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Djihad, salafisme, etc : dans une campagne présidentielle dominée par l’angoisse du déclassement social, l’affaire des tueries de Toulouse et Montauban a déboulé comme un fantôme de peurs déjà presque anciennes.
Cet OVNI médiatique va-t-il bouleverser les rapports de force électoraux ? Le "président protecteur", rôle surjoué à la télévision tout au long de la semaine par Nicolas Sarkozy, va-t-il remettre le candidat en selle ? Nous n’en savons rien, et n’aimons pas prophétiser. Mais lisez tout de même les raisons pour lesquelles, à mes yeux, l’affaire Merah n’est pas l’affaire Papy Voise de 2002, et n’aura pas le même effet sur le résultat du vote. Cette chronique est ici. (1)
Toujours est-il que cette affaire a sidéré les médias, une semaine durant. Au premier rang de ces sidérés, eux-même propagateurs de la sidération, les chaînes d’info continue, et notamment la plus regardée d’entre elles, BFM, qui a "couvert" l’affaire jour et nuit.