L’Europe à l’épreuve de la crise grecque – Sommet de Bruxelles

Le Parisien 27 octobre 2011

EN DIRECT. Sommet de Bruxelles : «Pas d’accord sur quoi que ce soit», selon les banques

J.Cl., M.-L.W. et B.K. | | Mise à jour : 27.10.2011

 S’agissant de la dette grecque, la zone euro demande aux banques d’accepter une décote, c’est-à-dire des pertes, d’au moins 50%. Mais sur les 350 milliards d’euros de dette grecque, un tiers est entre les mains de créanciers publics (Europe et FMI) non concernés par cette décote. | Georges Gobet
A Bruxelles, les chefs d’Etat de la zone euro tentaient de se mettre d’accord dans la nuit de mercredi à jeudi pour assurer une survie à la monnaie commune, menacée par des divergences profondes. L’enjeu est plus vaste que de sauver la Grèce ou l’Espagne, c’est l’euro même qui est en jeu, voire toute la construction européenne.
 Il est probable que «les détails ne seront pas tous réglés lors du sommet», estimait mercredi soir Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro. Selon Angela Merkel, il restait «encore beaucoup de problèmes à régler». Une source diplomatique française fait preuve de plus d’optimisme, selon nos informations. La nuit s’annonçait longue. 
Les 27 pays de l’Union européenne sont tombés d’accord sur la recapitalisation des banques. A présent les 17 de la zone euro doivent aussi s’entendre sur l’accroissement de la capacité du Fonds européen de stabilité financière (FESF), afin d’éviter la contagion à d’autres pays, notamment l’Italie. Selon un projet est en cours d’élaboration, il s’agit de démultiplier sa puissance, plus de 1 000 milliards d’euros sont évoqués. Mais  aucun chiffre ne devrait être communiqué à l’issue du sommet.
Il est pourtant très attendu par les banques créancières de la Grèce, qui espèrent des garanties du FESF, alors que la France et l’Allemagne leur demande une décote «d’un peu plus de 50%» des valeurs qu’elles détiennent, soit quelques 100 milliards d’euro. Pour avancer sur ce pont d’achoppement, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont menacé d’aller eux-mêmes négocier avec les banques.
Les députés allemands ont donné leur feu vert en début d’après-midi à Angela Merkel en excluant une augmentation de la garantie apportée par l’Allemagne, première puissance économique et première contributrice du même coup. Ils rejettent aussi tout recours à la Banque centrale européenne, qui en fait déjà trop à leur goût, en achetant par exemple des obligations italiennes ou espagnoles. Mario Draghi, qui doit remplacer Jean-Claude Trichet à sa tête de l’institution a cependant laissé entendre que l’institution financière entend continuer à recourir à ces achats pour garantir la fluidité des marchés. La France, elle, non seulement approuve ces acquisitions mais souhaite que le FESF devienne une banque qui s’approvisionnerait auprès de la BCE.

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