Petit conte Zen à l’usage de ceux qui se posent des questions sur l’utilité de leur engagement

Tradition : contes des moines
Un médecin avait pris l’habitude de suivre les soldats sur le champs de bataille et d’y ramasser les blessés qu’il soignait efficacement, avec dévouement et compassion.
Hélas, aussitôt guéris, ceux-ci retournaient à la guerre, se faire blesser à nouveau ou pire, se faire tuer.
Après avoir vu se répéter nombre et nombre de fois ce scénario, le médecin sombra dans une noire dépression.
Comme il n’en pouvait plus, il alla consulter un maître Zen dans la montagne.
« Pourquoi, lui dit-il, continuer à essayer de sauver des vies qui, de toutes façons, seront perdues par leur propre vouloir; si mes connaissances médicales ont un sens , est-ce ainsi la bonne façon de les utiliser? »
Le maître lui fit signe de s’approcher et lui chuchota quelque chose dans l’oreille.
Aussitôt, le médecin se mit à sourire.
Il redescendit en sautillant le sentier de la montagne en se répétant avec allégresse : « Parce que je suis médecin, parce que je suis médecin ! »

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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