est moins sûr.
 Isabelle Mandraud  Le Monde 22/11/2014
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Crise ukrainienne – regain de tension avec l’arrivée apparente de renforts militaires russes dans l’est du pays, au mépris des engagements pris par Moscou.

L’Occident a-t-il vraiment  » humilié  » la Russie ?
Le bellicisme de Vladimir Poutine est souvent interprété comme le résultat de la politique hostile à la Russie qu’aurait menée l’Occident depuis la chute de l’URSS. Rien n’est moins vrai
La crise ukrainienne connaît un regain de tension avec l’arrivée apparente de renforts militaires russes dans l’est du pays, au mépris des engagements pris par Moscou. Pourtant, de part et d’autre de l’Atlantique, nombre de responsables politiques, anciens ministres, commentateurs et experts, continuent de penser que les pays occidentaux sont largement responsables de ce que certains ont appelé une  » nouvelle guerre froide « . Car l’Occident n’aurait cessé, à les en croire,  » d’humilier  » la Russie depuis la chute du mur de Berlin. Cette étrange perception est une réécriture de l’Histoire.
Revenons d’abord en  1989. Il faut se souvenir qu’une fois le Mur tombé on reprocha longtemps aux pays occidentaux… une trop grande délicatesse envers Moscou. Washington s’inquiétait de l’éclatement de l’Union soviétique, et ne reconnut l’indépendance de ses ex-républiques qu’après la dissolution de l’URSS en décembre  1991.
A-t-on vraiment méprisé ou isolé la Russie depuis lors ? Celle-ci fut appelée à rejoindre le Conseil de l’Europe (1996) et le G7 (1998). George W.  Bush tenta de faire de Vladimir Poutine un véritable partenaire – jusqu’à ce que l’invasion de la Géorgie ne vienne refroidir les relations entre les deux pays. Nicolas Sarkozy, pour sa part, fit le pari – risqué – de vendre deux navires de guerre à Moscou. Barack Obama souhaita  » remettre les compteurs à zéro  » (reset), notamment à travers la conclusion d’un nouvel accord de désarmement (2009) et la facilitation de l’accession du pays à l’Organisation mondiale du commerce (2012). Mais cette politique ne déboucha que sur… l’humiliation délibérée de Washington par Moscou avec l’asile politique accordé par la Russie à Edward Snowden en  2013.
Malentendu
Plus précisément, le thème de la prétendue  » humiliation de la Russie  » recouvre trois sujets qui fâchent. Le premier est l’élargissement de l’OTAN. Il y aurait eu, dit-on, trahison d’une promesse faite à la fin de la guerre froide de ne pas élargir l’Alliance atlantique. Il s’agit là, au mieux, d’un malentendu.
Lors des négociations sur l’unification de l’Allemagne (février  1990), les ministres des affaires étrangères allemand et américain avaient signalé leur disponibilité à limiter l’avancée de l’OTAN vers l’Est, pour prendre en compte les inquiétudes soviétiques. Ce qui fut consacré dans le traité  » 4 + 2  » sur l’unification allemande (pas de forces étrangères sur l’ancien territoire de la RDA).
A l’époque, il était d’autant moins question de l’élargissement de l’OTAN que ni Moscou ni Washington n’envisageaient la dissolution du pacte de Varsovie ! Et croit-on sérieusement que, s’il y avait eu des assurances claires de la part de Bonn et de Washington quant à l’absence d’intégration future des pays de l’Est dans l’Alliance atlantique, Moscou n’aurait pas ensuite insisté pour qu’elles soient formalisées sur le papier ?
Le deuxième sujet de contentieux est la défense antimissile. Que reproche la Russie aux Etats-Unis et à l’OTAN ? De déployer en Europe des systèmes destinés à contrer une menace balistique en provenance du Moyen-Orient, sans affecter la dissuasion russe. Depuis la fin des années 1990, les pays occidentaux ont tout fait pour tenter de rassurer Moscou. D’abord en proposant une coopération bilatérale sur ce thème (qui n’a jamais débouché sur rien, la Russie voulant un droit de veto sur l’emploi des moyens américains).
Ensuite, en réduisant l’ampleur des programmes concernés : M.  Obama a renoncé au déploiement d’intercepteurs fixes en Pologne, plafonné les commandes de ces intercepteurs et annulé la phase IV du programme des intercepteurs mobiles – prétendument la plus  » menaçante  » pour Moscou. Mais rien n’y a fait. Et qu’a fait la Russie pendant ce temps ? Elle a suspendu sa participation au traité sur les forces conventionnelles en Europe, développé de nouveaux missiles offensifs à courte portée à capacité nucléaire, contrairement à ses engagements, et violé le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire. De plus, elle considère que nul ne saurait s’offusquer de son propre déploiement d’intercepteurs antimissiles dotés de têtes nucléaires autour de Moscou…
sécurité européenne
La troisième raison est la reconstruction de l’architecture de sécurité européenne. Ici encore, un rappel historique est utile. La Russie a signé avec les pays occidentaux la charte de Paris (1990) et la charte pour la sécurité européenne (1999). Elle est membre, depuis 1994, du Partenariat pour la paix et a été traitée par l’Alliance atlantique comme un partenaire privilégié : élaboration en commun de l’acte fondateur sur la coopération et la sécurité mutuelles en  1997, mise en place du Conseil conjoint OTAN-Russie en  2002…
Lorsque des pays de l’ancien pacte de Varsovie ont souhaité rejoindre l’OTAN à la fin des années 1990, cette dernière a déclaré solennellement et par écrit – là encore pour satisfaire les préoccupations russes – qu’elle ne prévoyait de déployer ni armes nucléaires, ni importantes forces de combat sur leurs territoires. Si l’Alliance atlantique avait souhaité humilier la Russie, elle s’y serait prise autrement. Vladimir Poutine, de son côté, a violé allègrement, en  2014, tous les engagements pris par Moscou dans ces textes…
En vérité, la Russie ne supporte pas que ses anciens satellites aient fait librement le choix de s’inscrire dans l’ensemble occidental. M.  Poutine rêve d’un retour à la doctrine de  » souveraineté limitée  » des années Brejnev, et voudrait avoir un droit de regard sur les décisions de l’Alliance atlantique : c’est le sens de ses propositions sur un nouveau  » traité de sécurité en Europe « . Il n’y a pas lieu de s’étonner que celles-ci – d’ailleurs assez vagues – aient été rejetées.
Comme souvent dans l’Histoire, le thème de l’humiliation est en fait le paravent du revanchisme, et un instrument de mobilisation politique au service d’une stratégie du retour aux sphères d’influence dessinées au mépris de la volonté des nations. Le maintien du dialogue avec la Russie est nécessaire, mais il doit se faire sur des bases saines. Cela passe par le rejet de cette rhétorique inappropriée.
Par Bruno Tertrais
Bruno Tertrais est politologue et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique
22/11/2014 © Le Monde
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UFC Que Choisir lance une action groupée pour un meilleur prix du gaz

Ouest-France – 21/11/2014 – Christophe Jaunet

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UFC Que Choisir réunit les abonnés au gaz pour peser sur les fournisseurs et négocier un tarif attractif. L’an dernier, 2400 foyers de Loire-Atlantique ont réalisé une économie moyenne de 165 € sur leur facture.

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La retraite à 64 ans : l’incroyable amendement voté par les sénateurs !

Capital.fr – 21/11/2014 – Nathalie Cheysson-Kaplan (avec Sandrine Chauvin)
canstock5891531Les sénateurs ont-ils perdu la tête ? La réforme des retraites de 2010 repoussant l’âge minimum de la retraite de 60 à 62 ans est à peine entrée vigueur, que le Sénat vient d’adopter un amendement repoussant l’âge minimum de la retraite de deux ans supplémentaires, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale !
Ce texte veut porter l’âge minimum de la retraite à 64 ans pour les générations nées à partir de 1960, contre 62 ans actuellement. Pour ceux nés avant cette date, le relèvement se ferait alors de manière progressive à raison de 5 mois supplémentaires par génération pour ceux nés jusqu’au 31 décembre 1958 ; 4 mois supplémentaires pour celles nées en 1959 de manière à atteindre 64 ans pour ceux nés en 1960.
retraite-garel_bloc_article_grande_imageMais cet amendement va encore plus loin, puisqu’il prévoit la mise en œuvre d’une réforme systémique à compter du 1er semestre 2017. L’idée est d’instituer un régime unique par points ou par compte notionnel (compte individuel permettant de calculer les droits à la retraite des assurés en fonction des cotisations réellement versées).
Pas de panique, toutefois. Le texte voté par les sénateurs a peu de chance d’aboutir en deuxième lecture l’Assemblée nationale… Ce qui est certain, en revanche, c’est que nos chers élus ont aussi validé le changement de mode de calcul de la contribution sociale généralisée (CSG). Au 1er janvier 2015, 460.000 retraités verront le taux de CSG réduit passer de 3,8% à 6,6% en 2015.
Cette proposition du Sénat qui n’a aucune chance de passer à l’Assemblée Nationale présage de ce qui pourrait se passer au retour de la droite…
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IPPIPP – « Pratique artistique et pratique philosophique » : l’art et la philosophie ont en commun de s’adresser tous deux à la vie de l’esprit.

Séminaire I.P.P. de Janvier : « Pratique artistique et pratique philosophique » 17 janvier – 18 janvier 2015 Argenteuil (95)
International English Winter Seminar 2015 « Practicing Philosophy »Argenteuil – France March 9th – 14th, 2014 Information below the French section
 En dépit de leurs différences apparentes, l’art et la philosophie ont en commun de s’adresser tous deux à la vie de l’esprit.  Certes la pratique d’un art relève en général d’un rapport à la matière, à travers l’utilisation d’outils ou d’instruments, mais elle implique aussi un travail sur soi, tout comme la pratique philosophique.
Durant ce séminaire, il s’agira non plus d’être en dehors de la pratique artistique, en tant que simple spectateur, mais de « s’abimer » au contact de la matérialité, comme au contact des idées esthétiques. A travers de nombreux exercices, les participants se mettront à l’œuvre de l’art et à l’œuvre de la pensée, comme acteurs, comme spectateurs, comme interprètes. Les compétences philosophiques seront mises en application dans un rapport critique à la pratique artistique.
La pratique d’un art, au même titre que la pratique philosophique, participe de la pratique du soi et d’autrui, de la connaissance de soi et d’autrui.
Il semble que dans notre quotidien nous nous exprimions constamment, plus ou moins délibérément, plus ou moins consciemment. La pratique d’un art consiste à resserrer cette expression, à la conceptualiser, à la mettre sous tension, afin de lui donner forme, la rendre visible et l’interpréter, pour qu’elle dise plus clairement ce qu’elle a à dire. Car la pratique d’un art, au même titre que la pratique philosophique, participe de la pratique du soi et d’autrui, de la connaissance de soi et d’autrui. Que puis-je faire d’un morceau matière, de couleurs, de formes ou de mon corps ? Comment me positionner face à une œuvre d’art ou tout autre objet placé devant moi ?  Autant de problématiques qui révèlent notre rapport au monde et à l’existence.
Ce séminaire, qui se déroulera à Argenteuil (Val d’Oise), s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à la pratique philosophique, comme activité de réflexion, de discussion ou d’enseignement, sur un plan professionnel ou à titre d’amateur, sans prérequis d’expérience ou d’érudition.
Ce stage peut servir d’initiation ou d’approfondissement de la pratique.
Divers praticiens présenteront leur travail au cours de ce séminaire. Toute personne ayant une expérience en ce domaine et souhaitant proposer l’animation d’un atelier est invitée à formuler une proposition en ce sens dès que possible.
Coût du stage 2 jours : 75 Euros (incluant séminaire, repas du midi et rafraîchissements). Horaire quotidien : 9h – 19h
Toute personne pour qui les frais d’inscription posent problème peut en demander la réduction ou l’exonération.
Les personnes ayant besoin d’assistance pour l’hébergement peuvent nous contacter à ce sujet.
Pour plus d’informations : i.millon@club-internet.fr  – Tél. 01 30 76 06 24
Vous trouverez vidéos d’ateliers et textes théoriques sur les sites suivants :
http://www.brenifier.com
http://www.pratiques-philosophiques.com/
INSTITUT DE PRATIQUES PHILOSOPHIQUES/ INSTITUTE OF PHILOSOPHICAL PRACTICES
Oscar Brenifier
aoscarBrenifier_200Docteur en philosophie (Paris IV-Sorbonne) , Formateur, Consultant, Auteur. Depuis plusieurs années, en France et dans de nombreux pays, il travaille sur le concept de « Pratique philosophique », tant sur le plan pratique que théorique. Il est un des principaux promoteurs de la philosophie dans la cité : cafés-philo, ateliers philosophiques avec les enfants et les adultes, ateliers et séminaires en entreprise… Il a publié de nombreux ouvrages en ce domaine, dont la collection « PhiloZenfants » (éditions Nathan), qui ont été édités dans plus de trente  langues. Il est également l’un des auteurs du rapport de l’UNESCO « La philosophie, une École de la liberté ».
La pratique philosophique par Jérôme Lecoq (Eyrolles, 190 pages)
 Héritée de la tradition antique, fondée par Socrate et réactualisée par Oscar Brenifier, la pratique philosophique constitue une méthode émergente de développement personnel, pratiquée tant en entreprise qu’auprès de particuliers.
Dans cet ouvrage Jérôme Lecoq* vous en présente l’histoire, les fondements et les usages. Vous trouverez de nombreux exemples commentés d’ateliers de groupes et de consultations individuelles, ainsi que d’exercices à faire soi-même.
 Table des matières
1 – Les fondements 2 – La philosophie au quotidien 3- Socrate, le précurseur 4 -Comment la philosophie a oublié le sujet 5- La méthode 6- Penser, une activité qui s’apprend 7-Les compétences transversales 8- Différences avec la psychologie 9-Les applications 10-,L’atelier de questionnement mutuel 11- La consultation individuelle 12- À votre tour !
 L’ouvrage est en vente pour 10 EUR – sur le site d’Eyrolles : La pratique philosophique
 Jérôme Lecoq – DIALOGON – Philosophe-praticien Mail : jlecoq@dialogon.fr / www.dialogon.fr
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Contrôlons le gouvernement plutôt que les chômeurs

l age de fairelogo-1
logo_economistes_atterres1-250x169 L’âge de faire 01/11/ 2014 Par Sabina Issehnane, économiste atterrée.
Après avoir entendu les déclarations de François Rebsamen, ministre du Travail, sur la nécessité de contrôler les chômeurs, le rapport sur l’expérimentation dédiée au contrôle des demandeurs d’emploi vient d’être rendu public.
Ce rapport, qui n’a aucune vocation scientifique, montre des résultats qui ne peuvent être utilisés qu’avec prudence, comme l’affirme aujourd’hui le directeur de Pôle emploi. Pourtant, pendant près d’une semaine, a résonné sur toutes les ondes un résultat erroné, selon lequel un chômeur sur cinq ne recherchait pas un emploi.
Rappelons que, depuis début 2014, Pôle emploi a mis en place une nouvelle offre de service qui distingue trois types d’accompagnement, selon les besoins du demandeur d’emploi : « renforcé », « guidé », « suivi ». Un conseiller suit ainsi en moyenne 181 demandeurs d’emploi en portefeuille « suivi », 108 demandeurs d’emploi pour un portefeuille « guidé », et 56 demandeurs d’emploi pour l’accompagnement « renforcé ». Derrière ces moyennes, se cachent d’importantes disparités, notamment territoriales : un conseiller peut être amené à suivre plus de 400 personnes.
Pôle emploi déclare que le contrôle pour insuffisance de recherche d’emploi, lors des entretiens de suivi, a conduit à environ 1 175 chômeurs radiés par mois, en 2013. Pourquoi vouloir créer, dans ces conditions, des équipes dédiées au contrôle de la recherche d’emploi ? L’expérimentation a été mise en œuvre dans neuf agences de trois régions différentes. Cette étude conclut que 8 à 35 % des demandeurs d’emploi contrôlés ont été radiés, soit une moyenne de 17 % sur les 6 572 demandeurs d’emploi contrôlés.
L’expérimentation comporte cependant plusieurs biais. D’abord, les résultats sont fortement dépendants des modèles de ciblage retenus afin d’effectuer les contrôles, selon que ces derniers s’appuient davantage sur des requêtes ciblées à partir de la situation du demandeur d’emploi, que sur des requêtes aléatoires. En outre, il faut noter que les radiations ont été pour l’essentiel d’une durée de 15 jours et le taux de réinscription après radiation a été de 61 à 71 %. Seuls les chômeurs avec plus de 4 mois d’ancienneté ont été contrôlés. Les chômeurs sanctionnés sont ainsi, en majorité, des chômeurs de longue durée, et sont moins souvent indemnisés. Nous sommes donc loin d’une armée de chômeurs vivant sur leur allocation sans rechercher un emploi.
Rappelons juste que moins de la moitié des demandeurs d’emploi sont indemnisés au titre du chômage (hors allocation formation), et que les bénéficiaires de l’assurance chômage perçoivent 1 055 euros par mois en moyenne. Au lieu de remettre la responsabilité du chômage sur les chômeurs eux-mêmes, le gouvernement devrait se préoccuper davantage de sa politique économique et sociale.
 Campagne pour que vive « L’âge de faire » ! abonnement
Un grand merci à tous ceux qui relaient notre campagne d’abos ! En déficit depuis 3 ans, nous avions besoin, au lancement de cette campagne, de 2 500 abonnés supplémentaires pour pérenniser le journal. La campagne lancée début octobre est bien partie, nous sommes en passe de réussir ensemble notre pari. Pour savoir comment (continuer à) nous aider, rendez-vous sur notre blog dédié.

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Papier de verre : rallumons les lumières.

« Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?« 
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Fêtons les 320 ans de Voltaire, rallumons les lumières.

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Ebola – En Guinée, guéris, mais damnés : Guérir ne suffit plus ? Comment vaincre les réticences des villageois hostiles

Le Monde.fr | 20.11.2014 à 11h00 |
Jean Segbé Bavogui, 41 ans est tailleur à Banizé, un quartier un peu éloigné du centre de Macenta, grosse ville de 44 000 habitants au cœur de la Guinée forestière. Il y a quelques mois les femmes se pressaient dans son échoppe. On faisait la queue pour choisir parmi ses étoffes. Désormais, le petit atelier est vide.
Jean n’a reçu ni cliente ni commande depuis plus d’un mois. A la porte de sa maison, le puits qui permettait à ses voisins de se ravitailler en eau a été déserté. Jean Segbé est un miraculé d’Ebola. Et un damné.
L’homme a été infecté au contact de sa femme Jeanne. Il est tombé malade le 28 septembre, alors que son épouse venait tout juste de sortir guérie de l’hôpital. Le virus de la fièvre hémorragique se transmet par les fluides corporels, sang, salive, sperme, sueur. Dès les premiers symptômes, il s’est précipité au centre de traitement de Guéckédou, géré par Médecins sans frontières (MSF). Avant de plonger dans l’enfer de la maladie, vomissement, diarrhées, fièvre, saignements. « J’ai cru que j’allais mourir. Trois de mes voisins de lit ont été emportés. J’ai voulu appeler mon frère à qui j’avais confié mes enfants pour lui dire au revoir », raconte l’homme, dans son atelier désert.

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Fanta Cherif, 25 ans, fait partie des premières personnes qui ont été soignées au centre de traitement du virus Ebola de l’hôpital Donka, à Conakry. Elle est la vice présidente de l’association des personnes infectées et guéries d’Ebola en Guinée. Ses études sont compromises car elle est tombée malades lors des évaluations qu’elle n’a pas pu repasser. Son oncle et ses femmes pensaient que c’était incurable, ils ne comprenaient pas qu’elle soit sortie. Elle mangeait seule, buvais seule, les enfants ne l’approchaient pas. Elle vit à Conakry.​ Prise de vue : octobre 2014 | Livia Saavedra
Mais le tailleur de Banizé fait partie des chanceux. Les taux de létalité de l’épidémie varient de 50 % à plus de 80 % et, selon le ministère de la santé guinéen, sur 1 971 cas enregistrés depuis le début de l’épidémie en mars, 1 192 malades sont morts. Le 5 octobre, les médecins ont déclaré Jean « sain » et lui ont délivré un certificat de guérison, synonyme, selon les épidémiologistes, d’immunité contre le virus.
C’est muni de cette feuille de papier appelée « certificat de décharge », qui précise la date de sortie autorisée, qu’il regagne le quartier Banizé. A son arrivée, Jean retrouve sa femme, mais ses voisins ont préféré quitter leur maison. Les habitants le saluent de loin lorsqu’ils ne se détournent pas. Avec Jeanne, le tailleur travaille désormais à la crèche du centre de traitement qui recueille les enfants de parents malades. Comme lui, une poignée de miraculés participe auprès des humanitaires à la lutte contre Ebola.
Guérir ne suffit plus
Chaque jour, le docteur Abdul Fadiya croise des survivants. « Même avec le certificat, je vois des mamans, guéries, obligées de partir avec leurs enfants, expulsées par leur propre mari qui s’ils ont une autre femme et d’autres enfants ne veulent pas prendre de risque », raconte ce responsable de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance.
Dans la région, d’où l’épidémie est partie en mars 2014, le taux d’analphabétisme frôle les 80 %. Et depuis des mois, on raconte dans les villages qu’on ne ressort jamais vivant des centres de traitement. Les autorités accusent les chefs des communautés de colporter dans les villages les pires rumeurs sur la maladie. « Si on leur dit que le charbon est blanc, ils disent qu’il est blanc, si on leur dit attaquez, ils attaquent, alors quand une personne malade revient, si le chef du village ne l’aide pas, elle n’a plus sa place », témoigne Sékou, un enseignant, lui-même malade guéri.
Et ce n’est pas l’état du rescapé qui peut restaurer la confiance. Dans la grande majorité des cas, c’est affaibli, diminué, amaigri, l’air souffrant, gardant le lit que le guéri revient chez lui. « A Balisia, un enfant de 13 ans, guéri, était resté extrêmement faible. Même sa mère doutait de sa guérison, explique le pasteur Jérémy Boré, qui sillonne les pistes de la préfecture de Macenta sur sa moto. Je lui ai dit que la fatigue était normale et qu’il fallait lui donner à manger des fruits, bien le nourrir. » Après quelques jours de soins et d’attention, le jeune garçon a pu retourner jouer au football avec ses amis.
Guérir les malades ne suffit plus. Les ONG, débordées par l’urgence des soins, ont dû apprendre à gérer le retour des patients guéris. L’Unicef, MSF ou la Croix-Rouge dégagent désormais des moyens à cette mission. Le Programme alimentaire mondial (PAM) distribue des vivres (riz, huile d’arachide, sel et lentilles) aux ménages dans les villages qui ont connu au moins cinq cas Ebola. Des kits de nutrition sont mis à disposition par l’Unicef.
Vaincre les réticences des villageois hostiles
Le centre de traitement de Guéckédou prend désormais en charge chambre d’hôtel et repas pour les guéris à leur sortie. Il a fallu aussi sensibiliser les chauffeurs de bus de la gare routière pour éviter que les survivants ne soient refoulés des transports en commun. « Mais dans les taxis-brousse, les autres voyageurs refusent de cohabiter avec un malade guéri, il faut donc que celui-ci paye seul la course : trop cher, raconte Pascal Piguet, responsable terrain MSF à Guéckédou. Les malades trop fatigués sont emmenés dans une voiture banalisée, plus discrète, jusqu’au car. »
Jeudi 20 novembre, c’est une véritable expédition que doit mener l’OMS pour ramener un jeune jusqu’à son village, non loin de Kissidougou, à plus de deux heures de route. Au préalable, il faudra vaincre les réticences des villageois hostiles. Ce travail de sensibilisation, patient, est mené par des délégations, sous l’égide de l’Association des animateurs de communautés de Guinée, réunissant des leaders d’opinion, autorités locales, imams, pasteurs, accompagnés de malades guéris venant témoigner.
Depuis quelques jours, la question du retour des guéris a pris un tour encore plus dramatique. Une femme, sortie « saine » du centre de Guéckédou, a été ramenée dans son village à Djomba Koïdou. Mais quelques jours plus tard, de nouveaux symptômes sont apparus : une grande fatigue, aisément explicable, et des saignements importants au niveau des gencives. Les villageois ont aussitôt suspecté la maladie. La Croix-Rouge guinéenne est venue la chercher. Après les tests, la femme a été identifiée de nouveau comme porteuse du virus Ebola. Elle est décédée dimanche 16 novembre. En visite dans le village ce même jour, les ONG ont dû partir précipitamment de peur que la population, furieuse, ne les retienne en otage.
Première rechute suspectée
Le cas de cette patiente, première rechute suspectée, inquiète les autorités. Jusque-là, la communauté scientifique a toujours affirmé qu’un malade guéri était immunisé contre le virus et non contagieux. « C’est un cas exceptionnel et on doit reprendre tout le dossier clinique de la malade, déclare Saverio Bellizzi, médecin épidémiologiste de MSF à Macenta. La localisation du virus peut-être exceptionnelle, par exemple dans une zone comme le cerveau, plus protégé des anticorps. » On sait que le virus est présent plus longtemps par exemple dans les testicules et que le sperme reste infecté durant deux à trois mois après la guérison. Une erreur de manipulation durant un des tests pourrait aussi expliquer le cas. Mais le laboratoire qui a réalisé les analyses à Guéckédou élimine cette éventualité.
« C’est la première fois que nous disposons d’une cohorte importante de guéris d’Ebola et, surtout, qui reste confrontée à une épidémie toujours active : nous avons beaucoup à apprendre, explique le professeur Jean-François Delfraissy, immunologiste et coordinateur interministériel de la lutte contre Ebola. Nous allons pouvoir étudier quand et comment les anticorps apparaissent et agissent. Les guéris ne sont pas une population homogène. Cette femme a-t-elle succombé à la première infection, à une deuxième après son retour ? »
La nouvelle, restée confidentielle, pourrait faire l’effet d’une bombe et compliquer le travail de sensibilisation, rendant le retour des guéris plus difficile encore. En attendant les résultats de l’enquête en cours, la règle reste la même : dans 99,99 % des cas, le guéri n’est pas infectieux et est immunisé contre le virus, affirment d’une même voix les responsables de la lutte contre Ebola.
Rémi Barroux (Macenta et Guéckédou (Guinée), envoyé spécial) Journaliste au Monde
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Economie – Particuliers employeurs : les députés favorables à une large déduction forfaitaire

Libération 20/11/2014

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Les députés se sont montrés favorables jeudi en commission à une exonération générale de 1,50 euro de l’heure sur les cotisations sociales payées par les particuliers employeurs.
Les membres de la commission des Affaires sociales, qui examinaient en nouvelle lecture le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015, veulent ainsi maintenir le choix fait par le Sénat le 12 novembre de doubler cette exonération, de 0,75 euro à 1,50 euro de l’heure.
En première lecture, les députés, à la demande du gouvernement, avaient limité ce doublement aux gardes d’enfants âgés de 6 à 14 ans, déclarés selon une procédure spécifique, et dans la limite de 40 heures par mois.
L’article en question du projet de budget sera examiné à partir de lundi dans l’hémicycle. Le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert avait déclaré devant le Sénat souhaiter «s’en tenir au ciblage retenu par l’Assemblée nationale», une position qui ne devrait pas changer.
L’UMP a dit en commission espérer que la disposition large sur les particuliers employant des salariés à domicile serait maintenue «malgré la pression du gouvernement». La présidente de la commission, Catherine Lemorton (PS), a assuré de sa «vigilance» et de sa détermination à «trouver les arguments pour convaincre» le gouvernement.
Pour le reste, les députés se sont prononcés en commission pour un retour à leur version du projet de loi, notamment en rétablissant la modulation des allocations familiales que les sénateurs ont supprimée.
Au stade de la commission cependant, la question de la hausse des taxes sur les cigares et les cigarillos n’a pas été évoquée. Cette disposition avait été introduite par les députés et balayée par les sénateurs.
Les députés n’ont pas reproposé non plus d’étendre à toutes les entreprises des cotisations sociales sur les dividendes, une disposition supprimée au Sénat à la demande du gouvernement.
AFP
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Scène tristement banale… : 4 jeunes Noirs refoulés d’un Décathlon, racontée par l’avocate Marie-Anne Soubré

L’ Obs  19-11-2014 Par Marie-Anne Soubré-M’Barki Avocate
J’ai assisté à cette scène tristement banale
LE PLUS. Le week-end dernier, alors qu’elle faisait des courses dans Paris, l’avocate Marie-Anne Soubré a assisté à une scène qui l’a choquée. Elle l’a relatée dans les grandes lignes sur Twitter. Après avoir obtenu des explications complémentaires, elle revient pour Le Plus sur cette histoire.

FRANCE: enseigne et logo

Samedi 15 novembre 2014, je quitte avec ma famille le magasin Décathlon Wagram, à Paris, lorsque je vois une jeune femme en colère interpeller les vigiles en disant que ce qu’ils font est scandaleux.
 L’indignation de cette personne élégante est telle que nous nous arrêtons et elle nous explique que les vigiles ont refusé l’entrée à quatre jeunes qui se tiennent sagement devant l’entrée du magasin.
 Qui est ce « ils » dont parle le vigile ? 
 Quatre gamins, ni grands, ni costauds, ni sweat capuche, ni bobos, des adolescents ordinaires et tranquilles face à l’agitation du vigile qui crie « qu’ils savent pourquoi il les refuse » et de la dame qui demande des explications.
 Bien sûr, si ces jeunes ont déjà créé des ennuis dans le magasin, le refus pourrait avoir l’air justifié… et encore… J’interroge alors le vigile et les adolescents mais ceux-ci soutiennent calmement n’être jamais venus dans ce magasin alors que le vigile dit que « des fois ils viennent à 10 ou 15 et ce n’est plus possible ».
 On a du mal à comprendre qui est ce « ils » dont parle le vigile et s’il a déjà vu ou pas les quatre ados devant nous. En réalité il s’avérera très vite que le vigile ne connaît pas ces adolescents, ce qu’il confirmera au responsable du magasin venu nous rejoindre.
 Mon fils et ses copains n’auraient jamais été refoulés 
Alors l’évidence du refus m’a sauté aux yeux et j’ai dit au vigile : « Vous avez refusé l’entrée à ces gamins parce qu’ils sont noirs ».  Fureur du vigile qui m’a alors dit, très énervé : « Et moi, de quelle couleur je suis ? »
 Et alors Monsieur l’agent de sécurité, en quoi être noir vous empêcherait de commettre le délit de discrimination tel que prévu et réprimé par l’article 225-2 du Code Pénal, plus communément appelé délit de faciès ?
 Existe-t-il une politique de « prévention des risques » dans ce magasin consistant à refuser l’entrée à certains jeunes identifiés par leur apparence comme des voleurs potentiels ?  Dois-je déduire de ce dont j’ai été témoin que le profil type du client devant être refoulé au Décathlon Wagram est un ado noir dans un groupe de trois ou quatre personnes ?
 Mon fils de 15 ans, en apparence plus aisé que ces jeunes et nettement plus blanc aurait-il été refoulé de la même façon s’il était venu avec trois de ses copains ? La réponse est bien évidemment non, jamais mon fils ne se serait fait refouler comme ces gamins l’ont été.
 Au final et malgré les protestations de cette citoyenne courageuse, de ma famille et de nombreux passants indignés, les ados ne sont pas entrés dans le magasin et ont préféré partir.
 Une scène tristement banale pour de nombreux jeunes Français
Grâce à l’amical et très efficace relais de mon confrère Maître Eolas et de très nombreux autres que je remercie, j’ai interpellé Décathlon France via Twitter.
Xavier Rivoire, directeur de communication externe de Décathlon France, m’a assuré de la volonté de son groupe de lutter contre toute discrimination. Il m’a confirmé que le vigile s’était trompé de jeunes mais indique que ce magasin ayant été victime le 1er novembre de lourds incidents commis par une bande de 14 jeunes, les agents sont depuis très vigilants.
 Donc acte, les ados de samedi auraient été victimes d’un agent de sécurité rendu nerveux par des incidents commis quelques jours auparavant par d’autres jeunes ayant juste les mêmes caractéristiques physiques, d’autres ados noirs tout simplement.
 Reste cependant en moi le goût amer d’avoir assisté à une scène hélas tristement banale et quotidienne pour de nombreux jeunes en France.
Édité et parrainé par Hélène Decommer
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Etats-Unis – Obama lance une réforme de l’immigration

Le président des Etats-Unis a levé par décret la menace d’expulsion qui pèse sur 4,7 millions d’étrangers en situation irrégulière, une mesure présentée comme temporaire et qui concerne les personnes présentes depuis plus de cinq ans sur le sol américain.
Cette initiative a suscité un tollé dans les rangs républicains avant même que les détails soient connus.

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Lors d’un discours à la Maison Blanche, le président a rejeté les accusations des républicains disant que cette manière de passer outre au Congrès équivalait à une amnistie pour les immigrants irréguliers. Il a exhorté les républicains, qui contrôleront à partir de janvier les deux chambres du Congrès, à voter la réforme de l’immigration bloquée depuis l’an dernier par la Chambre des représentants. « Aujourd’hui, notre système d’immigration est cassé, tout le monde le sait. Cela fait des décennies que cela dure et, depuis tout ce temps, nous n’avons pas fait grand-chose pour remédier à la situation », a dit le président.
Dans son discours, Barack Obama a estimé que « laisser un système cassé en l’état » reviendrait à l’amnistie décriée par ses adversaires, ajoutant qu’« essayer d’expulser l’ensemble des 11 millions de personnes vivant de manière irrégulière aux Etats-Unis n’était pas réaliste ».
La réaction des républicains ne s’est pas fait attendre, ces derniers affirmant que Barack Obama avait abusé de ses pouvoirs constitutionnels un an après avoir dit qu’il ne détenait pas l’autorité pour agir seul. Le Congrès fera le nécessaire pour invalider ce décret, a averti jeudi Mitch McConnell, président d’un Sénat où les républicains seront bientôt majoritaires, estimant que le projet excédait les prérogatives présidentielles.
Le Monde 21/11/2014
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Coupe Davis : l’évasion fiscale gagne 6-0

France Info – 21/11/2014 – le 9h/12h de Céline Baÿt-Darcourt
Cette finale de coupe Davis fait l’objet de vives critiques. Les altermondialistes d’Attac (voir le site d’Attac France), par exemple, qui estiment qu’il s’agit plutôt d’un match Suisse / Suisse puisque tous les joueurs français s’entrainent et jouent là-bas. Le porte-parole d’Attac, Thomas Coutrot dit même que le grand gagnant de la rencontre, ce sera l’évasion fiscale !
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Avant même le début du match, la Suisse a déjà gagné. Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon sont en effet tous les cinq des heureux résidents de ce pays.
« Les cinq joueurs de l’équipe de France, sont tous, tous les cinq, résidents suisses. Ce dont donc des exilés fiscaux qui vont porter le drapeau français lors de cette finale. Quel sens ça a de représenter son pays lors d’une finale de coupe Davis quand on a choisi de ne pas contribuer à l’effort collectif de la nation pour financer les dépenses publiques, les écoles, la santé, etc. Il y a vraiment une incohérence dans la prétention à représenter son pays sans vouloir contribuer à son budget.
La banque BNP Paribas, donc, qui est spécialisée dans le sponsoring du tennis expose en ce moment la coupe Davis, le fameux saladier d’argent. Or, BNP Paribas est pointée par les ONG comme le recordman du monde de l’évasion fiscale avec 170 filiales implantées dans les paradis fiscaux… »

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© France 3 On peut se prendre en photo à côté du Saladier d’argent.
imagesYCFJD7HY(AgoraVox – mai 2013)  Sur les 18 joueurs « français » engagés cette année à Roland Gravos, 8 d’entre eux ont élus domicile en Suisse, pays du fromage et des vaches à cloche… Je veux bien croire que ces cavaleurs de derrière la petite balle jaune ont besoin d’air pur, de bon lait pour que le calcium fasse de bons gros nonosses et de belles dents bien blanches ; Mais tout de même… Mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? Ces tennismen – women et autres bipèdes sudoripares ahanants. Ces petits mectons ont presque tous moins de 30 ans, ont profités du cadre sport/ études, souvent entrainés par des hommes détachés de l’administration, formés et couvés durant leur adolescence par la FFT, et le ministère des sports…
Que fait BNP Paribas dans ces paradis fiscaux ? (Attac France)
Elle organise l’évasion fiscale pour elle-même et ses clients. La preuve ? Un éditorial daté du 21 février 2014 sur le site de la banque, intitulé « Patrimoine intelligent », proclame : « une fiscalité forte est installée durablement en France […] Rien d’inéluctable, impôt sur le revenu, sur les plus-values, sur la transmission, tous les sujets peuvent être optimisés […] Pourquoi ne pas créer une société à géométrie variable […] ? ».

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Aux accusations d’Attac, BNP Paribas a répondu qu’elle voulait « servir ses clients partout dans le monde » et disposait « d’un vaste dispositif de lutte contre la fraude et le blanchiment des capitaux ».  Combien de temps cette mascarade va-t-elle encore durer ? Et pourquoi les millionnaires et milliardaires français ne sont-ils pas imposés en France, indépendamment de leur lieu de résidence, comme les États-Unis le font pour leurs nationaux ?
Attac poursuivra ses actions citoyennes dans le cadre de la campagne « Les Requins » pour imposer à BNP Paribas de fermer ses filiales dans les paradis fiscaux, à commencer par celles des Îles Caimans, véritable trou noir de l’économie mondiale.
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L’inflation des dépenses des élections présidentielles françaises

20 minutes.fr – 20/11/2014 – Anne-Laëtitia Béraud
Illustration des élections, du vote, avec une urnes et des bulletins.
L’organisation de la présidentielle et des législatives de 2012 a coûté 604 millions d’euros, selon un rapport du ministère de l’Intérieur cité par Le Parisien ce jeudi. Pourfendeur du gaspillage de l’argent public, le député apparenté PS René Dosière a écrit en 2012 L’argent de l’Etat. Il retrace notamment les dépenses de l’Etat liées aux différentes élections présidentielles. L’élu s’appuie sur des données du ministère de l’Intérieur et des rapports parlementaires.
>> Lire l’interview de ce député à propos des 604 millions d’euros dépensés pour les élections de 2012
Le coût de l’élection présidentielle, organisée par l’Etat, est ainsi estimé à environ 228 millions d’euros en 2012. C’est 17,2 millions de plus qu’en 2007, et 27,6 millions de plus qu’en 2002, malgré un nombre record de candidats sous la cinquième République (16). Avec 20 Minutes, découvrez les principaux chiffres de cette élection si particulière en France.
De 1995 à 2012, l’envolée des coûts d’organisation, pour l’État, des présidentielles (Coût en millions d’euros)
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Le coût en euro, par électeur inscrit, des élections présidentielles
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Les trois premiers postes de dépenses de la présidentielle 2012
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L’augmentation des dépenses de campagne des candidats aux différentes présidentielles

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