Quelque 500 personnes, dont une foule d’anonymes, ont rendu un dernier hommage à David Servan-Schreiber

 Dernier hommage de centaines de lecteurs anonymes à David Servan-Schreiber
Quelque 500 personnes, dont une foule d’anonymes, ont rendu un dernier hommage mercredi en fin d’après-midi en l’église Saint-Eustache à Paris au neuro-psychiatre David Servan-Schreiber, décédé dimanche à 50 ans d’un cancer.
L’office religieux s’est déroulé en présence de la famille Servan-Schreiber et de personnalités dont Claude Greff, secrétaire d’Etat à la Famille, les anciens ministres Olivier Stirn et François Bayrou et les écrivains Régis Debray et Joël de Rosnay.
Coprésidant la messe, le père Alain de la Morandais a rappelé « le courageux et brillant combat contre la maladie » du défunt, victime d’une grave rechute d’un cancer cérébral apparu en 1992. « Les 3 mousquetaires ont perdu leur d’Artagnan », a dit son oncle Jean-Louis Servan-Schreiber, la voix brisée, évoquant les frères de David (Franklin, Emile et Edouard) qui, au premier rang, entouraient leur mère Sabine, veuve de Jean-Jacques Servan-Schreiber.
« Jamais tu n’auras cessé de découvrir et de partager pour le bien-être de tous », a ajouté Jean-Louis Servan-Schreiber. Prenant à leur tour la parole devant le catafalque, Jean-Marc Cosset, chef du département honoraire de radio-thérapie de l’Institut Curie, et le professeur Jonathan Cohen, directeur de l’institut de neuro-sciences de l’université américaine de Princeton, ont remercié David Servan-Schreiber « pour sa contribution exceptionnelle à la lutte contre le cancer en mettant en lumière une approche nouvelle alimentaire et psychologique, en plus des traitements classiques », estimant que ses livres « guideront pour toujours le public dans leurs combats les plus intimes ».
Emile, frère du défunt, a confié que David Servan-Schreiber a offert à ses proches « une expérience de mort réussie (…) en restant fort et rassurant pour être utile jusqu’au bout ».
A la fin de l’office, des centaines d’anonymes qui avaient pu assister à l’office, se sont signés ou ont salué le cercueil du médecin et écrivain.
« Je l’ai découvert avec son premier livre +Guérir+. Il a changé ma façon d’aborder la vie. J’ai beaucoup d’admiration pour son intelligence, son humanité et sa sensibilité », a confié à l’AFP Claude Louise, une retraité parisienne, à l’unisson des anonymes présents. « Je voulais être là pour le remercier. C’était un grand médecin généreux », a ajouté Yvette C., 62 ans.
A la fin de la messe rythmée par les grandes orgues et des chants grégoriens, le cercueil de David Servan-Schreiber a été longuement applaudi sur le parvis. En guise d’adieu, la famille et les proches amis ont entonné le célèbre air de music-hall « It’s a long way to Tipperary ».
Une autre messe suivie de l’inhumation dans l’intimité familiale, aura lieu jeudi à Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime).
 TV5MONDE PARIS (AFP) – 27.07.2011 © 2011 AFP
 
 

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