De la Papouasie à Mexico : Les terriens se mobilisent pour le climat

Hier, 2 700 "marches des peuples pour le climat" étaient organisées dans 150 pays à travers le le monde, rapporte Al-Jazzera.
Leur objectif  était de créer le plus grand rassemblement pour le climat de l’histoire afin de protester contre l’inaction des gouvernements alors que le changement climatique affecterait 650 millions de personnes, aurait fait 12 000 morts, et coûté des trillions d’euros ces cinq dernières années, explique The Independant, qui se fait le porte-voix des activistes.

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De la Papouasie à Mexico, des centaines de milliers de personnes ont défilé. La marche de New York a été minutieusement préparée par une armée de bénévoles, qui ont voulu en faire un spectacle géant, raconte le New York Times.
Avec le slogan "Pour tout changer, on a besoin de tout le monde", les organisateurs ont travaillé avec ardeur pendant six mois, pour que les 300 000 protestataires attendus puissent exprimer leur frustration pacifiquement hier, contre la passivité des dirigeants mondiaux, dont plusieurs rencontreront Ban Ki-moon dans quarante-huit heures lors d’un sommet extraordinaire.
"Ces personnes vont venir et ils vont faire exactement ce qu’ils font toujours : quelques discours, et partir sans avoir rien fait" a tonné le leader et inspirateur de la marche, Bill Mc Kibben dans le New Yorker, qui espère bien un "sursaut" mondial.

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A Londres, ils ont été des dizaines de milliers à protester, lors d’une marche dont le parcours était retracé en direct par The Guardian. Des milliers de personnes ont aussi défilé à "Sydney, Melbourne, en Inde, en Turquie et en Belgique", selon le Daily Mail, maintenant la pression sur la conférence de l’Organisation des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendra à Paris en 2015.

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Le Monde 22/09/2014aclimat terre_pollu

 

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Journées du patrimoine : 12 millions

C’est le nombre de visiteurs qui ont profité du week-end pour participer aux journées du patrimoine, selon le ministère de la culture.
Entre l’Elysée, la prison de la Santé ou les îles Sanguinaires, en Corse, cette 31e édition mettait à l’honneur patrimoine culturel et patrimoine naturel. 7 500 sites naturels au total étaient mis à l’honneur parmi les 17 000 lieux ouverts au public.

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Sarkozy : un retour très commenté par la presse étrangère – Non, il n’a pas changé : "Un tigre peut-il devenir végétarien ?"

Alors, il était comment, Nicolas Sarkozy, sur France 2 ? Parmi les 8,5 millions de téléspectateurs, ce lundi 21 septembre, il y avait les correspondants de la presse étrangère. Tous présents pour commenter la résurrection d’un animal médiatique, même si tous ne sont pas convaincus. Tour d’horizon.
22.09.2014 – Par nos partenaires de la RTBF video Durée : 1’52
Avec nos partenaires du journal suisse, Le Temps
Signe que "le retour du boxeur", comme l’écrit Le Parisien aujourd’hui en France, est un événement qui dépasse largement le cadre hexagonal, la presse internationale a fait veiller tard ses correspondants pour commenter le 3e acte du retour en politique de l’ancien président français, après un message sur sa page Facebook vendredi et une interview au Journal du Dimanche hier aussi.
"Sa fausse retraite a pris fin. Avec Sarkozy, le spectacle reprend. Le voilà, à nouveau au combat, déterminé, enthousiaste. Au chevet d’une France à qui il veut rendre de l’espoir, la force. Il y a du travail. Il a l’énergie, l’envie. Est-ce suffisant ? Non" écrit La Libre Belgique, qui consacre son éditorial au bouillant Français. Car il est "volontaire, mais fuyant". Ne se mouillant pas sur le mariage homosexuel par exemple.

Faut-il s’attacher au fond, à la forme ? Les journalistes sont partagés. Sur le fond, c’est son engagement à combattre l’extrême-droite qui est majoritairement retenu, comme par l’espagnol El Païs espagnol: "L’ancien président rejette la voie de ‘l’humiliation et l’isolement’ dans lequel la France finirait si Marine Le Pen arrivait au pouvoir".

"Sarkozy s’engage à reconquérir les électeurs de l’extrême droite un par un, écrit aussi le Financial Times, et à former un nouveau mouvement politique capable de sortir le pays de son malaise." Car "il voit dans la France une menace pour l’Europe", titre Die Welt qui insiste sur l’image "la plus sombre" que l’ancien président a de la France. "Un Sarkozy supposé plus doux et plus gentil s’est embarqué pour une ‘longue marche’ pour regagner l’affection du public", écrit The Times. "Sarkozy a ses défauts, mais il a quand même la vision dont la France a besoin," estime le quotidien conservateur londonien.
Non, il n’a pas changé. "Un tigre peut-il devenir végétarien ?", se demande d’ailleurs le TagesAnzeiger, qui dans un long article étudie les chances de revenir de l’ancien président. Elles sont bonnes dans son parti, dont il va probablement reprendre la tête car ses alliés se déchirent depuis deux ans. Mais le journal doute de sa capacité à réconcilier les Français, même si lui "pense qu’il n’y a pas d’alternative à lui, car la France est une monarchie républicaine […] avec des personnages machos qu’on aime inconditionnellement".

Pourrait-il vraiment revenir ? La presse internationale se pose beaucoup de questions sur les affaires, cette série de huit procédures judiciaires dans lesquelles est impliqué à des titres variés Nicolas Sarkozy.

Le Tagesanzeiger, toujours lui, revient plus particulièrement sur les dangereuses liaisons libyennes de l’ancien président, sur l’accusation de corruption active auprès de magistrats, ou sur l’affaire Tapie.
Et la Frankfurter Allgemeine Zeitung a eu l’excellente idée d’étudier le langage corporel de l’ancien président pendant les questions relatives à ces enquêtes en cours. "C’est toujours étonnant de voir comment un retour anticipé en politique peut gâcher des carrières… On a assisté à une danse sauvage assise, écrit le journaliste, à la radio vous seriez alarmé par sa voix profonde, calme, honnête. A la télévision c’est autre chose. Le langage de son corps prend le dessus".
Et d’analyser les mouvements de son buste, le déplacement sur sa chaise, le regard qui tourne, les muscles du visage qui se tendent – "comme une parodie de Louis de Funes. On entend que tous les citoyens devraient s’inquiéter d’une justice devenue folle, mais on voit l’effroi physique d’un ancien président qui désire se battre ou fuir. Il dit que la patrie des droits de l’homme ne devrait pas tolérer ces pratiques, mais la révolte de ses muscles trahit son désespoir".

Mazette. Nicolas Sarkozy devra se réconforter en allant sur les réseaux sociaux. Où les commentaires sur son retour (premier sujet discuté sur Twitter aujourd’hui) sont nettement plus partagés que dans la presse…

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"C’est son arrogance qui a coûté à l’ancien président Nicolas Sarkozy l’élection de 2012" (Capture d’écran sur le site de TownhillFinance)
Mais pas facile de ne pas guetter le comportement, les attitudes de l’ex-président qui accompagnaient son discours. "Monsieur blingbling fait son retour sous les feux de la rampe," écrivait la semaine dernière déjà le Spiegel. Alors ? "Les électeurs ont vu dimanche soir un Sarkozy plus sobre et plus réfléchi," reprend le FT, qui cite à l’appui cet aveu de l’ancien président : "J’avais un problème pour déléguer". Mais Sarkozy le combattif était présent aussi, lorsqu’"il serre les poings et accuse en pointant l’index". "Il n’a jamais eu de vrai projet pour la France. Il dit travailler à un nouveau projet. Mais aurait-on pu imaginer Margaret Thatcher revenir en promettant de tout faire autrement ?" attaque sévèrement Gaspard Koenig, responsable de Generation libre, un "think tank" parisien libéral à qui le FT a prêté ses colonnes…

"Sarkozy le retour, II", écrit le Guardian. […] Si les téléspectateurs s’étaient attendus à voir un Sarkozy changé, plus sage et moins dans la confrontation, ils ont été déçus", écrit le quotidien de centre gauche, qui raconte comment deux fois "Super Sarko" a demandé à son interrogateur s’il lui prêtait "deux neurones dans le cerveau." "Il insiste pour dire qu’il a perdu ‘de peu’. Manifestement il confirme que s’il est élu à la tête de l’UMP, cela lui servira de tremplin pour l’élection de 2017, écrit encore le journal britannique.

Et en disant qu’il aurait besoin de ses anciens premiers ministres dans le futur, il a donné l’impression que son accession à la tête du parti était déjà un "fait accompli" (en français dans le texte). "A en juger par ses considérations il est toujours aussi arrogant, voire encore plus", commente le site financier en ligne TownhillFinance, qui qualifie l’ancien président de «sauveur de la France autodésigné».
"Communicator"
22.09.2014 – Durée : 4’28 Interview de Mohamed KaciInvité sur le plateau du 64′ de TV5MONDE, Florian Silnicki est expert en stratégie de communication. Dans une tribune publiée ce matin dans la presse française, il surnomme Nicolas Sarkozy "Communicator". Pourquoi ?
 TV5Monde 22/09/2014 L’œil de la rédaction
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Enquête – Plongée dans l’univers sordide des élevages en batterie de poules pondeuses

 " Le long d’une allée plongée dans la pénombre, c’est une succession de cages, sur plusieurs niveaux et à perte de vue. A l’intérieur des enclos grillagés, des poules, souvent déplumées, se bousculent dans des espaces exigus, qui surplombent de quelques centimètres seulement des amas de fientes.
Mais le pire, ce sont peut-être ces cadavres en décomposition qui gisent au milieu des autres gallinacés. Dans une enquête vidéo diffusée mercredi 17 septembre, l’association de défense des animaux L214 révèle les conditions d’élevage ‘sordides et non conformes aux réglementations’ qui règnent dans plusieurs exploitations de poules pondeuses fournissant la marque U."
Les images proviennent d’une enquête menée entre février et juin dans trois élevages en batterie (…)". (…)".". Lu sur Eco(lo)
18/09/2014
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Neuf-quinze : Nouvelles pathologies : l’hypersarkomanie

neuf-quinze@arretsurimages.eu 22/09/2014

Nouvelles pathologies : l’hypersarkomanie

09h15 – Thomas Thévenoud restera peut-être dans l’histoire comme le patient zéro (et le découvreur) d’une nouvelle maladie : la phobie administrative. C’est Le Monde qui avance l’hypothèse, dans son magazine hebdomadaire, et dans un des articles les plus partagés du week-end, sur le site du quotidien (1) (ce qui est certainement aussi le symptôme de quelque chose).
Depuis l’affaire Thévenoud, parait-il, des réalisateurs, des éditeurs, des scénaristes, des écrivains, collent enfin un nom sur leurs réticences à payer leurs impôts et leurs PVs. Cette phobie a même donné un nouveau souffle à la profession de "concierge de luxe" (le gars qui vous organise vos vacances au bout du monde, et ouvre vos enveloppes à votre place). D’ailleurs, l’auteur du Que sais-je sur les phobies se propose de rajouter quelques lignes, dans la prochaine édition, sur la "phorophobie" (du grec phoros, tribut, impôt). Cette avancée médicale considérable est évidemment de nature à amener à reconsidérer le fameux "ras-le-bol fiscal", tel qu’il ressort de manchettes du Monde (2), ou d’émissions truquées de TF1 (3): c’est mé-di-cal !
L’invention de la phorophobie s’inscrit parfaitement dans une époque, qui ripoline d’appellations médicales toutes sortes de violences politiques et sociales, ou de manies inoffensives. Une époque qui rebaptise la lutte des classes "harcèlement moral", et qui considère que les sinistrés d’une tempête ont davantage besoin de "cellules psychologiques" que de réparations matérielles. Quelle est la différence entre l’hyperphagie et la gourmandise ? Entre "le trouble compulsif d’entassement", et le fait d’accumuler des objets inutiles ? Nul doute que la "prorophobie" fera son entrée dans le DSM 6, quand il succédera au DSM 5 (4), pour le plus grand bonheur des labos pharmaceutiques, qui trouveront sûrement une solution.
Tant qu’à faire, il faudrait aussi trouver un nom pour l’attraction exercée, sur les journalistes politiques et leurs confrères des chaînes d’info continue, par tout ce qui touche à Nicolas Sarkozy. Par les fuites et les rumeurs annonçant le retour de Nicolas Sarkozy. Par les questions à toute la classe politique sur déclarations de Nicolas Sarkozy, au détriment de tout autre sujet. Par les hypersensibles aux trouvailles de vocabulaire de Nicolas Sarkozy. On n’aura pas résolu le problème, mais on l’aura nommé. Certes, à la différence d’Ebola, le mal semble pour l’instant circonscrit aux deux populations précitées, et la majeure partie de la population semble immunisée depuis la dernière grande épidémie, mais on n’est à l’abri de rien.

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 (1) http://abonnes.lemonde.fr/le-magazine/article/2014/09/21/apres-l-affaire-thevenoud-le-coming-out-des-phobiques-administratifs_4489471_1616923.html
(2)http://www.arretsurimages.net/chroniques/2013-11-26/Le-Monde-choisit-soigneusement-ses-revoltes-de-l-impot-id6324
(3) http://www.arretsurimages.net/breves/2014-09-16/TF1-impots-l-avis-d-imposition-etait-faux-id17945
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/DSM-5
Daniel Schneidermann
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Les Indégivrables – changement …

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Le Monde 22/09/2014
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Apparence et réalité – Qui est ce Sarkozy qui revient ? Deux visages, deux fronts : celui qui traite Jean-Michel Apathie de "connard"

Rue89 19-09-2014 Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique

le roman Berlusconi en version française.

Bruno Roger Petit oriSarkozy traite Aphatie de "connard" dans L’Express : il revient, plus agressif que jamais
LE PLUS. Dans les jours qui viennent, Nicolas Sarkozy fera certainement son retour en politique. Difficile d’en douter au vu des citations qu’il lâche de-ci de-là aux journalistes. Mais qui est ce Sarkozy qui revient ? Celui qui est devenu un homme épris d’art et de littérature, ou celui qui traite Jean-Michel Apathie de "connard" dans les colonnes de "L’Express" ? La chronique de Bruno Roger-Petit.
Nicolas Sarkozy revient. Et avec lui un modèle économique idéal pour la presse papier en difficulté. Et avec lui le roman Berlusconi en version française. Et avec lui le spectre d’un nouveau 1958, le gaullisme en moins, le boulangisme en plus. Et avec lui la division. Et avec lui les Français qui ne s’aiment pas.
 Sarkozy, homme de lettres humaniste ?
 Comment ne pas être inquiet quand on lit les enquêtes consacrées au retour de Nicolas Sarkozy ? Comment ne pas redouter le retour d’un homme, dont on connait le caractère, dans une France si fragile, peuplée de Français qui ne demandent qu’à exclure et stigmatiser ceux d’entre eux qu’ils jugent coupables de leurs maux ?
 Nicolas Sarkozy revient pour être candidat à l’élection présidentielle de 2017, porté par une contradiction flagrante entre apparence et réalité.
 D’un côté, la fable entretenue en partie dans les colonnes du "Point". Le portrait d’un Sarkozy humaniste, ami des arts et des lettres. On peut ainsi lire la 2565e version de la "métamorphose Sarkozy". L’homme de la pampa se serait dépouillé de sa rudesse naturelle pour se muer en futur académicien français.
 Il faut lire et relire ce passage : "Pendant deux ans, Nicolas Sarkozy a beaucoup voyagé. Nous avons pu écouter l’une des fameuses conférences qu’il donne aux quatre coins du monde. Il a rencontré des hommes politiques de tout niveau, mais aussi et surtout des artistes, des chefs d’entreprise internationaux, des sportifs… Dans ses bureaux de la rue du Miromesnil à Paris, il a reçu des centaines d’anonymes et s’est ‘reconnecté’ au pays réel, à ces Français que l’on entend peu mais qui font les élections. Il a changé de vie, accordant une large place à l’introspection, à la réflexion, à la compréhension, à la lecture… Il s’est forgé un leitmotiv : dire la vérité aux Français sur tous les sujets et dénoncer les mensonges de François Hollande."
 La lecture achevée, on finit même par se demander si cet éloge flatteur ne vise pas finalement à ridiculiser l’ex-président.
"Ce connard d’Aphatie"
 Car dans le même temps, "Le Point" rapporte d’autres propos tenus par Nicolas Sarkozy. Des propos qui éloignent de Montaigne et Montesquieu mais rapprochent Joe Dalton et d’Al Capone.
Témoin ce que dirait le président Sarkozy du président Hollande :  "François Hollande terminera avec du goudron et des plumes", "Là ça dépasse tout !", "Ce type ne dit jamais la vérité".
 À croire que Nicolas Sarkozy a lu et relu "Merci pour ce moment" de Valérie Trierweiler.
 De même, au chapitre des méchancetés proférées par l’ancien président, on peut lire dans "L’Express" un propos peu charitable lancé à l’adresse du journaliste de RTL et de Canal Plus, Jean-Michel Aphatie. La scène contée par l’hebdomadaire est édifiante :  "Au début septembre, il travaille à la mise en scène de son retour. Il s’entretient avec une équipe de télévision. Les civilités sont à peine terminées que l’ancien président, les pieds sur la table, les interroge : " Vous votez qui ? Le journaliste lui propose de doubler la diffusion via un partenariat avec RTL et son intervieweur vedette, Jean-Michel Aphatie. ‘Pas ce connard d’Aphatie de Canal +’, interrompt Sarkozy".
 Aphatie, traité de "connard" sans aucun égard. Sans aucun ménagement. Les pieds sur la table (ce qui déplairait à Jean d’Ormesson et Jean-Marie Rouart, aka "le gang du vieux tweed", s’ils l’apprenaient). Et devant des collègues qui ne pourront que le répéter.
 Deux visages, deux fronts
 Comme si Nicolas Sarkozy tenait à ce que cela se sût. Oui, il faut que l’on sache qu’il pense que Jean-Michel Aphatie est un "connard". Qu’il n’hésite pas à le dire. Qu’il le dit en public. Qu’il le dit devant témoins. Qu’il le dit naturellement. Aphatie, "connard". Le journaliste du Grand journal "connard". L’interviewer vedette de RTL, "connard". Et que cela se sache et se répète, Aphatie "connard", c’est dans "L’Express". Aphatie "connard", c’est sur Twitter. Aphatie "connard", c’est sur internet.
 Étrange portrait de notre Monte-Cristo de l’époque.
 D’un côté, le Nicolas Sarkozy qui évoque en compagnie de Jean-Marie Rouart, dans les colonnes de "Paris Match", Anna Karénine, "Anna aime si mal", ou "Belle du seigneur", "Ariane ! Quelle amoureuse !"…
 Le Sarkozy qui réduit la littérature à un exercice de name dropping éblouissant : "Pourquoi j’aime tant les biographies de Zweig ? Parce que ce sont des romans", "Cette question des personnages m’a passionné à propos de Lévi-Strauss", "J’aime immensément Hemingway", "Drieu la Rochelle", "Rêveuse bourgeoisie", c’est une littérature de droite ?", "Prenez Steinbeck, pour lequel j’ai une passion", "Proust, Thomas Mann, j’ose les mettre dans la même famille"… Bref, le Sarkozy qui n’en finit pas d’étaler et d’étaler une culture impressionnante, qui a tout lu, tout vu…
De l’autre, le Sarkozy qui promet le goudron et les plumes à François Hollande et n’hésite pas à traiter de "connard" l’un des journalistes politiques français les plus emblématiques de l’époque, Jean-Michel Aphatie. Ce Sarkozy-là ne respecte rien, qui s’en prend à une icône, une référence, un héraut du journalisme branché du Grand journal.
Un problème de nuances
 La contradiction est trop flagrante pour que l’on ne vienne pas à douter de la vérité des portraits. Trop de contrastes et pas assez de nuances.
adeux visages_janus_440x260.jpg 01.jpg 02 Qui est le vrai Sarkozy, qui s’apprête de nouveau à se présenter devant les Français, à demander de nouveau leur suffrage et leur confiance ? Est-ce celui qui parle de littérature mieux que Pompidou et Mitterrand réunis ou bien celui qui traite le malheureux Jean-Michel Aphatie de "connard" ?
 On pense à Drieu, qu’admirerait tant Nicolas Sarkozy : "Nous saurons ce que nous sommes quand nous verrons ce que nous avons fait." C’est écrit dans "Le Chef", une pièce sur le pouvoir, la prise du pouvoir, et où l’on peut lire aussi : "Il y a une épouvantable faiblesse dans les hommes qui se donnent à un autre homme."
       Édité par Henri Rouillier  Auteur parrainé par Aude Baron

 

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Russie-Ukraine – Ingérence : Marche sans précédent

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Une manifestation de grande ampleur contre l’ingérence du Kremlin en Ukraine, la première organisée en Russie depuis le début du conflit, a rassemblé hier plusieurs milliers de personnes à Moscou.
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Sarkozy explique son retour, Juppé son projet

Nicolas Sarkozy a dit hier soir avoir non seulement "envie" de revenir en politique mais surtout qu’il n’avait "pas le choix" face au PS et au FN, et s’est livré à un véritable réquisitoire contre François Hollande, deux jours après avoir annoncé sa candidature à la présidence de l’UMP.
sarkozy.jpg ferméPugnace, souvent crispé, parfois agressif : l’ancien chef de l’Etat a exposé sur France 2 pendant près de quarante cinq minutes les raisons de son retour par la présidence de l’UMP, deux ans après sa défaite à l’élection présidentielle. M. Sarkozy a présenté son credo : "Je suis venu pour créer les conditions d’une alternative crédible qui rassemble les Français bien au-delà des clivages habituels, droite, gauche, centre, écologistes, libéraux, qui n’ont plus aucun sens".
Il a précisé souhaiter "naturellement" que François Hollande aille "au bout" de son mandat. Mais il l’a sévèrement attaqué sur de nombreux points de sa politique et a même raillé la nomination d’Emmanuel Macron, "un banquier" à Bercy, deux ans après le discours du Bourget ("mon ennemi c’est le monde de la finance").
L’ancien chef de l’Etat a également abordé les multiples affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité, balayant toutes les accusations. "Est-ce que vous croyez que si j’avais quelque chose à me reprocher, je viendrais m’exposer dans un retour à la politique comme aujourd’hui ?" a-t-il lancé. 
Pratiquement au moment où Nicolas Sarkozy s’exprimait, l’un de ses rivaux, le candidat à la primaire à droite pour 2017 Alain Juppé, présentait sur son blog "les grandes lignes" de son "projet pour l’alternance", dont les priorités sont croissance, Europe, éducation nationale et unité nationale. 
Le Monde 22/09/2014
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papier de verre – Hervé Le Tellier : le revenant …

Il revient. Il revient. Alléluia, dira le billettiste à qui il manquait.
Mais le prendre comme tête de Turc va être ardu : il est désormais teigneux, colérique, vindicatif, de mauvaise foi, de droite, bref, on nous l’a changé
Le Monde 22/09/2014

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Un Français sur deux juge le Sénat inutile

Ouest-France – 21/09/14 – Michel Urvoy

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Problème juridique – Le Parti de gauche rappelle Sarkozy "à ses obligations" de membre du Conseil constitutionnel

souris_1269249086Le Parti de Gauche rappelle dimanche Nicolas Sarkozy "à ses obligations de membre de droit du Conseil constitutionnel", soulignant l’interdiction légale faite à ses membres d’occuper un poste de "responsabilité ou de direction" au sein d’un parti politique.
En tant qu’ancien président de la République, M. Sarkozy est membre de droit à vie de l’institution de la rue de Montpensier. Un membre de droit ne peut démissionner, même si l’ancien chef de l’Etat avait annoncé sa "démission immédiate" du Conseil après que ce dernier eut confirmé le rejet des comptes de sa campagne présidentielle de 2012.
"Certes, Nicolas Sarkozy a décidé de ne plus y siéger, mais il peut à tout moment revenir sur sa décision. Tout comme il vient de revenir sur sa parole de se retirer de la vie politique en cas de défaite en 2012", fait valoir le PG.
"Un autre problème juridique se pose, puisque l’article 2 du décret du 13 novembre 1959 relatif aux obligations du Conseil constitutionnel interdit à ses membres +d’occuper au sein d’un parti ou groupement politique tout poste de responsabilité ou de direction+", poursuit le Parti de Jean-Luc Mélenchon.
Ainsi, si M. Sarkozy redevenait président de l’UMP, "se présenterait le cas de figure inédit à ce jour d’un chef de parti siégeant dans l’organisme du contrôle de constitutionnalité des lois. Et ce, en violation du droit, mais sans qu’aucune disposition ne permette pourtant de le démettre de son statut de membre de droit", développe le PG, qui conclut: "fait du prince, prébendes monarchiques, entre-soi des puissants : rompre avec la Ve République, c’est vraiment urgent".
Selon une source au sein du Conseil, un membre de droit à vie, ne pouvant démissionner, doit s’abstenir de siéger dès lors qu’il réinvestit le champ politique.
Ancien président de la République, Valéry Giscard d’Estaing est également membre de droit du Conseil constitutionnel. Après sa défaite face à François Mitterrand en 1981, il fut successivement conseiller général du Puy-de-Dôme, député et président de la région Auvergne. Il fut également président de l’UDF de 1988 à 1996. Il n’a donc pas pu siéger au Conseil constitutionnel de 1982 à 2004.
 TV5MONDE Paris (AFP) – 21.09.2014 © 2014 AFP

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Russie – Placement en résidence surveillée de Vladimir Evtouchenkov : L’ombre de Khodorkovski plane à nouveau sur la Russie

Le Monde 21/22/2014
Stupeur et tremblements, à Moscou, mercredi 16 septembre. Ce jour-là, le monde des affaires apprenait le placement en résidence surveillée de Vladimir Evtouchenkov, le patron du conglomérat AFK Sistema (téléphonie mobile, cliniques, tourisme, pétrole…).
Le " tycoon " – quinzième fortune russe selon Forbes, avec un patrimoine estimé à 9 milliards de dollars (7 milliards d’euros) – est accusé de blanchiment d’argent dans le cadre du rachat, en 2009, des actifs pétroliers du Bachkortostan, une petite République autonome du centre de la Russie. Sur les 2,5 milliards de dollars de la transaction, 500 millions se seraient évaporés, alimentant le soupçon de corruption.

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Le placement en résidence surveillée de Vladimir Evtouchenkov, patron du conglomérat AFK Sistema, rappelle d’anciennes pratiques du pouvoir. | REUTERS/SERGEI KARPUKHIN
Lire : La 15e fortune de Russie inculpée et assignée à résidence
Cette arrestation a renvoyé le pays onze ans en arrière, en 2003. Arrivé trois ans plus tôt au Kremlin, Vladimir Poutine avait fait arrêter Mikhaïl Khodorkovski, patron du groupe pétrolier privé Ioukos, sous l’accusation de fraude et d’évasion fiscale, qui lui avait valu dix ans de prison en Sibérie.
Depuis, les oligarques se tiennent à carreau et se contentent de faire fructifier leurs affaires. Il ne leur viendrait pas à l’esprit de se dresser sur la route de M. Poutine en affichant des ambitions politiques, comme l’avait fait le patron de Ioukos. Ce n’est pas l’intention de M. Evtouchenkov non plus. Lui qui, en 2003, avait été le premier à se désolidariser de M. Khodorkovski, en jugeant " inacceptable que le business marche sur les prérogatives du pouvoir politique ".
Le patron de AFK Sistema ne fait pas partie des siloviki, issus de l’armée ou des services de sécurité et proches de M. Poutine, qui ont la haute main sur des secteurs économiques stratégiques (défense, énergie, chemins de fer, mines). L’homme d’affaires ne passe pas pour autant pour un opposant au Kremlin. On peut croire Dmitri Peskov, porte-parole de M. Poutine, lorsqu’il juge " faux et absurde " d’attribuer cette arrestation à des motifs politiques. A cette nuance près qu’en Russie, politique et économie font parfois bon ménage. Et personne ne doute que cette décision sert un dessein finalement… très politique.
A Moscou, le Kremlin se reflète dans les baies vitrées du " quartier général " de Rosneft, sur la rive opposée de la Moscova. Tout un symbole. Car, dans cette affaire, les regards se tournent vers le patron du géant pétrolier public, Igor Setchine. C’est la conviction de M. Khodorkovski : le pouvoir fait pression sur le patron de AFK Sistema, propriétaire d’importants actifs pétroliers à travers Bashneft, pour qu’il les cède à la compagnie pétrolière publique. Sur ce point, cela ressemble à un " Ioukos bis ", déplore Alexandre Chokhine, président de l’Union des industriels et des entrepreneurs, dans le quotidien Vedomosti, annonçant qu’une pétition de patrons russes en faveur de la levée de l’assignation sera remise à M. Poutine. Le ministre de l’économie lui-même, Alexeï Oulioukaïev, reconnaît qu’" il existe des soupçons concernant une possible motivation économique dans cette affaire ".
Pétrole contre liberté
L’acquisition de Bashneft renforcerait les réserves d’or noir de Rosneft. Elle est cohérente avec la stratégie du président russe, qui veut assurer la mainmise de l’Etat sur le secteur de l’énergie. Historiquement, le gaz est largement sous contrôle avec Gazprom, issu du ministère du gaz, tout comme l’atome, coiffé par l’agence fédérale Rosatom. Le pétrole l’est moins. Dans les années 2000, Rosneft a mis la main sur les actifs de Ioukos, spoliant au passage un certain nombre d’actionnaires et de retraités. En 2012, Rosneft a racheté TNK-BP pour 61 milliards de dollars après avoir mené la vie dure aux dirigeants européens et américains de la coentreprise anglo-russe. C’est ainsi qu’en dix ans, M. Setchine s’est retrouvé à la tête de la première compagnie mondiale cotée en Bourse par le niveau de sa production.
Cette OPA rampante sur Bashneft prend une dimension plus politique dans le contexte de la crise ukrainienne. Les sanctions ont entraîné la marginalisation de ceux qui, autour du premier ministre, Dmitri Medvedev, et de son numéro deux, Igor Chouvalov, pourtant proche de M. Poutine, plaident pour les privatisations et une ouverture de l’économie. Ils avaient réussi à nouer des fils entre les entrepreneurs et le maître du Kremlin. Ioukos bis ou non, l’affaire Evtouchenkov a envoyé un signal inquiétant aux investisseurs, étrangers ou russes, et risque de gommer les efforts réalisés ces dernières années par Moscou. Depuis le début de l’année, l’hémorragie des capitaux atteint 75 milliards de dollars.
A l’inverse, les représailles occidentales ont redonné du poids aux partisans d’un Etat fort et des nationalisations. M. Setchine, inscrit sur la liste des personae non gratae par les Occidentaux, est de ceux-là. Mise au ban, la Russie se recentre sur ce qu’elle croit être l’un des piliers les plus solides de sa sécurité, ses énormes ressources en minerais et en hydrocarbures. Une sécurité illusoire, car les sanctions commencent à toucher l’industrie pétrolière. Au point que Rosneft, lourdement endetté, a dû demander à l’Etat de lui venir en aide pour soutenir sa politique d’investissement.
  1. Evtouchenko, 65 ans, risque sept ans de prison. Il a démenti, vendredi soir, sa libération annoncée par un porte-parole de son propre groupe. On saura tôt ou tard s’il a dû troquer son pétrole contre sa liberté.
par Jean-Michel-Bezat Service Economie bezat@lemonde.fr
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Bien dit – D’un lecteur : Le grand retour de Sarkozy

1417120309croc de boucher678659676Ainsi, à peine a-t-il suffi que, revêtu de la bure du Messie (mais faite à Savile Row), et de retour du désert où il n’avala que scorpions et vipères, le corps glorieux de l’ancien président miroite à l’horizon, pour que les " born again " du sarkozysme – Villepin, Raffarin, Baroin, sans oublier frère Wauquiez des Classes moyennes – entonnent leur cantique et tombent à deux genoux, la nuque inclinée et la pupille toute mouillée de leur avenir ministériel.

jean-pierre raffarin

Maitre

Retour à la farce médiévale : lequel décrochera le titre de Maître Pathelin ? Tous ils ont en commun d’avoir un jour prêché le salut par la flexisécurité.

maitre pathelin978

Aujourd’hui, renonçant au confort peccamineux des mots, voilà qu’ils la mettent en acte pour eux-mêmes : sécurité ? Celle du maroquin ; flexibilité ? Celle de l’échine.
  1. A., Paris © Le Monde
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Espagne / Catalane : Les nationalistes restent déterminés à organiser un référendum

LE MONDE | 20.09.2014 |
« Si quelqu’un imaginait que le non écossais pouvait faire de l’ombre au processus catalan, il se trompait. Au contraire, il sort renforcé par cette leçon de démocratie. » Le président du gouvernement nationaliste catalan, Artur Mas, a été clair, vendredi 19 septembre : le résultat du vote écossais ne change en rien sa feuille de route. Et comme pour en convaincre ceux qui pouvaient en douter, le Parlement régional a été réuni en session plénière extraordinaire l’après-midi même et a voté à une très large majorité (106 voix pour et 28 contre) la « Loi de consultations populaires non référendaires et de participation citoyenne ».
Elle a été élaborée sur mesure pour permettre au gouvernement nationaliste de Convergence et Union (CiU) d’inscrire dans un cadre légal le référendum consultatif, non contraignant, du 9 novembre, lors duquel il entend poser une question double aux Catalans : « Voulez-vous que la Catalogne devienne un Etat ? Et si oui, voulez-vous que cet Etat soit indépendant ? » M. Mas, qui a invité Mariano Rajoy à prendre exemple sur David Cameron et « ne pas avoir peur de la démocratie » n’a plus à présent qu’à publier le décret par lequel il convoque officiellement cette consultation.
Dès lors, la réponse de Madrid ne se fera pas attendre. Fermement opposé à la tenue de la consultation, qu’il considère anticonstitutionnel, le gouvernement conservateur du Parti populaire a indiqué son intention de convoquer un conseil des ministres extraordinaire dès la publication du décret, ce week-end s’il le faut, afin d’approuver au plus vite les premiers recours contre la loi catalane, considérée comme un nouvel affront de Barcelone. Ces recours seront alors envoyés devant le Conseil d’Etat, puis au Tribunal constitutionnel, afin qu’il suspende le référendum le temps d’émettre son avis.
« BALKANISATION »
  1. Rajoy avait prévenu ces dernières semaines que « toutes les mesures » pour empêcher la consultation étaient prêtes. Et ces derniers jours, il s’est fait plus virulent, voyant la date du référendum écossais approcher. Le 17septembre, il assurait que « pour l’Ecosse, la sécession serait une catastrophe et aboutirait à une balkanisation. »
Vendredi, visiblement soulagé, il s’est félicité du non écossais dans une allocution qui s’adressait en filigrane à la Catalogne. « Les Ecossais ont choisi entre la ségrégation et l’intégration, entre l’isolement et l’ouverture, entre la stabilité et l’incertitude, entre la sécurité et le risque assuré », a-t-il déclaré, affirmant qu’ils ont ainsi évité « les grandes conséquences économiques, sociales, institutionnelles et politiques qu’aurait supposées leur séparation du Royaume-Uni et de l’Europe. »

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Artur Mas, le 19 septembre au Parlement catalan, à Barcelone. | AP/Manu Fernandez
Reste à présent à savoir quelle sera la réponse du gouvernement de M. Mas aux recours que ne manquera pas de déposer le gouvernement central. Pris en étau entre l’opposition ferme de Madrid et l’insistance tout aussi ferme des indépendantistes de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) de maintenir à tout prix la date du référendum, il devra décider s’il « sort les urnes dans la rue » et appelle à la « désobéissance civile », comme lui demandent ERC et les influentes associations indépendantistes, ou s’il annule la consultation. Dans ce cas, il pourrait être contraint à annoncer des élections régionales anticipées, puisqu’il ne gouverne que grâce au soutien intéressé d’ERC, monnayé au prix de la tenue du référendum.
Sandrine Morel (Madrid, correspondance) Journaliste au Monde

 

 

 

 

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