Arrêt cardiaque – La défibrillation : “ Premier geste de survie ”

 Actualités Ma ville  Poitiers 12 avril 2011
Étienne Leroy est médecin chef au service départemental d’incendie et de secours (Sdis).
L’utilisation d’un défibrillateur en cas d’arrêt cardiaque pourrait “ multiplier le taux de survie par six ”, selon Étienne Leroy, médecin chef des pompiers.
Depuis le début du mois de mars, Étienne Leroy, médecin chef des sapeurs-pompiers de la Vienne a reçu vingt-cinq demandes d’installation de défibrillateurs par des communes du département. « Un chiffre énorme » qui traduit une démocratisation de cet appareil.
Placé généralement dans les lieux publics à forte concentration de population, le défibrillateur reste aujourd’hui le « premier outil de survie en cas de défibrillation ». Depuis deux ans, les défibrillateurs sont de plus en plus en nombreux et de plus en plus visibles. Pourquoi ce sursaut de conscience ?
Ce sont les pays scandinaves et anglo-saxons qui ont été les précurseurs dans ce domaine. Le taux de survie d’un patient après un arrêt cardiaque s’il n’est pas traité rapidement oscille entre 2 % et 6 %. Grâce à l’utilisation précoce d’un défibrillateur, il peut y avoir entre 12 et 15 % de survie supplémentaire. C’est en voyant ces chiffres que les autres pays, dont la France, ont décidé de démocratiser cet appareil.
Combien de défibrillateurs sont installés dans le département ?
Il n’y a pas de chiffres exacts sur le nombre de défibrillateurs en Vienne. Mais une chose est sûre, c’est que je ne passe pas une semaine sans recevoir un appel d’un maire qui veut en installer un dans sa commune (NDLR. : le Sdis oriente les maires et donne son accord sur les lieux d’implantation et les conditions de fonctionnement des défibrillateurs).
Aujourd’hui, est-ce que les défibrillateurs sont utilisés fréquemment par ces secouristes d’un jour ?
Pas assez selon moi. Les gens sont encore réticents à utiliser ce genre d’appareil.
D’où vient ce blocage ?
Beaucoup pensent que pour faire un geste de soin, il faut être du milieu médical. On entend souvent : “ Je ne veux pas l’utiliser car je n’ai pas été formé pour ça, j’ai peur de faire une bêtise ”.“ Des réticences à utiliser un défibrillateur ”
Mais est-ce que tout le monde est réellement en mesure d’utiliser un défibrillateur ?
Bien sûr, c’est un outil simple d’utilisation et très intelligent. Il explique pas à pas la démarche au secouriste novice. Si les gestes de survie ne sont pas faits, la machine le détecte et répète d’une manière différente pour que la défibrillation ait lieu le plus rapidement possible.
Il y a encore des lieux publics qui ne sont pas équipés. Trouvez-vous cela normal ?
Il faudrait des défibrillateurs dans chaque commune, chaque endroit où il y a une concentration de population importante comme les stades, les gymnases ou les salles de fêtes. Mais vu le rythme soutenu des demandes, je pense que dans quelques années, nous atteindrons cet objectif.
Clément Fouquet  la Nouvelle République  
 
 

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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