Gestion des forces de sécurité : Les magistrats de la Cour des comptes « consternés » par les accusations de partialité

 Ils « s’élèvent contre ces assertions de nature à jeter un doute sur (leur) indépendance ».
Les magistrats de la Cour des comptes se défendent face aux accusations de la droite
 
 La Cour des comptes éreinte dans un rapport publié jeudi la gestion des forces de sécurité et met en doute la baisse de la délinquance depuis 2002, date de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur, s’attirant une réponse cinglante de la place Beauvau. (c) Afp
Les magistrats de la Cour des comptes se sont « élevés » vendredi 8 juillet contre les réactions virulentes du gouvernement et de la majorité après la publication d’un rapport sur la gestion des forces de sécurité, défendant leur impartialité et leur indépendance.
« L’association des magistrats de la Cour des comptes a pris connaissance avec consternation de certaines réactions », affirme-t-elle dans un communiqué. Une telle prise de position de la part des magistrats a été qualifiée d' »exceptionnelle » par le président de l’association des magistrats et anciens magistrats de la Cour des comptes, Jean-Luc Lebuy, interrogé par l’AFP.
« Ces réactions mettent en cause l’impartialité de certains magistrats et rapporteurs et n’hésitent pas à évoquer une politisation des travaux de la Cour », ajoute l’association, qui « s’élève contre ces assertions de nature à jeter un doute sur l’indépendance » de la juridiction financière.
Mise en cause 
La Cour des comptes a éreinté dans un rapport publié jeudi la gestion des forces de sécurité et mis en doute la baisse de la délinquance depuis 2002, date de l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur.
Elle s’est attirée une réponse cinglante du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, qui a fustigé des « inexactitudes, erreurs d’analyse, oublis » et manque « d’objectivité ».
Plusieurs responsables de la majorité ont aussi mis en cause l’impartialité du rapport. Quelque 90 députés UMP et Nouveau Centre ont écrit au premier président de la Cour des comptes, l’ex-élu socialiste Didier Migaud, pour « condamner » une politisation de l’institution.
 Nouvel Obs  – AFP  8 juillet 2010

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