Tibet – Quid du mouvement tibétain sans le dalaï-lama ? par les médias internationaux

 
Profitant de l’anniversaire du soulèvement de 1959 et des émeutes antichinoises de 2008 à Lhassa, le dalaï-lama a annoncé jeudi qu’il renonçait à sa fonction de chef du gouvernement tibétain en exil, non « par volonté d’éviter ses responsabilités, mais pour le bien de son peuple à long terme » (NY Times, WSJ).

S’il est appelé à conserver son rôle spirituel, le pouvoir politique, lui, devrait échoir au nouveau premier ministre, dont l’élection se tiendra le 20 mars (voir entretien sur le Monde.fr). Mais alors que se profile cette échéance, une question centrale se pose déjà : quel peut être le futur du mouvement tibétain sans celui qui, « grâce à sa présence bienveillante », avait su le préserver « d’obscures querelles ethniques » ? (Time). Les Tibétains vont-ils en ressortir affaiblis ? (The Guardian). Pour le LA Times et la BBC, la posture du dalaï-lama n’a rien d’innocent : elle vise à prévenir tout vide politique après sa mort et, ce faisant, à contrecarrer les desseins de la Chine, qui souhaiterait désigner elle-même son successeur. Pékin, d’ailleurs, n’a pas manqué de fustiger le choix du chef tibétain, une « ruse destinée à tromper la communauté internationale » (The Guardian).

Check-list Le Monde du 11 mars 2011

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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