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Plumitifs affidés
Du côté du service public, Yves Calvi, le chouchou de Carlita, passe pour un journaliste indépendant et objectif. Si on gratte un peu, on s’aperçoit très vite que la réalité est tout autre. Il a inventé une forme plus pernicieuse de propagande que les autres précités mais tout aussi redoutable. Quotidiennement, il reçoit des invités en boucle qui martèlent des messages consensuels visant à promouvoir pêle-mêle TINA, la mondialisation, le capitalisme et dans la foulée, une de leur figure de proue, Nicolas Sarkozy. Plus que tout commentaire, le graphique ci-joint révèle la toute relative "impartialité" de ses émissions.
Chez RMC, Éric Brunet, polémiste auto-proclamé, se montre moins subtil et se vautre plus souvent qu’à son tour dans la cavalerie lourde pour vanter les mérites de son chef d’escadron préféré. Décoré récemment de la légion d’honneur pour Sarkophilie émérite, il ne cesse de lui passer la brosse à reluire à longueur d’antennes et de lui servir la soupe à coup de publications idolâtres. "Il faudrait que Nicolas Sarkozy parvienne à montrer qu’il a été, lors de ce quinquennat, un président réformateur qui a dû faire face à un mur de conservatisme et qui a essayé de réformer comme il a pu. Il faut qu’il réussisse à raconter le roman de son quinquennat. J’en veux à la droite pour ça : jamais personne chez eux n’a réussi à le raconter alors que c’est une belle histoire". Hongrois rêver, comme disait ma grand-mère, fleuriste au Havre…
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