Qui dit Libye dit Noeuds ! : Courant Libre

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Rions entre nous. Quand je dis nous, je parle des occidentaux. Des gens normaux. Des blancs.

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Il y a 127 ans, en 1884, exactement, les leaders des Etats-Unis et de 14 puissances capitalistes –européennes- se réunissaient en conférence à Berlin   pour décider comment les territoires du continent africain -et ses vastes ressources- seraient divisés en colonies et zones d’influence. Ben oui, c’était comme ça. Comment tirer le maximum de ce beau pays. Aucun Africain n’a été invité à la conférence, bien entendu. D’ailleurs, qu’y aurait-il fait ? Ces gens-là étaient illettrés et incapables de comprendre de quoi on parlait.

Cette conférence de Berlin de 1884, plus que n’importe quel autre événement,
est devenue emblématique de la transformation dynamique du capitalisme en un système impérialiste global.
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Il faut savoir que 90% du territoire de l’Afrique était sous contrôle européen.
L’auto-gouvernance africaine a été effacée de la carte sur la majeure
partie du continent. Seule, l’Ethiopie est restée un État indépendant. Le
Libéria était aussi théoriquement indépendant, mais était dans les faits
sous le contrôle des Etats-Unis, un peu comme aujourd’hui la plupart des dictatures dans le monde.

La «ruée vers l’Afrique» de la Grande-Bretagne, la France, la Belgique,
l’Italie, l’Allemagne, les Etats-Unis et les autres puissances capitalistes
fut essentielle pour la croissance et l’enrichissement de la classe capitaliste
de l’ère moderne. Classe capitaliste qui était composée des propriétaires des plus grandes banques, un peu comme maintenant, des syndicats et des monopoles.
L’Afrique a été pillée, plumée, essorée, vidée, grattée, bouffée, grace à quoi, les capitalistes occidentaux sont entrés dans le 20ème siècle avec les plus grandes fortunes de toute l’histoire de l’espèce humaine.

Vous allez me dire, tout ça, c’est du passé, de l’histoire ancienne.Et vous aurez tort, car la «ruée vers l’Afrique» continue.

Il faut penser à la conférence de Berlin de 1884 pour comprendre la
conférence de Londres  qui a eu lieu le 29 mars 2011. Elle a été conduite
par les mêmes gouvernements impérialistes qui ont participé à la réunion de
1884. Différence notable, des Africains ont cette fois été invités, -ah ah !-mais l’Union Africaine a refusé d’être présente. Il faut rappeler que l’Union africaine est une organisation d’États africains créée en2002, à Durban en Afrique du Sud,. Elle a remplacé l’Organisation de l’unité africaine3 (OUA).

Ses buts sont d’œuvrer à la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et du développement à travers l’Afrique.


Quasiment toutes les nations africaines étaient absentes. Seule la Tunisie et le Maroc ont envoyé des représentants.

Bien que la Chine, la Russie, l’Inde et le Pakistan aient décidé de ne pas
participer à la conférence de Londres sur la Libye, le Washington Post a quand même osé titrer en première page : «les leadersmondiaux indiquent que la campagne militaire continuera jusqu’à l’éviction de Khadafi», ce qui laisse supposer que les «leaders» du monde s’étaient réunis et avaient décidé ensemble de continuer à bombarder le pays jusqu’à ce qu’ils écrasent le gouvernement actuel et le remplacent par un autre. Un autre comment, « s’el vous pli ? » Un autre qui serait acceptable pour les puissances impérialistes.

On peut difficilement faire mieux en terme d’arrogance impériale. Les grands
penseurs du Washington Post déclarent que les «leaders mondiaux» sont
présents, alors même que la majeure partie de l’Afrique, de la Chine, de la
Russie et de l’Inde sont absents des débats, et en fait, s’opposent au
bombardement brutal de la Libye qui est destiné à supprimer sa souveraineté.

Afin de ne pas donner l’impression de faire une analogie exacte
entre la conférence de Berlin de 1884 et celle qui a eu lieu le 29 mars, je reconnais quand même que des choses ont changé depuis 1884.

Les impérialistes qui se sont réunis à Berlin, par exemple, n’ont pas eu
à perdre de temps à donner l’impression qu’ils se préoccupent des droits
de l’homme des Africains ou de la démocratie en Afrique. Non, non, non ! Les banquiers et les hommes d’affaires des diverses corporations du 19ème siècle pouvaient parler sans gène de leurs «intérêts essentiels» et de leurs ambitions coloniales pour piller les territoires, les ressources et le travail de l’Afrique.

Ils n’avaient guère à se soucier de «l’opinion publique» à cette époque.

C’est la grosse, grosse, différence, en fait. Les déclarations officielles des
gouvernements impérialistes doivent aujourd’hui rassurer l’opinion en
affirmant qu’ils n’ont aucune volonté impériale ou objectif économique
quand ils envahissent, bombardent et occupent des pays, et que leurs motifs sont purs : protéger des vies et promouvoir la liberté. Dans le cas de la Libye, la
motivation affichée est bien claire, c’est de :«protéger les vies des citoyens».

Ni plusse, ni moinsse.

Une autre différence est l’apparition du néo-colonialisme comme remplaçant
du vieux colonialisme.

Ah, mais c’est pas du tout pareil ! On rajoute néo, du grec ancien néo, qui veut dire nouveau. C’est nouveau, ça vient de sortir.

Les soulèvements populaires anticoloniaux dans les années 50 et suivantes en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient ont coïncidé avec l’affaiblissement de la Grande-Bretagne, de la France et du reste des puissances capitalistes européennes à la suite de la deuxième guerre mondiale. Ah, ça nous a secoué, l’après-guerre ! . Je ne parle évidemment pas des millions de morts, le bétail, le bétail de l’histoire, comme disait Le Pen en branchant sa gégène ,non, je parle des dirigeants capitaliste de ce bas monde, ceux qui se languissaient dans leurs confortables fauteuils en bougeant des petits drapeaux. »Allez, je vends 200 000 obus à Hitler, autant à Staline, m’en restera encore de quoi fournir les anglais, les américains, les russes et les japonais »

Non, pendant la guerre, ils ont bien vécu, les capitalistes, d’ailleurs, ils avaient un peu poussé pour qu’elle éclate, cette gueguerre. Rien de tel pour les affaires. Non, c’est après que c’est devenu plus difficile.

Parce que, tandis que les puissances impérialistes s’efforçaient de réprimer
ces mouvements, les peuples qui résistaient au colonialisme recevaient un appui matériel d’URSS, de Chine, de Corée du Nord, d’Allemagne de l’Est, de
Tchécoslovaquie et de Cuba. Les anciennes colonies finirent par obtenir leur
indépendance. Et on a beaucoup souffert de ça, nous, les nantis.

Et la libye ?

D’abord, la Libye avait été une colonie de l’Italie et a été occupée par les
forces britanniques et françaises en 1942. Jusques là, tout baigne.

Voilà-t-y pas qu’en 1951, elle proclame son indépendance sous la forme d’une monarchie dirigée par Idris Ier. Celui-ci est renversé par un coup d’État militaire en 1969, mené par Khadafi.Ça change tout !

La Libye possède les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique. Elle fait
également partie de ce Moyen-Orient riche en pétrole, que l’impérialisme des
États-Unis considère comme une région vitale qui exige un contrôle de type
colonial. Oui, c’est quand même plus sûr. Regardez l’Irak. Le pays est à feu et à sang, des millions de morts mais ! Mais, mais, mais, le pétrole est sous contrôle, il coule à flot dans les pipe-lines américains. C’est marrant, on n’en parle jamais, du pétrole, en Irak ! Parce que, depuis le début, il n’y avait que ça qui intéressait les américains, le reste, ils s’en contrefoutent.


Donc, la Libye est une région vitale, et pas parce qu’elle a le PNB par habitant le plus élevé de toute l’Afrique. La Libye de Kadhafi a offert à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : elle a assuré la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût était disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales. grâce au système par pont radio WMAX. Allez, un peu d’histoire :Ça démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale , le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend, -on attendait-pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi. Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.



M OBAMA vient de saisir 30 milliards de dollars  qui appartiennent à la Banque Centrale Libyenne  et qui sont prévus pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare :

– D’abord, la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, la création dès  2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège, la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.

On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi.

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Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé.

Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

C’est vexant ! Faisons leur la guerre !

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros.

Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun : ils sont tous financièrement en  faillite !

Lles USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes,  La France , la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.

Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin.

Déclin déjà prévisible en 1884, lors de cette fameuse Conférence de Berlin.

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La Libye est une région vitale C’est ce que dit le Secrétaire à la Défense Robert Gates quand il répète constamment à la télévision que la Libye est bombardée
parce que la région représente «un intérêt essentiel» pour les Etats-Unis.

On comprend mieux.

La conférence de Londres est dominée par les impérialistes et les anciennes
puissances coloniales. Ils veulent installer un gouvernement fantoche à Tripoli
ou, comme alternative, diviser le pays et créer un gouvernement de marionnettes qui régnerait sur Benghazi et le territoire oriental qui abrite les ressources pétrolières de la Libye. Le nouveau leader militaire des forces rebelles libyennes est arrivé à Benghazi après avoir passé vingt ans en Virginie,

Aux Etats-Unis.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont dépensé en une semaine
plus de 600 millions de dollars pour arroser la Libye de bombes et de missiles.
Mais ils ne prévoient pas, si ils sont victorieux, de devenir nécessairement
la puissance coloniale sur le terrain. Non, non, non !Leur contrôle sur le pays prendra probablement une forme différente.

Ben oui, néo-colonialisme, nouvelles méthodes .Vieux maîtres, certes, c’est toujours les mêmes, mais néo, on vous l’a dit, c’est nouveau.

Le colonialisme classique comportait l’acquisition par l’entité coloniale
du pouvoir formel de l’État, et avec lui les engagements administratifs et
militaires formels et légaux qui appartiennent au gouvernement.Voilà.

La population indigène fournit le personnel, les administrateurs, les bureaucrates et les soldats sous le commandement de l’autorité hiérarchique des colonisateurs.

Le colonialisme classique inclut également le contrôle complet et la
direction de l’économie indigène par l’entité coloniale afin d’acquérir
les ressources naturelles, la main d’œuvre bon marché –ah, la main d’œuvre bob marché !- et l’accès aux marchés pour les intérêts capitalistes industriels et commerciaux du colonisateur. Ben oui, tant qu’à faire Cette caractéristique est présente dans le colonialisme classique comme dans le néo-colonialisme.

Alors, les caractéristiques de ce qu’on appele néo-colonialisme : «L’essence du néo-colonialisme est que l’état qui y est assujetti est en théorie indépendant et présente tous les signes extérieurs de la souveraineté internationale. En réalité son système économique et sa politique sont dirigés de l’extérieur. » Irak, Afghanistan, tout-qui-se-tend et se détend, on connaît la combine.

Y a des variantes nombreuses du nouveau colonialisme, avec comme élément central la pénétration économique par laquelle les vieilles puissances coloniales gardent le pouvoir sur leurs anciennes colonies.
« Les méthodes et la forme de cette direction peuvent prendre de diverses
formes. Par exemple, dans un cas extrême les troupes de la puissance impériale peuvent mettre en garnison le territoire de l’état néo-colonial et commander son gouvernement. Plus souvent, cependant, le contrôle néo-colonialiste est exercé par des moyens économiques ou monétaires. »

L’agression actuelle contre la Libye devrait être condamnée sans réserve
par tous les partis progressistes. C’est une guerre de capitalistes.
L’ordre impérialiste global qui s’est dessiné dans les années 1880 et
continue de nos jours est le plus grand ennemi des droits de l’homme et le
gouvernement des États-Unis est, pour reprendre l’expression du Dr. Martin
Luther King Jr., «le plus grand pourvoyeur de violence dans le monde actuel.»

Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée ) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent.

Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller.

‘Core lui ! Damned !

Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne.

L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort – né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président.

Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur.

Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européenne qui finacera l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance.

C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique.

Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine.

C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central.

C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA , l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.

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Damned ! Encore lui !











Bien qu’un recours à la force ait effectivement été autorisé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, il convient de lire attentivement la résolution 1973 pour mesurer les conditions de ce recours. Le texte prévoit un usage de la force dans deux cas précis. Tout d’abord, « pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne », ensuite « pour faire respecter l’interdiction de vol imposée » dans la même région. Toute intervention ne respectant pas ces deux objectifs enfreindrait donc le droit international.

La guerre contre la Libye est une guerre dont les enjeux ne sont pas humanitaires. Elle a été entreprise sans tentatives préalables de résolution pacifique et rien ne laisse penser qu’elle améliorera la situation sur place. Une telle guerre n’est ni juste ni morale, et de plus, de surcroit et en outre complètement illégale.


 

A propos Frédéric Baylot

MÉDITACTION, BANDE DESTINÉE & POLÉTHIQUE « Fer senzill i lleuger, per més serenitat i alegria. » http://frederic.baylot.org/
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