Anonymous sème la pagaille et récolte toujours plus de données

Ecrans– lundi 25 juillet 2011  – Julie Hamaïde 
Après l’OTAN, l’Italie et l’Autriche. Les « hacktivistes » d’Anonymous ont attaqué hier les serveurs de la « Police italienne anticriminelle sur la toile » (le Centro Nazionale Anticrimine Informatico per la Protezione delle Infrastrutture Critiche, CNAIPIC). Dans un communiqué, les pirates disent être tombés sur une « boîte de Pandore ». Ils révèlent être en possession de plus de huit gigaoctets de données, prêts à être publiés sur Twitter via les comptes d’Anonymous et de Lulz Security.

Les hackers présentent le CNAIPIC comme une « organisation corrompue » qui a rassemblé de nombreuses données informatiques « utilisées pour conduire des opérations illicites de services de renseignement étrangers et assouvir la soif de pouvoir et d’argent d’oligarchies ; jamais pour aider les enquêtes en cours ». Certains documents compromettants devraient donc être publiés dans les jours à venir.
En Autriche, ce sont les données bancaires de 96000 personnes qui ont été saisies après l’attaque, aujourd’hui, du site de l’organisme collectant la redevance audiovisuelle (GIS). Dans un communiqué, le GIS précise avoir « déjà commencé à informer personnellement les clients concernés et leur conseille de vérifier les mouvements sur leur compte bancaire ». Le Service fédéral de protection de la Constitution et de lutte contre le terrorisme compte porter plainte, poursuit l’organisme.
  Sur Twitter, Anonymous publie la décision rendue par le Tribunal de l’Alabama – DR  
De son côté l’Otan déclare avoir ouvert une enquête sur l’attaque informatique subie la semaine dernière, tandis que le FBI se fait corriger par un tribunal américain. En effet, parmi les quatorze personnes arrêtées, suspectées d’être liées au piratage de Paypal en décembre dernier, certaines ont été libérées sous caution. Sur le site américain Bay Citizen, Drew Ellis, un des suspects, programmeur informatique de 26 ans, raconte sa libération. Le jeune homme a été relâché sous caution, après avoir autorisé le FBI à installer un logiciel de surveillance sur son ordinateur personnel. Une condition imposée par le gouvernement qui vient d’être critiquée par un tribunal de l’Alabama. « Alors que le FBI a la capacité de surveiller les activités numériques, ce genre d’outils et de techniques ne sont ni acceptés ni appropriés avant que le procès ait eu lieu. » Une nouvelle victoire qu’Anonymous s’est empressé de relayer sur son compte Twitter.

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