Contre l’oligarchie, la finance et les médias : Que faire ?

Fakir – 13 octobre 2011 –
Ils sauveront les banques avec nos retraites. Ils solderont les routes, les îles, les jardins publics au plus offrant. Ils spéculeront sur nos maisons, notre santé, notre éducation. Ils mettront, à force de stress, la moitié des travailleurs sous antidépresseurs – et l’autre moitié au chômage. Ils lèveront des impôts sur nos égouts, nos chaussettes, notre haleine – plutôt que de toucher à leurs bénéfices. Ils raseront les forêts. Ils videront les mers des thons, des baleines, des sardines. Ils pressureront les roches. Ils feront fondre les pôles. Ils noirciront l’Alaska. Ils réchaufferont l’atmosphère jusqu’à ébullition. Ils nous vendront un air coté en Bourse. Ils affameront des continents.
Le doute n’est plus permis : qu’on les laisse faire, et tout ça ils le feront. Voilà leur programme pour ne rien changer, ou si peu. Pour préserver leurs privilèges, leurs dividendes, leurs jets privés, leurs allers-retours en classes affaires. Pour se bâtir des ghettos sociaux, sécuritaires, climatiques – où les plus riches de nos enfants, les plus serviles, les plus laquais, seront admis en leur compagnie. Ils nous mènent là, tout droit. Comment on va faire, alors, pour leur retirer le pouvoir – et donc pour le prendre ?
Dans ce dossier, Fakir s’essaie un petit catalogue des impasses (« attendre l’écroulement », « miser sur les solutions locales », « cracher sur les partis », etc.) et des débuts de solutions (« ne pas cracher sur les syndicats, les partis, nous élever au dessus de l’époque… »)

Dans le nouveau Fakir en kiosques, un dossier est consacré à cette (vaste) question : que faire ? Que faire pour pulvériser l’oligarchie ? Que faire pour leur retirer le pouvoir – et donc pour le prendre ? Par les bombes ? La rue ? Les urnes ? Par où commencer ?
Extrait : réaction d’un lecteur  :
Guillaume, de Toulouse :
C’est bien d’être indigné, de se rassembler et de monter des actions quand un grand mouvement est lancé, mais c’est insuffisant. Qui fait après le travail au long cours de construction d’un outil fort syndical ou politique ? Là, il y a souvent moins foule, où les gens disparaissent parce que c’est certainement moins glamour (ou moins consensuel). Et après quand ils ressurgissent une fois que ça repart, ils se plaignent d’être manipulé. Ces gaillards, il leur faudrait de la révolution en boîte hors des partis, des syndicats et même de toute organisation. Ça ne peut pas marcher comme ça… Il faut que tous comprennent une bonne fois pour toute, qu’un mouvement ce n’est de base ni une teuf, ni un rassemblement identitaire de gauche, ni une possibilité d’évasion sociétale mais plutôt une construction ardue et sur le court-moyen et long terme qui demande des bras et surtout des cerveaux actifs tout le temps !

Une fois cela amorcé il se trouvera peut-être plus de forces vives qui seront réjouies et enthousiastes à l’idée de prendre une carte militante (au lieu de s’indigner individuellement), qui souhaiteront participer à une vie syndicale, une vie associative car ils seront convaincus qu’ils se réalisent, s’épanouissent à travers ces relations sociales qu’ils construisent. Alors oui, ça amène aussi à revoir peut-être l’organisation de nombreuses associations, syndicats et mouvements politiques mais ça ne me semble pas être un problème insurmontable. Et ça amène à sortir de ces douces « illusions libérales » avec un slogan comme : « Construire des liens qui libèrent ». Pourquoi ne pas prendre l’exemple de Fakir, comment on s’engage dans une activité associative, sortir de sa douce quiétude un peu moite de sa vie solitaire, les réticences au début, l’engrenage qui prend petit à petit et finalement un témoignage d’une personne qui s’est épanouie à travers ce type de relation sociale ?

A nous d’inventer des cadres d’interactions pour avoir vraiment ces « relations épanouissantes et libératrices » et amener petit à petit les gens qui nous entourent à en être autant convaincu, seul on est nous-mêmes mais on s’ennuie, ensemble, on peut rester nous mêmes mais qu’est ce qu’on s’amuse, on se réalise !

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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