De l’incompétence à l’irresponsabilité…

Par Nicolas Dupont-Aignan le lundi, 10 octobre 2011

Le sauvetage de la banque DEXIA révèle à quel point nos dirigeants sont complices d’un système bancaire aux abois.

Une fois de plus l’Etat vient avec l’argent du contribuable au secours d’un établissement bancaire, sans pour autant imposer les contreparties indispensables.

C’est un véritable scandale. Rien sur la séparation des activités de marché et des activités de dépôt. Rien sur la responsabilité des dirigeants. Rien sur la réduction des rémunérations extravagantes et la distribution des bonus.

L’irresponsabilité générale d’une petite bande protégée par l’Etat est confortée. Et au même moment le Président de la République et le Premier Ministre nous expliqueront que les Français sont dispendieux, qu’il faut se serrer la ceinture, supprimer toujours plus d’enseignants dans les écoles, de policiers dans les commissariats !

Plus que jamais il est urgent de nettoyer au karcher ce secteur bancaire qui a failli à sa mission première qui est de financer l’économie réelle.

Contrairement à ce qui est répété, il y a dans les banques françaises des personnels tout à fait lucides sur les dérives passées et prêts à reprendre le flambeau.

Evidemment il n’est pas question pour moi de laisser tomber les épargnants. Il faudra bien, comme j’ai été le premier à le dire, recapitaliser nos banques. Mais il faudra le faire en en prenant totalement le contrôle avec :

– La participation active de l’Etat aux conseils d’administration ; – Le remplacement, les sanctions et selon les cas poursuites judiciaires de leurs dirigeants ; – La suppression des bonus et la division par 10 des rémunérations ; – La séparation enfin des banques commerciales et des banques d’investissement.

Il y a urgence si l’on veut retrouver une politique de croissance portée par des entreprises compétitives.

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On dirait du Mélenchon pur jus… vivement les primaires à droite qu’on se marre

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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