Et si derrière le tohu-bohu général fermentait en fait une Renaissance mondiale ?

Dossier thématique du Magazine Clés – lettre du 25 mai 2011

L’idée nous trottait dans la tête bien avant le printemps arabe. Vivons-nous une nouvelle Renaissance ? Les parallèles entre le XV° siècle et notre temps sont tentants. Internet amplifie les communications comme le fit l’imprimerie, mais à la puissance mille.
Le surgissement des nouvelles puissances économiques déplace le centre de gravité du monde. La liberté individuelle impose le marché mondial avec sa puissance et ses injustices. Il a suffi de moins que ça à la Renaissance pour faire bifurquer l’histoire.
Pas d’angélisme : tout cela se produit, comme il y a 500 ans, dans le fracas et la tourmente d’un accouchement parfois monstrueux – à l’époque, début de l’holocauste des Amérindiens et guerres de religion ; aujourd’hui, destruction de la biosphère, doute sur le nucléaire, crises énergétique et alimentaire – pour ne prendre que quelques exemples, tous terribles.

Pour comprendre où ces parallèles peuvent nous mener, nous avons consulté différents penseurs, historiens, anthropologues, prospectivistes, philosophes. La plupart ont plutôt bien accueilli notre métaphore d’une « nouvelle Renaissance », l’organisant autour de six axes :
- les nouveaux moyens de communication télescopent l’espace-temps,
- le basculement géopolitique remodèle la planète,
- la mondialisation se poursuit, inexorable, dissymétrique, mais porteuse de rêves planétaires,
- la prise de conscience de la finitude des ressources se généralise,
- le doute envahit tout,
- la question éthique remet en cause l’individualisme devenu pathogène au profit d’un nouvel altruisme.

Voici la présentation de ces six axes qui étayent cette enquête. 

 

Dossier réalisé par Jean-Louis Servan-Schreiber et Patrice van Eersel.

Sommaire du dossier « Vivons-nous une nouvelle Renaissance ? »

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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