Les Français de plus en plus séduits par l’homéopathie

 Un tube d’arnica après un coup ou une bosse, trois granules de Nux vomica contre les maux de ventre, de l’Oscillococcinum en cas de symptôme grippal… Pour beaucoup de Français, le recours à l’homéopathie est devenu un réflexe.
 Cinquante-trois pour cent l’ont utilisée en 2010, contre 39 % six ans auparavant, selon une étude de l’institut Ipsos réalisée en juin 2010 pour les laboratoires Boiron, l’un des leaders du secteur. Huit Français sur dix ont déjà pris des médicaments homéopathiques.
Les ventes de ces produits, ceux qui sont remboursés par le régime général de l’assurance-maladie, ont été stables en 2010. Quelque 87 millions de boîtes ont été vendues, soit environ 3,5 % du volume total (2,5 milliards de boîtes), selon des chiffres de l’assurance-maladie.
« Malgré les déremboursements et les attaques contre l’homéopathie, le public continue de lui faire confiance. Beaucoup de mamans viennent à l’homéopathie pour leurs enfants », explique le docteur François Hibou, responsable de la communication médicale des laboratoires Weleda. « L’une des difficultés est de trouver un bon médecin homéopathe », poursuit-il.
« Complémentarité »
Inventée en 1796 par le médecin allemand Samuel Hahnemann, l’homéopathie a toujours ses adeptes et ses détracteurs, mais « elle s’est banalisée ». « Il n’y a plus l’allopathie d’un côté, l’homéopathie de l’autre. On est de plus en plus dans la complémentarité », constate Jean-François Rufol, directeur des relations extérieures de Boiron. Les quatre principales raisons d’avoir recours à l’homéopathie, selon Ipsos : ce sont des médicaments naturels (65 %), ils permettent d’éviter les médicaments « chimiques » (49 %), ils sont efficaces (48 %) et ils sont pratiques. Le profil du consommateur a évolué : les hommes y recourent de plus en plus, 48 % en 2010 contre 27 % en 2004.
Si elle est souvent utilisée pour les petits maux de la vie courante, l’homéopathie est de plus en plus intégrée dans le traitement thérapeutique des cancers. « Trente à 50 % des patients atteints par cette maladie se tournent vers des médecines complémentaires, dont l’homéopathie », explique Gilles Chaufferin, directeur général adjoint de Boiron.
Mais seule une minorité de patients en parlent à leur oncologue. Or il faut veiller aux interactions entre ces médecines complémentaires et les médicaments conventionnels. Il est donc vivement recommandé d’en aviser son médecin.
Pascale Santi Article paru dans le Monde édition  abonnés du 19.04.11

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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