La défense des droits de certains citoyens …

  Le meilleur des mondes 10.08.2011 Blog Nouvel Obs
Roudoudou, le pauvre, était bien ennuyé. Il se faisait fort de réformer le pays en répondant aux voeux de ses amis, les Guéant, les Marianni, les Buisson et les autres, qui espéraient bien faire de la France une sorte d’autocratie dont les sujets n’auraient plus eu que quelques maigres droits chichement mesurés et limités.
Malheureusement pour lui, quatre institutions veillaient au grain et pouvaient, à l’occasion, freiner ses dérives par trop enragées et celles, consécutives et subséquentes, des services de l’Etat qu’il avait pris soin de noyauter : le Défenseur des enfants, le Médiateur de la République, et surtout la Commission nationale de déontologie de la sécurité, qui devait nous protéger du zèle excessif de la flicaille, ainsi que la Haute autorité de lutte contre les discriminations, qui ronchonnait un peu quand on s’en prenait trop ouvertement au principe d’égalité des citoyens.
Zap ! Un trait de sa plume royale a suffit pour raccompagner ces enquiquineurs aux frontières de la bienséance bourgeoise. Une bonne chose était faite, mais il fallait trouver un truc pour montrer que c’était là un magnifique progrès, une amélioration grandiose de la protection d’un Etat de droit.
La recette pour entretenir cette fiction ? Fusionner les quatre organisations dérangeantes en une seule, invisible et inopérante, menée dans le droit chemin par un « Défenseur des droits » imperceptible et modéré. Le 22 juin dernier, Zébulon trouvait le personnage idoine et nommait Dominique Baudis à la haute fonction de protecteut bling-bling des rares permissions encore accordées à la plèbe du royaume.
Hier, « Le Monde » nous donnait cette information rassurante : « L’équipe du Défenseur des droits est au complet, mais sans membre de l’opposition ». Chic ! On a trouvé assez de godillots pour aider Monsieur Baudis à préserver certains droits. Droit des riches à s’empiffrer sur le dos des pauvres, droit des flics à cogner sur les mécontents, droit des pandores à virer consciencieusement les exotiques, droit des incapables à vider les caisses de l’Etat, etc., etc., etc.
Vive la République !
 François Ribard 
On peut lire ! 10 août 2011 http://libertes.blog.lemonde.fr/

L’équipe du Défenseur des droits est au complet, mais sans membre de l’opposition

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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