Comment trouver de l’argent quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Extrait du « Diable Rouge* », cela se passait il y a 4 siècles !…  

Déjà dit souvent mais on ne s’en lasse pas… 

*Le Diable rouge est une pièce de théâtre écrite par Antoine Rault et mise en scène par Christophe Lidon. La pièce retrace les derniers mois de la vie de Mazarin, principal ministre du jeune roi Louis XIV dont il achève la formation de souverain. 

Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…  

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat…, lui, c’ est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette! Tous les Etats font ça. 

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ? 

Mazarin  : On en crée d’autres. 
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà. 

Mazarin : Oui, c’est impossible. 

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres. 

 Colbert : Alors, comment fait-on ? 

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres! c’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus! Ceux là,  plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… c’est un réservoir inépuisable. 

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Citation de Jean-Baptiste Colbert : “ L’art consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avant d’obtenir le moins possible de cris.”

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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