Mediapart lance son «WikiLeaks»

Le Figaro – 10/03 Enguérand Renault

Le site d’information fondé par Edwy Plenel a mis en ligne FrenchLeaks, un site qui invite les citoyens à envoyer des documents compromettants.

Pour son anniversaire, Mediapart jette un nouveau pavé dans la mare en lançant FenchLeaks, un site d’accès gratuit destiné à mettre à la disposition du public les documents révélés dans le cadre des enquêtes du site (affaires Bettencourt et Karachi par exemple) et à permettre aux citoyens de transmettre des documents qui, après vérification et validation, seront à leur tour mis en ligne.

«Wikileaks, qui est partenaire du projet, voit d’un bon oeil cette initiative, a indiqué Edwy Plenel, qui a pu rencontrer le fondateur du célèbre site Julian Assange. Il y a trop de secrets qui protègent des corruptions et des situations injustifiées.»

Sur le plan économique, le pari est gagné. Le site d’informations a arrêté de perdre de l’argent en septembre 2010. Edwy Plenel, ancien directeur du Monde , s’est félicité que son modèle de «pure player» payant puisse atteindre la profitabilité dès cette année. «Nous faisons la démonstration qu’un site d’informations payant ne reposant que sur la valeur du travail de ses équipes peut exister, a-t-il ajouté. Avec près de 49.000 abonnés au compteur, Mediapart, qui n’héberge aucune publicité, enregistre en moyenne 100.000 visites par jour et une audience mensuelle de plus d’un million de visiteurs uniques.

Mediapart regroupe une équipe de 36 permanents, dont 25 journalistes. Son chiffre d’affaires en 2010 s’est elevé à 3 millions d’euros, dont 2,8 millions provenant des abonnements et 200.000 euros tirés de la revente de contenus et des partenariats. Le site a levé en tout 5,7 millions d’euros. Son capital est détenu à 33 % par ses fondateurs, à 47,2 % par des investisseurs partenaires, et à 19 % par la Société des amis et investisseurs amis du site.

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
Cet article, publié dans Démocratie, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.