Santé –maladies cardiaques : Rire, manger du chocolat, ne pas travailler trop, c’est bon pour votre coeur

Selon plusieurs études, le style de la vie et un régime alimentaire adéquats sont les meilleurs moyens de prévention contre les maladies cardiaques.
 
Déjà connu pour ses effets euphorisants et antioxydants, le chocolat pourrait réduire les risques cardiaques.
En 2030, 23.6 millions de personnes devraient succomber à une maladie cardiaque, soit 6 millions de plus qu’aujourd’hui. Réunis cette semaine en congrès à Villepinte (Seine-saint-Denis), des cardiologues européens ont suggéré des activités favorisant la bonne santé du coeur : regarder des films drôles, manger du bon chocolat, limiter le stress et les heures au travail, appuyer fort sur les pédales de son vélo. 
Rire est bon pour le coeur
Il y a une dizaine d’années, des chercheurs de l’Ecole de médecine de Baltimore ont constaté que les personnes souffrant d’un problème cardiaque avaient moins le sens de l’humour. Preuve que le rire peut affecter directement la fonction vasculaire ? Ils avaient alors présenté à des personnes, des passages d’un film grave, en l’occurrence « il faut sauver le soldat Ryan » et des extraits d’un film drôle. Résultat : un resserrement des parois des vaisseaux lors du film grave, et au contraire, une expansion des parois lors du film drôle.

La différence du diamètre des vaisseaux était de 30 à 50% , « similaire au bénéfice qu’on peut retirer de l’exercice ou de l’usage de statines » (médicaments prescrits préventivement pour le coeur), selon Michael Miller, directeur du Centre de cardiologie préventive. « Rire régulièrement est sans doute un élément d’un mode de vie sain pour éviter la maladie cardiaque ».

Le bon chocolat aussi.. mais avec modération
Déjà connu pour ses effets euphorisants et antioxydants, il pourrait réduire les risques cardiaques.

Le Dr Oscar Franco et son équipe, de l’Université de Cambridge, ont passé au crible sept études et classé les quelque 100.000 participants, en fonction de leur consommation de chocolat. Dans cinq études, « les plus hauts niveaux de consommation de chocolat étaient associés à une réduction de 37% du nombre de maladies cardiaques et de 29% des AVC, par rapport aux plus bas niveaux de consommation ». La consommation de chocolat n’a toutefois pas d’impact notable  sur les infarctus.

Ces résultats doivent cependant être pris avec prudence, dans la mesure où le chocolat est gras et sucré et qu’en consommer trop peut favoriser la prise de poids, le diabète… et la maladie de coeur. Les chercheurs ont suggéré de développer la production de chocolats ordinaires moins gras et moins sucrés.

 Le travail, c’est la santé ?
Un emploi « à haut niveau de stress », avec « des exigences fortes et un contrôle limité sur la manière d’y répondre » est à risque pour la santé cardiaque, selon une étude de Tea Lallukka, de l’université d’Helsinki. Et plus encore si cela est associé à de longues heures au travail.
Les personnes avec un emploi sont en général en meilleure santé que les chômeurs, sauf s’ils sont soumis à de fortes demandes et à des pressions excessives, durant de longues périodes.
Pédaler fort
Pour garder son coeur en forme, les cardiologues suggèrent encore un effort particulier : faire du vélo, certes, mais de façon intense, selon une étude conduite par le cardiologue danois Peter Schnohr. Par rapport aux hommes qui pédalent tranquillement, ceux qui appuient fort sur les pédales survivent 5,3 années de plus, et ceux qui font des efforts modérés, 2,9 années de plus. Ce qui vaut pour toutes les causes de mortalité, mais particulièrement pour celles causées par des problèmes cardiaques.

Chez les femmes, les différences sont un peu moindres, de 3,9 et 2,2 années de plus.

 Lundi 29 août 2011 à 16h26 | Par Sudouest

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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