Disparition de la kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix

 Nouvel Obs  26-09-11 à 08:13   

Le prix Nobel de la paix, Wangari Maathai, est décédée 

 
Récompensée en 2004 pour son engagement en faveur de l’environnement, la kényane est décédée des suites d’un cancer
Dans son combat pour l’environnement au Kenya, pays pauvre d’Afrique de l’Est, la militante s’était heurtée à la corruption et à la répression policière, et elle avait connu plusieurs fois la prison.
La kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004 pour son engagement en faveur de l’environnement, est décédée dimanche 25 septembre à l’âge de 71 ans des suites d’un cancer, a annoncé lundi le mouvement qu’elle avait fondé, le Greenbelt movement.
 
Elle était la première femme africaine à recevoir une telle récompense
 « C’est avec une immense tristesse que la famille du Pr Wangari Maathai annonce son décès survenu le 25 septembre 2011 après un long et courageux combat contre le cancer », indique ce mouvement sur son site internet.
En 2004, la militante s’était vu attribuer le prix Nobel de la paix pour le travail de son « Mouvement de la ceinture verte » qu’elle a fondé en 1977, devenant ainsi la première femme africaine à recevoir cette récompense.
Son mouvement, avec pour principal projet la plantation d’arbres en Afrique, vise à promouvoir la biodiversité tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société.

Cette organisation a planté depuis 1977 près de 40 millions d’arbres sur le continent.

Emprisonnée à plusieurs reprises
Elle a été la première lauréate d’un doctorat en Afrique centrale et de l’Est. Elle a dirigé la Croix Rouge kényane dans les années 70, puis été secrétaire d’Etat kényane à l’environnement entre 2003 et fin 2005.
Dans son autobiographie publiée en 2006 intitulée « Insoumise : l’histoire d’une femme », elle racontait comment, sous l’effet du changement climatique notamment, l’environnement s’était dégradé dans sa région du Mont Kenya.
Mais au-delà de son pays natal, Wangari Maathai avait étendu son combat pour l’environnement à toute l’Afrique. Ces dernières années, la militante s’était investie dans la sauvegarde de la forêt du Bassin du Congo en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde.
Dans son combat pour l’environnement au Kenya, pays pauvre d’Afrique de l’Est, la militante s’était heurtée à la corruption et à la répression policière, et elle avait connu plusieurs fois la prison.
Le Nouvel Observateur – AFP
 

A propos kozett

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