Nice bastion de la droite : Le dernier cri du président-candidat : les Médias, l’immigration, l’Europe et les racines chrétiennes ?

Nouvel Obs 21 avril 2012
L’ultime appel de Sarkozy à Nice : « imposez votre victoire ! »
 Arrivé au terme de sa campagne, le candidat était à Nice pour une visite éclair et un dernier meeting.
Pour sa dernière journée de campagne avant le premier tour, Nicolas Sarkozy a choisi le confort de Nice, bastion de la droite. Plus encore que ces dernières semaines, le président-candidat est pressé. Il ne reste que 10 minutes, top chrono, dans le chantier d’un centre d’hébergement et de soin pour les malades d’Alzheimer. Accompagné de sa femme, le candidat ne lâche pas un mot aux journalistes. « Ca y est, il s’en va déjà ? c’est pas possible ! » Les ouvriers n’en reviennent pas.
Nicolas Sarkozy monte sur scène également en avance pour son tout dernier meeting. Il veut en découdre. « Alors nous y voilà ! C’est donc le moment de l’explication », lance-t-il, « le moment ou les choses vraiment sérieuses vont commencer ». Le candidat fait salle comble, le public niçois, près de 10.000 personnes, l’interrompt plusieurs fois pour scander « on va gagner, on va gagner ! ». « Gardez vos voix pour le second tour », plaisante-t-il.
« 9 contre 1″
Le discours est offensif. Contre les médias, notamment l’audiovisuel public qui selon lui n’est pas équitable. Il se voit seul contre tous, reprend l’argument du « 9 (candidats) contre 1″ avancé ces derniers jours par l’UMP pour justifier les mauvais sondages : « on n’interroge pas de la même façon, aux autres on déroule un tapis rouge ». Pas sûr que les petits candidats soient du même avis. 
Nicolas Sarkozy lance aussi quelques piques à son ancienne adversaire Ségolène Royal qui citait l’exemple de l’Espagne en 2007. Il n’en oublie pas, pourtant, celui qui lui fait face aujourd’hui : François Hollande, qui selon lui ne « parle qu’à la gauche » et n’est pas « à la même altitude ». « Imaginez un peu si la barre avait été menée par ce triumvirat Mélenchon – Joly – Hollande », poursuit-il, brandissant à nouveau la menace grecque, espagnole, islandaise ou islandaise tout en se défendant de vouloir « faire peur ».
« Je n’ai aucune leçon à recevoir en matière d’immigration »
Mais l’essentiel de son discours porte sur l’immigration, l’Europe et les racines chrétiennes. Comme pour fédérer jusqu’au dernier moment son électorat. Il dénonce « tous les faux généreux, tous les tartuffes, tous les hypocrites » qui refusent d’admettre que « ça ne peut plus durer ». « Je sais qu’elles sont mes origines et je n’ai aucune leçon à recevoir en matière d’immigration », continue-t-il.
Les « deux erreurs de l’Europe »
Aussi liste-t-il deux erreurs commises selon lui par l’Europe. « La première erreur de l’Europe, c’est quand elle s’est inquiétée de savoir si elle avait des racines chrétiennes et elle a répondu ‘Non’. Elle a donné l’impression de vouloir les nier », explique-t-il. « La deuxième erreur majeure » est « dans la suppression de notre vocabulaire que sont les mots ‘frontière’ et les mots ‘nation' ». Et de poursuivre : « la frontière rassure, la frontière permet de défendre une identité et d’être heureux et en paix avec ses voisins ». Le public exulte.
Au terme d’une heure d’un discours également très axé sur les valeurs portées par le candidat, notamment l’effort et le travail, Nicolas Sarkozy lance un ultime appel : « imposez votre victoire, venez en masse dimanche ! ».
Pour faire « mentir » les sondages, « nous avons besoin de tout le monde », assène-t-il, « seul le peuple français pourra dire : voilà le choix que nous faisons ! »
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  Devant une salle comble, Nicolas Sarkozy a prononcé un dernier discours devant un public niçois conquis d’avance. (AFP)

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