L' »entarteur » de Rupert Murdoch condamné à six semaines de prison

AFP/L’Express – 2 août 2011

L'"entarteur" de Rupert Murdoch condamné à six semaines de prison

Jonathan May-Bowles, l' »entarteur » de Rupert Murdoch, le 2 août 2011 à Londres

LONDRES – L’auteur de l' »entartage » du magnat des médias Rupert Murdoch, lors de son audition en juillet devant une commission parlementaire britannique sur le scandale des écoutes téléphoniques, a été condamné à six semaines de prison mardi à Londres.

Jonathan May-Bowles, un comique britannique de 26 ans dont le nom de scène est « Jonnie Marbles », devra purger au moins la moitié de sa peine. Il a également été condamné à une amende de 250 livres (285 euros ou 407 dollars).
« Vous avez assisté à l’audience (de la commission parlementaire) avec un seul objectif, celui de perturber les débats », a déclaré la juge Daphné Wickham. « Vous êtes venu pour demander des comptes à la victime et l’avez agressé en bondissant sur lui avec cette assiette de mousse à raser », a-t-elle ajouté.
Les débats de la commission se déroulaient avec « dignité » jusqu’à l’attaque, a estimé la juge qui a expliqué avoir tenu compte du fait que « l’entarteur » n’avait jamais été condamné auparavant.
Par son geste, Jonathan May-Bowles souhaitait exprimer son « dégoût » face au scandale des écoutes pratiquées par le tabloïd News of the World du groupe Murdoch, a expliqué à la presse l’avocat du jeune homme, Tim Greaves, à l’issue de la décision du tribunal.
« Il voulait exprimer son avis et celui, selon lui, de l’opinion publique sur toute cette affaire », a-t-il déclaré, ajoutant que l’attaque se voulait un acte de protestation « humoristique ». « L’entartage remonte aux années 1900, c’est reconnu comme un forme de protestation », a-t-il expliqué.
Lors de sa plaidoirie, Tim Greaves a avancé le fait que l' »entartage » n’avait pas blessé Rupert Murdoch, mais la juge a estimé que cela n’avait été évité que grâce à l’intervention de tierces personnes.
L’affolement avait régné pendant quelques secondes au cours de l’audition de Rupert Murdoch, le 19 juillet dernier, devant une commission parlementaire dans le cadre du scandale sur les écoutes téléphoniques au tabloïd News of the World, qui éclabousse aussi bien l’empire Murdoch que la police et le monde politique britannique.
Jonathan May-Bowles avait lancé une assiette pleine de mousse à raser, dissimulée, semble-t-il, dans son sac, en direction du puissant patron de presse, lui criant: « Vous n’êtes qu’un sale milliardaire ».
Sur les images retransmises par les télévisions, on avait alors vu l’épouse de Rupert Murdoch, Wendi Deng, se lever d’un bond, le poing tendu pour frapper l’agresseur. L' »entarteur » n’avait finalement réussi qu’à tacher partiellement la veste du magnat américain, provoquant une brève interruption des débats.
 
Le vieil entarté…

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