Copé, en toute simplicité

Ruminances – 9 mars 2012 –
 
On dit parfois, au hasard des conversations, quand elle roule sur quelqu’un qu’on ne sent pas trop : « il porte ça sur le visage » ! Bien que nous sachions d’expérience que « l’habit ne fait pas le moine », il est des cas qui n’échappent pas à l’exception.
 
Jean-François Copé fait partie de ces exceptions. Il suffit de l’observer pour s’apercevoir que le gars ressemble à ces produits hautement nocifs, que la politique fabrique à grands coups de pelleteuses. Dans le cinéma de série B, il aurait joué le fourbe, tapi dans l’ombre, un poignard à la main. Dans un western avec Ronald Reagan dans le rôle du gentil benêt, il aurait été celui qui tire dans le dos ! Dans la réalité, il est beaucoup plus dangereux que son caractériel et enfantin patron, Sarkoléon.
 
Né dans les Hauts-de-Seine – encore UN -, d’origine roumaine côté paternel et algérienne côté maternel, très tôt il pratique le culte de la personnalité en général et celui de Charles de Gaulle en particulier. A l’époque où tous les garçons et les filles de son âge placardent les posters des stars du show-biz dans leur piaule, lui, comme un grand, punaise celui de Georges Pompidou.
 
Impliqué dans toutes les affaires torves du quinquennat de Sarkoléon, de l’identité nationale à Takieddine, il n’a qu’une idée en tête : remplacer le poster de Pompidou dans sa piaule par le sien en 2017. Même si le peuple est « oublieux », forcément il est composé de cons, nous ne l’oublierons pas ! Il a déjà un joli dossier sur le dos.
 
Sa dernière sortie – qui n’est qu’une toute petite goutte d’eau dans la piscine de Takieddine – est de celles qui font déborder le vase du cynisme. Elle nous donne aussi une idée sur la suffisance du personnage et sur le mépris que lui et d’autres ont pour le peuple français. Peuple au nom duquel ces mandarins s’en mettent plein les fouilles en perpétuant une caste qui ne se prive pas pour lui enfoncer un pieu, là où le Créateur himself avait imaginé autre chose, faisant de la politique une entreprise fort lucrative et du bénéficiaire du RSA, un « fraudeur social » ! La très oligarque cinquième république est bel et bien pourrie, on vous le dit.
 
 
 
 

J’ignore si la phrase faisant l’objet d’une telle levée de boucliers (les auteurs du livre « L’Oligarchie des incapables » soutiennent que si) lui appartient en propre ou s’il la partage avec un député dont le nom est « gardé secret », mais cela ne change rien à l’affaire : « Tu comprends, si on n’a ici que des gens qui se contentent de 5 000 euros par mois, on n’aura que des minables », aurait-il sifflé à propos du cumul des mandats, cumul auquel il se dit par ailleurs très attaché…

 
Vous l’avez compris, si vous êtes bénéficiaires du RSA, si vous êtes radiés du chomdu, que vous êtes un disciple de papa en la matière, lui aussi un combinard, mais que vous avez des idées pour la France et pour votre gueule, touillez. A la fin, vous verrez, on s’y habitue très bien…
 
Certes, c’est un peu fort, mais normal, nous sommes à la fin du quinquennat sarkoziste !
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