La France à 13 régions : voir la carte et l’évolution (gif)

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 Le Parlement a adopté définitivement hier, par un ultime vote de l’Assemblée (95 voix pour, 56 contre), la nouvelle carte de France à treize régions, malgré la colère toujours véhémente des élus UMP alsaciens contre la fusion de leur région avec la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Cette réforme,  voulue par François Hollande, entrera en vigueur au début de 2016. 18/12/2014

La carte à 13 régions définitivement adoptée

Le Monde.fr avec AFP | 17.12.2014
Le Parlement a adopté définitivement mercredi 17 décembre, par un ultime vote de l’Assemblée, la nouvelle carte de France à 13 régions malgré la colère toujours véhémente des UMP alsaciens contre la fusion de leur région avec la Champagne-Ardenne et la Lorraine.
Les députés ont adopté le texte par 95 voix pour, 56 contre et 11 abstentions. Le Front de gauche, les écologistes, les radicaux de gauche, l’UMP et l’UDI ont voté majoritairement contre, alors que les socialistes ont voté pour.
Cette réforme, qui entrera en vigueur au début de 2016, a été voulue par François Hollande dans le but de redessiner la France pour plusieurs décennies avec des régions de « taille européenne » et moteurs du développement économique. La nouvelle carte fusionne l’Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, et le Midi-Pyrénées avec le Languedoc-Roussillon, trois fusions contestées, surtout la première.
Les autres regroupements ont été moins polémiques (le Poitou-Charentes avec le Limousin et l’Aquitaine, la Bourgogne et la Franche-Comté, Rhône-Alpes avec l’Auvergne), voire enthousiastes (les deux Normandie).
Après six mois de débat et trois lectures dans chaque chambre, c’est donc la vision du groupe socialiste à l’Assemblée qui s’est imposée là où le gouvernement avait proposé 14 régions et où le Sénat en voulait 15 au lieu des 22 actuelles.
Si elle n’est pas « parfaite », cette carte « a sa cohérence », s’est félicité le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, qui y voit « un message d’espoir pour ceux qui croient en la nécessité des réformes ».

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RECOURS DÉPOSÉ JEUDI
Cette réforme suscite toujours une vive opposition en Alsace : à quatre reprises depuis la mi-octobre, des manifestations ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, inquiètes pour la préservation de leur identité régionale.
Les parlementaires UMP vont déposer en ce sens un recours devant le Conseil constitutionnel dès jeudi, arguant qu’« on ne peut pas toucher au périmètre d’une collectivité territoriale sans avoir préalablement consulté cette collectivité ».
Seule consolation pour les Alsaciens : Strasbourg a déjà été désignée comme le siège de la future préfecture de région, alors que, pour les autres régions, le « chef-lieu » sera désigné par décret après avis de l’assemblée de la nouvelle région.
Le texte modifie aussi le mécanisme pour permettre à un département de changer de région en abrogeant la condition du référendum local. Ce « droit d’option » sera permis entre 2016 et 2019. Mais ce changement de région devra obtenir l’aval des deux conseils régionaux concernés, ainsi que du conseil départemental à une majorité des trois cinquièmes.
Ce seuil de 60 % a été critiqué comme un « verrou législatif » par les écologistes comme les députés bretons qui, sur tous les bancs, rêvent d’une « réunification de la Bretagne à cinq départements » en y incluant la Loire-Atlantique, actuellement au sein des Pays de la Loire.
Le texte repousse enfin les élections régionales de mars à décembre 2015, les départementales restant fixées en mars.
CHANTIER NON ACHEVÉ
Mais les parlementaires sont loin d’en avoir fini avec le chantier de la réforme territoriale. Le Sénat a entamé cette semaine le débat sur l’autre volet, celui de la refonte des compétences des régions et des départements, plus technique mais qui promet d’être tout aussi polémique.
Le gouvernement voudrait réserver aux régions le développement économique et aux départements la solidarité sociale et territoriale. La réforme transférerait aux régions la gestion des collèges, du transport scolaire, des routes et ports départementaux. Mais il n’est plus question de supprimer tous les conseils départementaux à l’horizon 2020 comme initialement envisagé par François Hollande.
Le gouvernement veut aussi une restructuration des intercommunalités d’ici à la fin de 2017, avec un seuil minimal qui passerait de 5 000 habitants à 20 000 pour chacune, moyennant de la souplesse en zone peu dense (montagne…).
Au total, le secrétaire d’Etat à la décentralisation, André Vallini, espère de la réforme territoriale « 5 à 10 % d’économies en dix ans ».
Lire aussi : Quelles seront les capitales des nouvelles régions de France ?
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Ces éleveurs ne veulent pas pucer leur cheptel !

Ouest-France – 18/12/2014 -
Une boucle électronique sur les ruminants ? Hier, 80 personnes ont protesté contre cette mesure, devant l’entreprise Allflex Vitré, spécialisée dans l’identification animale.

Sans titre

Rassemblements contre l’identification électronique (Confédération paysanne)
La France Agricole – 17/12/2014 – Hélène Chaligne
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Identification de jeunes agneaux. Photo : S. Leitenberger
La Confédération paysanne appelle mercredi ses sympathisants à se mobiliser contre « l’industrialisation de l’élevage ». Une transhumance urbaine est partie de Privas (Ardèche) ; les éleveurs bretons se sont retrouvés à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; d’autres à Cahors (Lot).
Le syndicat associe des revendications liées aux contraintes administratives à sa lutte contre ce qu’il appelle l’« industrialisation de l’élevage ». « Parce qu’ils ne souhaitent pas équiper leurs animaux de puces électroniques et gérer leur troupeau par ordinateur, de nombreux éleveurs de chèvres et moutons sont, cette année encore, sanctionnés de façon disproportionnée, n’ont plus le droit de déplacer leurs animaux ni de vendre leurs fromages », explique le syndicat.
Pose facultative
Les sanctions en question reposent essentiellement sur une réduction des primes Pac. « Les bêtes qui ne sont pas pucées sont considérées inexistantes et décomptées dans les taux de chargement ouvrant l’éligibilité aux autres aides, notamment l’ICHN et la PHAE », précise la Confédération paysanne sur son tract. Le syndicat dénonce aussi le fait qu’aux yeux de l’Administration, les ovins et les caprins non pucés ne sont pas en règle avec la prophylaxie.
Le syndicat réclame une pose facultative de ces boucles électroniques, rappelant que « 14 pays européens ne sont pas soumis à cette obligation d’identifier électroniquement leurs animaux. »

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Quand les Asso’s font le job de l’État

Siné Mensuel – décembre 2014 – Geoffrey Livolsi
Les associations, ce n’est pas seulement les amicales de pétanque… Elles sont en pointe sur la lutte contre la pauvreté, l’hébergement, l’urgence… Leur poids économique aussi est important : 10% des salariés du privé en France travaillent pour elles.
A défaut de « voir venir la croissance« , Hollande peut se réconforter en regardant les chiffres du secteur associatif. Avec un budget cumulé de 85 milliards d’euros, le secteur embauche près de 2 millions de salariés à temps plein ou à temps partiel. Il représente 3,2% du PIB. Mais derrière les chiffres positifs, la réalité est moins reluisante pour le gouvernement : la pauvreté explose et les associations pallient les carences de l’État. Le secteur associatif ayant été déclaré grande cause nationale en 2014, la France est, avec ses 1,3 million d’associations, le premier pays européen en termes de solidarité. Au total, 16 millions de français sont bénévoles dans au moins une association. Mais depuis 2008, la crise économique touche aussi ce secteur. Les associations d’action sociale, caritatives et d’insertion qui apportent une aide aux personnes défavorisées ou en difficulté représente plus de la moitié d’entre elles.
arton387Depuis les années 70, elles se substituent aux défections de l’État face à la paupérisation de la société. Des bataillons de bénévoles ont pris le relais d’un État providence amorphe aux finances rétrécies a chaque coupe budgétaire. Une démission des pouvoirs publics qui choque l’opinion publique. En 2009, au début de la crise économique, un sondage de l’institut CSA révélait que 68% des français faisait plus confiance aux associations qu’à l’État pour répondre aux difficultés économiques. Une reconnaissance qui est un constat d’échec. Aujourd’hui, la quasi-totalité des centres d’hébergement d’urgence, trois-quart des centres médicaux-sociaux privés sont gérés par les associations et un lit d’hôpital sur dix est mis à disposition par le secteur. Mais les associations elles-mêmes le crient : elles ne peuvent pas tout faire, renvoyant l’État à ses obligations. Pourtant, leur rôle social est devenu impressionnant : formation pour adultes, réinsertion, soutien scolaire, crèches, maisons de retraite, accès à la santé, à l’alimentation… la liste donne le vertige. L’État sous-traite ces missions aux associations.
Principal financeur du secteur associatif, les collectivités locales sont aujourd’hui menacées par la rigueur budgétaire et le désengagement de l’État. Depuis trois ans, les associations tirent la sonnette d’alarme. Entre 2009 et 2010, les conseils généraux et régionaux ont baissé de 30 à 40% leurs financements aux associations. Les plus touchées sont celles d’action sociale. Le projet de budget 2015 comme la réforme territoriale, ne devraient pas améliorer la situation. Avec 50 milliards d’économies prévues par le gouvernement, les aides aux collectivités seront drastiquement réduites. Pour les associations, le calcul est vite fait : 49% de leur budget annuel provient des financements publics. Reste que 80% des subventions ministérielles vont aujourd’hui à moins d’une centaine d’entre elles, soit 0,01% ! Pour Viviane Tchernonog, chercheuse au CNRS, seulement « 7% des associations reçoivent 70% des subventions publiques de l’État ou des collectivités locales« . Mais celles-ci sont aussi les principales employeuses du secteur. 
Selon le collectif des associations citoyennes qui manifestait début novembre devant l’Assemblée nationale, 240 000 emplois pourraient être supprimés d’ici 2017. Une hécatombe. Dès 2011, plus de 22 000 emplois avaient déjà été supprimés dans le monde associatif.  « La baisse des dotations aux collectivités locales va avoir des conséquences encore plus dramatiques« , déplore Thomas Lecolley, président du Collectif des associations citoyennes. Pourtant, la restructuration du secteur reste peu visible. Les premières victimes des coupes sont les associations de petite taille et peu médiatisées. « Il y a un effet de bipolarisation du monde associatif » poursuit Lecolley.
Mais le désarroi du secteur a une autre cause En 2010, François Fillon signe dans la plus grande discrétion une circulaire instaurant une libre concurrence pour les demandes d’aides publiques. « Les associations sont alors amenées à avoir une logique de profit, à rationaliser leurs coûts et à réduire le nombre de bénéficiaires de certaines aides. Aujourd’hui, on les met même en concurrence directe avec des entreprises privées« , dénonce encore Lecoley. Les associations, en exerçant une activité économique devraient devenir des entreprises comme les autres. 
Un rapport parlementaire, remis le 24 novembre, révèle « une marchandisation rampante, extrêmement préoccupante » pour un secteur dont la finalité est tournée vers l’intérêt général. Le président de cette commission, le député Front de gauche Alain Bocquet, souligne que les associations représentent 10% des emplois du privé : « C’est dire leur importance pour notre économie. » Ce rapport est sorti dans l’indifférence générale.
Et la circulaire Fillon n’a pas été modifiée par le gouvernement socialiste, malgré les promesses… un oubli de plus Ils sont terriblement distraits.

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Les bénévoles en chiffres : En dehors des salariés, 16 millions de bénévoles s’impliquent dans les associations. Loin de l’action sociale, ils évoluent plutôt dans le sport, la culture, les loisirs au sens large. Les bénévoles son tmajoritairement des femmes, 69%… Et les vieux réflexes machos ont la vie dure, car le chiffre s’inverse quand il s’agit des dirigeants d’associations : 69% d’hommes. Contrairement aux idées reçues, les retraités ne sont pas surreprésentés dans le monde associatif : 29% sur les 16 millions. Les jeunes ne constituent, eux, que 8% des bénévoles.
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Appel – Un site de soutien à Antoine Deltour, le « lanceur d’alerte » des LuxLeaks

Rue89 18/12/2014
Soupçonné d’être à l’origine des LuxLeaks, la divulgation de centaines d’accords d’optimisation fiscale entre le Luxembourg et des multinationales, le Français Antoine Deltour est mis en examen.
Lundi, cet ancien employé d’un cabinet d’audit s’exprimait pour la première fois dans Libération. Un site a été créé pour le soutenir, notamment par l’intermédiaire d’une pétition à signer sur Change.org.
Lire sur support-antoine.org
Signalé par Camille Polloni
Antoine Deltour, ancien employé d’un cabinet de conseil, est à l’origine d’un scandale financier qui a mis en difficulté les plus hautes autorités luxembourgeoises. Il témoigne. Vidéo
Les répercussions
L’affaire a causé une belle déflagration et de multiples réactions d’indignation à travers le monde. En portant le sujet des « tax rulings » jusque dans les instances de gouvernance internationales —comme le G20 ou la Commission Européenne–, LuxLeaks a favorisé des discussions qui peu à peu conduiront à une meilleure justice fiscale.

Ils soutiennent déjà Antoine :La Plateforme Paradis fiscaux et Judiciaires et ses membres :

  • Les Amis de la Terre
  • Anticor
  • Attac France
  • CADTM France
  • CCFD-Terre Solidaire
  • CFDT
  • CGT
  • CRID
  • Droit pour la justice
  • Observatoire citoyen pour la transparence Financière Internationale
  • Oxfam France
  • Justice et Paix
  • Réseau Foi et Justice Afrique Europe
  • Secours catholique Caritas France
  • Sherpa
  • Survie
  • Syndicat de la magistrature
  • Solidaires Finances Publiques
  • Transparency International France
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Etats-Unis – Gaz de schiste : l’Etat de New York interdit la fracturation hydraulique

 Le Monde.fr | 17.12.2014 à 22h49
  Les gaz et pétroles de schiste, dans l’Etat de New York, ne pourront plus être prospectés.
Le gouverneur démocrate de l’Etat, Andrew Cuomo, a annoncé mercredi 17 décembre y avoir définitivement interdit la fracturation hydraulique, rendant définitif le moratoire temporaire en place depuis cinq ans. Cette forme de forage étant hautement controversée, M. Cuomo a expliqué ne pas vouloir prendre de risques pour la santé de ses administrés

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 Le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, le 17 décembre. | AP/Mike Groll
Andrew Cuomo        ✔ @NYGovCuomo
The potential impacts of fracking on water, air, land resources, community and local services are significant. @NYSDEC
6:07 PM – 17 Dec 2014
L’Etat de New York s’est aligné sur la position du rapporteur à la santé de l’Etat, Howard Zucker, qui a déclaré au New York Times « ne pas pouvoir soutenir la fracturation hydraulique dans ce bel Etat ».
« Est-ce que je voudrais vivre dans un endroit où existe la fracturation hydraulique en me fondant sur les éléments que l’on a ? Est-ce que j’accepterais de laisser jouer mes enfants dans la cour d’une école avec un forage non loin ? Après avoir lu pléthore de rapports… ma réponse est “non”. »
La décision de l’Etat de New York a fortement réjoui les associations écologistes, qui appelaient à cette interdiction depuis des mois. Plusieurs voix ont salué un « acte de courage » du gouverneur, et un « jour historique ». Et, sans surprise, les industriels du pétrole ont dénoncé le choix de l’administration de M. Cuomo : l’Institut américain du pétrole a ainsi annoncé qu’il allait « poursuivre la lutte pour que l’Etat de New York bénéficie de cette avancée ».
Lire aussi (édition abonnés) : Gaz de schiste, feu de paille ?
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Dessin – CGT : Lepaon garde ses plumes

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Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon, pressé de démissionner par de nombreuses fédérations de la centrale, « réfléchira » à sa décision, d’ici la prochaine réunion de la direction fixée au 6 janvier. « Aucune démission n’a été actée aujourd’hui », a indiqué à l’AFP Agnès Naton, membre de la direction, à l’issue d’une réunion de la Commission exécutive (direction élargie), qui a débattu toute la journée au siège de la centrale à Montreuil, près de Paris.
Le Placide 17/12/2014

 

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Le regard de Plantu : Noël à Cuba

Le Monde du 18 décembre 2014

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FN – Les débuts difficiles d’Aymeric Chauprade

‘’ L’intégration au Front national n’est pas chose aisée. Dernier exemple en date : Aymeric Chauprade. Le géopoliticien, qui participait, vendredi 12 décembre, à son premier bureau politique – le gouvernement du parti –, a eu le don d’agacer fortement Marine Le Pen.
Le débat portait sur l’arrivée de Sébastien Chenu, ex-UMP et militant de la cause homosexuelle, au Rassemblement bleu Marine. Plusieurs cadres se sont donc exprimés pour émettre des réserves. Le plus véhément a été sans aucun doute M. Chauprade, conseiller de Marine Le Pen pour les questions internationales, qui a parlé d’un ‘lobby gay‘ autour de la présidente frontiste. Ce qui a passablement énervé M’me Le Pen (…) » Lu sur Droite(s) extrême(s).
Le Monde 17 décembre 2014

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Les Indégivrables : Zemmour et la célébrité …

Le monde 17/12/2014

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neuf-quinze- Cuba : Réjouissant spectacle, de voir un gros morceau d’Histoire prendre de court les petites équipes des chaînes d’info françaises

neuf-quinze@arretsurimages.eu 18/12/2014

Cuba si ? Cuba no ? Cuba peut-être…

09h15 – Tranchant avec la liesse accueillant le dégel historique américano-cubain, une voix discordante au journal du matin de France Inter : la romancière Zoé Valdès raconte que l’allocution d’Obama, prononcée exactement au même moment que celle de Raul Castro, n’a pas été entendue à Cuba. Et Patrick Cohen, incrédule : « comment ? Elle n’a pas été diffusée ? » Non non. Pas diffusée. Partageons tous l’indignation de la romancière cubaine. En notant cependant un détail : les télespectateurs français qui auraient souhaité entendre en direct le discours de Castro, plutôt que celui d’Obama, n’ont pas pu le faire, les chaînes d’info ayant préféré diffuser celui d’Obama. Mais rien à voir avec la censure cubaine : c’est un choix rédactionnel démocratique, dans un pays démocratique.
Et Valdès qui, elle, a entendu le discours de Castro, d’y relever une phrase (« nous allons apprendre à vivre ensemble dans le respect, avec nos différences ») qui montre bien que le régime n’a pas l’intention de changer. D’ailleurs, la levée de l’embargo américain, c’est clair, va selon elle le fortifier. Ah tiens ? On avait entendu exactement le contraire, la veille, dans la bouche d’un éminent spécialiste, le présentateur d’iTélé, qui voyait dans le dégel « les prémisses de la fin du régime castriste, qui ne pourra survivre à la fin de l’embargo ».
Réjouissant spectacle, de voir un gros morceau d’Histoire du siècle dernier, de la vraie Histoire, du lourd de chez lourd, prendre de court les petites équipes des chaînes d’info françaises, plus habituées à diffuser en live les réunions UMP, ou à meubler sur d’obscurs faits divers du bout du monde.
En quelques secondes, réviser Castro, Kennedy, la Baie des cochons : tâche surhumaine. « Vous n’êtes pas plus ému que ça ! » lance le spécialiste étranger d’iTélé, Olivier Ravanello, à Daniel Cohn-Bendit, rameuté au téléphone, avec un étonnement délicieusement nuancé de reproche. C’est vrai, quoi, il pourrait bien pleurer un peu, l’ex-gauchiste, sur la mort de ses idéaux de jeunesse. « Pourtant ils vous ont quand même fait rêver, ces barbudos ! » Et Cohn-Bendit d’expliquer gentiment au jeune homme que non, les « barbudos » ne l’ont jamais fait rêver, faudrait pas confondre cocos et anars, les crapules staliniennes c’était la porte à côté, et si la télé veut de l’émotion historique, qu’elle s’adresse plutôt à Régis Debray. Mais les chaînes ne doivent pas avoir son numéro.
Daniel Schneidermann

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La FNSEA casse en toute impunité

Siné Mensuel – Décembre 2014 – Jean-Jacques RUE -
Pour la justice, Il y a deux poids deux mesures, face au syndicalisme paysan
D’un côté un syndicat de paysans, la Confédération paysanne qui défend une agriculture respectueuse de l’environnement dont toutes les actions directes récentes (fauchage de champs OGM, démontage de quelques machines de traite dans la ferme usine des Mille Vaches) ont fait l’objet systématique de poursuites judiciaires avec, à l’occasion, des incarcérations.
De l’autre un syndicat légèrement majoritaire, la FNSEA, dont les manifestations ont été l’occasion de plus de dégradations que tous les Zadistes réunis (pourtant qualifiés par les premiers de djihadistes verts !). Dans le sillage de leurs manifestations, de nombreux bâtiments publics ou associatifs sont saccagés (comme le 5 novembre dernier les locaux d’Europe Écologie à Toulouse) voire incendiés (comme la Trésorerie de Morlaix et les locaux de la Mutuelle sociale agricole au mois de septembre). Les membres de la FNSEA se sont livrés aussi à des actes de barbarie sur des animaux (en janvier 2013, des agriculteurs de la Manche passaient des étourneaux dans la fente de la boîte aux lettres d’une association écologiste, les mutilant pour beaucoup, le 5 novembre des ragondins étaient bombardés de peinture, battus et écrasés, le 25 novembre un sanglier était pendu sur le passage de François Hollande à Florange. Et ce, sans aucune réaction de la police dont les enquêtes sont généralement au point mort. Et sans suites judiciaires.

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Les politiques condamnent mollement ces actes. Valls dit « être à l’écoute des revendications de la FNSEA« . Comment expliquer que les politiques agricoles successives aient été largement dictées par ce syndicat, la France préférant, par exemple, payer les amendes de Bruxelles plutôt que de faire appliquer comme ses voisins les directives environnementales en terme d’utilisation des intrants chimiques ? Comment expliquer que ce syndicat censé défendre ses adhérents, les a poussés au surendettement pour cause de mécanisation à outrance et à la dépendance totale au cours des marchés des matières premières de l’élevage (alors que si on fait brouter ses vaches, c’est gratuit) ?
L’explication est peut-être à trouver dans les intérêts des dirigeants du syndicat. Prenons Xavier Beulin, son président En plus d’être un heureux céréalier prospère, il est surtout le président de Sofiprotéol, énorme groupe agro-industriel (7 milliards de chiffre d’affaires en 2013) dont les missions sont très loin d’être paysannes. Sofiprotéol, issu du lobby du colza, a fait fortune dans les années 90 avec sa filiale Diester sur le développement du biocarburant, non seulement exonéré fiscalement par le gouvernement Juppé, mais dont l’ajout au diesel a été rendu obligatoire. Conséquence, le prix de nombre de céréales pour l’alimentation animale a flambé, étranglant un peu plus les éleveurs.
433180fnseaAutre paradoxe, le syndicaliste Xavier Beulin a soutenu une loi, en 2011, demandant aux agriculteurs ressemant leurs récoltes de verser une redevance aux semenciers… Qu’il ait des participations chez ces mêmes semenciers doit être étranger à se position… Et comme dans cette histoire tout est dans tout, deux semenciers importants (Ragt et in Vivo) ont signé avec Sofiprotéol et Unigrains un accord stratégique en 2010. Unigrains qui était, avec l’Institut technique des céréales et des fourrages (ITCF), organisme public accusé parla Cour des comptes en 2008 de financer indirectement la FNSEA… Xavier Beulin s’en met plein les fouilles et les adhérents surendettés et couillons de son syndicat peuvent continuer à se suicider et dévaster nos villes.
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Etude Cnil et l’Inria : Le smartphone, instrument de géolocalisation permanente

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Des applications trop curieuses
Deux tiers des applications installées sur nos smartphones captent des données à notre insu. Localisation, carnet d’adresses et calendrier sont autant de données personnelles auxquelles ces applications espions ont accès, s’inquiète un rapport de la CNIL. L’objectif ? Collecter des informations détaillées sur les habitudes et les modes de vie des utilisateurs.
La géolocalisation des utilisateurs de smartphones est la donnée la plus collectée via les appareils mobiles, mais ce pistage permanent n’est souvent pas justifié par le fonctionnement des applications, avertissent la Cnil et l’Inria dans une étude publiée lundi.
Entre un quart et un tiers des applications téléchargées sur les smartphones fonctionnant sous iOS et Android ont eu accès à la localisation de l’appareil, montre l’étude de la Commission nationale de l’informatique (Cnil) et des libertés réalisée avec l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).
Si ce constat n’a rien d’a priori surprenant compte tenu des besoins de ces applications, il interpelle par « l’intensité et la fréquence d’accès à cette information » observées dans certains cas.
Ainsi, sur les trois mois qu’a duré le test, l’une des applications a accédé plus d’un million de fois à la géolocalisation. « Cela représente en moyenne près d’un accès par minute« , notent les auteurs de l’étude, qui ajoutent avoir « du mal à relier cela à des fonctionnalités de l’application ».
« Les stratégies de ciblage présentes sur le web contaminent aujourd’hui le mobile », observent-ils, soulignant que « l’accès permanent (à la géolocalisation, ndlr) sur une longue période semble disproportionné et constitue une source de risques pour la personne géolocalisée ». S’interrogeant sur la finalité de ce pistage intensif, ils estiment probable que ces données de géolocalisation soient revendues à des tiers.
Après avoir étudié quel type d’informations collectent les smartphones sous système d’exploitation d’Apple iOS en 2013, cette deuxième campagne de tests « Mobilitics » réalisée l’été dernier analyse le mode de fonctionnement des smartphones sous Android (Google).
Ce pistage peut venir d’une « mauvaise optimisation des commandes de l’application ». Mais il peut aussi résulter d’une volonté de « monétiser ces données à des fins publicitaires par des tiers ». « On sait bien que la donnée de localisation a énormément de valeur pour les professionnels du marketing et de la publicité donc on imagine bien qu’elle participe du modèle économique des applications », note Geoffrey Delcroix, chargé d’études à la Cnil.
« Certaines applications gratuites vont transférer massivement la localisation de leurs utilisateurs à des tiers publicitaires qui vont pouvoir l’utiliser pour faire de la publicité dans un autre contexte, dans une autre application ou dans la navigation mobile », ajoute-t-il.
- Course aux identifiants -
« On comprend bien que c’est la donnée la plus utile mais on pense qu’il ne faut pas qu’elle soit traitée comme une donnée normale car elle est potentiellement très intrusive », prévient Geoffrey Delcroix.
Outre la géolocalisation, l’étude montre également que les éditeurs de systèmes d’exploitation (Google, Apple), ainsi que les éditeurs d’applications, font de plus en plus la « course aux identifiants ». « Sur iOS comme sur Android, entre 50% et 60% des applications testées ont accédé à des identifiants du téléphone. » Ces identifiants sont souvent transmis à l’éditeur de l’application ou à des tiers, sans que les utilisateurs en soient conscients.
Dans ce contexte, la Cnil souligne le rôle clé joué par Google et Apple, dans la mesure où ce sont eux qui définissent les règles que devront respecter les éditeurs des applications ainsi que les outils de maîtrise mis à disposition des utilisateurs. « Certains services étant installés par défaut, l’utilisateur n’a souvent pas d’autre choix que de laisser ces services accéder à des données », relève l’étude.
Parmi les propositions formulées, la Cnil évoque la possibilité de créer des réglages par application avec un tableau de bord expliquant leurs accès, les transmissions de données et les raisons associées. Elle préconise aussi de « minimiser les collectes de données qui ne sont pas liées au service rendu par l’application » et d’intégrer la question de la protection des données dès la conception du système d’exploitation.
Plus de 30 millions de Français utilisent quotidiennement smartphones et tablettes et se servent en moyenne d’une trentaine d’applications par appareil.
 TV5MONDE Paris (AFP) – 15.12.2014  Par Hélène DUVIGNEAU ©  AFP
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Cyberattaque: Sony demande aux médias de ne pas utiliser les informations « volées »

Le groupe Sony Pictures Entertainment a fermement demandé dimanche à plusieurs médias de ne pas utiliser les données publiées après la cyberattaque dont le réseau informatique du groupe a été victime fin octobre, indique le New York Times.

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 Sony Pictures Entertainment afp.com – Frederic J. Brown
Dans une lettre aux termes tranchants envoyée à plusieurs organisations de médias dont le New York Times dimanche, l’avocat David Boies, qui représente Sony, qualifie ces documents mis en ligne d' »informations volées » et demande qu’ils soient détruits s’ils ont été téléchargés par ces médias.
Le studio « ne donne pas son consentement à ce que vous possédiez, lisiez, copiez, (…) publiez, téléchargez ou fassiez un quelconque usage » de ces documents, écrit l’avocat dans une lettre de trois pages adressée aux services juridiques des organisations de média.
Plusieurs sites ont fait paraître des échanges d’emails après la cyberattaque dont a été victime le réseau informatique de Sony Pictures. Elle s’est traduite par le vol de données personnelles de quelque 47.000 employés de Sony, dont leur adresse, leur date de naissance et leur numéro de sécurité sociale. Le
FBI
a ouvert une enquête.
D’après le site d’informations technologiques Re/code, le studio Sony Pictures enquête sur la possibilité que des pirates nord-coréens soient à l’origine de l’attaque. Le piratage a en effet coïncidé avec la sortie du film « L’Interview qui tue! », distribué par Sony, décrivant un complot de la CIA pour assassiner le numéro un de la Corée du Nord. La Corée du Nord a récusé toute responsabilité, tout en qualifiant l’attaque d' »acte légitime »…
TV5 MONDE Washington (AFP) – 15.12.2014 © AFP – 15.12.2014 © AFP.
17/12/2014 : Sony renonce à la sortie aux Etats-Unis de son film controversé « L’interview qui tue! »
Sur Inventerre Lire :  Entreprise Economie – Sony Pictures face à un piratage historique
 LE MONDE | 13.12.2014 Quatre questions pour comprendre le piratage historique de Sony Pictures La filiale cinéma du Japonais est dépassée par un évènement qui inquiète toutes les entreprises. Il s’agit de la plus grosse fuite connue de données volées à une entreprise Imaginez que toutes les données – ou presque – qui transitent sur […] Lire la suite
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Dessin – François Hollande inaugure le musée de l’immigration.

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François Hollande a inauguré le musée de l’immigration créé à l’initiative de Jacques Chirac. L’ancien président souhaitait rendre hommage à tous les immigrés venus en France pour travailler.
Le Président a tenu un discours sur la politique migratoire de la France, fustigeant tous les détracteurs de l’immigration, à droite comme à l’extrême droite. « Les discours qui instrumentalisent la peur, la peur de la dissolution de notre pays, de la dislocation, de la disparition, ceux qui rêvent d’une France en petit, d’une France de dépit, d’une France en replis, bref une France qui ne serait plus la France », a-t-il déclaré au micro de France 2.
Le Placide 16/12/2014
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Italie – Insolite : Rome, les policiers s’endorment, le radar s’envole

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Des policiers italiens font une petite sieste et découvrent à leur réveil que leur radar a disparu afp.com – Denis Charlet
Deux policiers municipaux se sont laissé aller à un petit somme pendant un contrôle de vitesse à Rome et ont eu à leur réveil la mauvaise surprise de voir que leur radar avait disparu, rapporte mardi la Repubblica.
Selon le quotidien italien, les deux hommes étaient postés dans leur véhicule de service sur un axe de l’est de la capitale, avec un radar dernier cri disposé sur un trépied devant la voiture.
Samedi vers 2 heures du matin, ils se sont rendu compte que le radar avait disparu.
Acte de vengeance d’un automobiliste tout juste « flashé » ? Opération méticuleuse d’un gang intéressé par ce matériel photographique de haute qualité ?
Une seule certitude: il n’y avait pas de trace de produit somnifère dans le sang des deux agents. L’heure tardive et le chauffage de la voiture ont suffi.
 TV5MONDE Rome (AFP) – 16.12.2014 ©  AFP
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