Procès: ‘’C’est la faute à la crise!‘’, Ben voyons…

« Ce Que Je Pense » Guy-Alain Bembelly – 26 septembre 2011
Tribunal…
‘’Ici on ne fait pas de politique, Messieurs ! On fait du droit pénal‘’, lance M. Jean-Claude MAGENDIE, le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris qui va tenter  de comprendre comment ce gouvernement a pu laissé filer les comptes publics de la France au profit des Banques et organismes financiers depuis 5 ans.
Le Président de la 5e chambre du tribunal correctionnel n’a pas ménagé les prévenus, poursuivis pour ‘’Mauvaise gestion des fonds publics‘’.
C’est suite à la plainte déposée par les avocats de Mme LaCrise, et sur un avis d’experts indépendants, et à un Sénat majoritairement à gauche  que le Tribunal de Grande Instance de Paris à ouvert une information judiciaire (il y a quelque temps) pour Mauvaise gestion des fonds publics, absence de politique de régulation, faux en écriture des comptes publics, et délit d’appauvrissement de la République. Le dossier a été instruit par le Juge Renaud Van Ruymbeke.
‘’C’est la faute à la Crise!‘’…
L’utilisation abusive de cette excuse est au coeur de ce procès. Pas (seule) responsable, Mme LaCrise a donc porté plainte avec le soutien des français (plus de 40 000 signataires de la pétition ‘’Ni Crise-Ni soumis‘’). Elle bénéficie du soutien des pays émergents à fort taux de croissance (1) et même des pays Africains (2) qui réalisent des taux de croissance supérieures à 5%. A peine 1.4% pour la France prévision 2012. Déficit public français 2011 : 98,5 milliards d’euros (soit 3123 euros par seconde).
Se basant sur le rapport de la Cour des Comptes qui épingle très lourdement le gouvernement accusé d’avoir laissé filer les dépenses publiques, et sur la base « des coefficients des agences de notation«  pour prouver le surendettement de la France, le tribunal devait entendre en ouverture de ce procès sans précédent, l’Expert comptable de la République sensé démontrer la spoliation de la France au profit de quelques banques et personnalités douteuses. Cette semaine, les témoins cités par la défense défileront à la barre.
Sur le banc des prévenus : Le 1er Ministre en exercice depuis 5 ans, les différents Ministres de l’économie et des finances dont l’actuelle Directrice Générale du FMI, les successifs Ministres de la Coopération (pour le volet transfert de fond en espèce, valises africaines, etc.), les Présidents des Banques (BNP-Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, la Banque Dexia pour ses emprunts toxiques aux collectivités locales), les responsables de l’AMF (Autorité des marchés financiers) entre autres organismes financiers, présumés responsables de la déliquescence des fonds publics. Entourés par leurs avocats, les prévenus observent un silence pesant. Dans la salle des pas perdus, où des rambardes empêchent tout accès à la Cour d’Assises, le brouhaha est à la hauteur de ce qui se joue dans ce procès.
Les avocats qui viennent de Paris,  de Taiwan, de Washington, sont d’emblée débordés par le contenu de ce procès. L’affaire est lourde comme ces valises à roulettes remplies des pièces de procédure.
A l’extérieur, Il y a du monde, des journalistes, la presse internationale campe depuis des jours pour couvrir ce procès dit Procès de la Crise. Les grands média ; CNN, ABC, Al Jazeera, la BBC,  Africa N°1, RFI sans compter les locaux (BFMTV, LCI, iTélé, France24). Avec donc des allures du procès Madoff, les quelques badauds, entre autres blogueurs se bousculent pour les quelques places encore disponibles dans l’enceinte du tribunal.
Ambiance calme, mais grave. Les camions de CRS dorment sur le parking du tribunal. Des écrans géants de part et d’autre de la cour. Un système de visioconférence a été installé pour l’avis des experts du monde de la finance.
Après l’installation des jurés et de leurs remplaçants, le Président de la cour a demandé de débattre de la question de la publicité des audiences. L’avocat de la principale partie civile, arguant d’une jurisprudence européenne, a réclamé la levée du huis clos, pour ne pas verser dans ‘’une justice de complaisance‘’.
Les avocats des prévenus se sont accrochés aux droits de leurs clients Me Jean-Jean represente les intérêts du 1er Ministre et de son gouvernement, a rappelé le contexte particulier de ce procès. Pour Maitre Eolas l’avocat de Mme Lacrise, ‘’le véritable enjeu de ce procès est celui de l’indépendance de la Justice retrouvée!‘’
Vers 14 heures, le Président du tribunal prenait la parole pour prononcer la retransmission libre des débats de ce procès à la grande joie des blogueurs depuis la Comète à Bicêtre. Et les portes s’ouvraient pour de longues semaines d’une retransmission  publique pour le plus grand plaisir des quelques 65 millions de Français, constitués partie civile de ce procès.
Manque à l’appel, le principal intéressé, protégé par son immunité présidentielle.
Elle a bon dos la crise!

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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