Energies, consommation… Il faut changer de modèle !

Alternatives Economiques – Avril 2011

 

 

 

Après bien d’autres, la catastrophe de Fukushima montre que les modes de production et de consommation actuels nous mènent droit dans le mur. La conversion écologique de nos économies doit être engagée sans plus tarder. La tâche est lourde, mais les moyens d’y parvenir sont en grande partie connus. Et il n’est pas exclu que cette conversion accroisse aussi l’emploi. Faut-il pour autant se mettre à rêver d’une  » croissance verte  » ? Pas sûr.
 
Une économie verte ? Yes we can !
Nos modes de consommation et de production sont au bout du rouleau. Mais des alternatives existent pour organiser la conversion écologique de l’économie.
L’accident nucléaire de la centrale japonaise de Fukushima pose le problème de l’avenir du nucléaire, une question qui concerne au premier chef la France. Mais les leçons qu’il faut en tirer vont bien au-delà : après tant d’autres, cette catastrophe montre qu’il y a vraiment urgence à transformer en profondeur l’ensemble de nos modes de production et de consommation. On peut légitimement se sentir découragé devant l’ampleur de la tâche. Pourtant ce sentiment d’impuissance est trompeur : nous connaissons en fait de nombreux moyens d’aller dans cette direction. L’enjeu central consiste à découpler la production de biens et de services de l’usage des énergies fossiles et des matières premières non renouvelables.
 
La conversion écologique créera-t-elle des emplois ?

La conversion écologique de l’économie devrait a priori créer plus d’emplois qu’elle n’en détruira. Mais de toute façon, elle est indispensable.

 

Après tant d’autres signaux d’alarme, l’accident nucléaire de Fukushima nous montre combien il y a urgence à réorienter nos modes de production et de consommation. Mais ce faisant, ne risque-t-on pas de perdre des emplois et d’aggraver encore notre problème de chômage ? Cette question qui fâche fait en particulier son retour sur l’agenda de l’Union européenne. Le 8 mars dernier, la Commission a en effet soumis aux députés européens et au Conseil des ministres deux textes importants sur l’énergie et le climat sur lesquels les Etats membres devront se prononcer prochainement.

 

Un consensus relativement large existe désormais autour de la nécessité d’une conversion écologique de l’économie, même si les actes n’ont guère suivi jusqu’ici. Mais, pour autant, le débat reste vif autour des buts qu’une telle économie verte devrait permettre de poursuivre : s’agit-il de relancer par ce biais la croissance, ou bien faut-il au contraire, à cette occasion, renoncer définitivement à cet objectif ? La croissance est en effet aujourd’hui au banc des accusés. Non contente de ne plus faire progresser réellement le bien-être de chacun, elle est à l’origine du changement climatique, détruit des ressources non renouvelables et provoque des catastrophes technologiques majeures, comme le Japon en fait les frais aujourd’hui.



Faut-il encore chercher la croissance (verte) ?

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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