L’enquête sur Bourgi et les « mallettes africaines » classée sans suite

Le Point – 16 novembre 2011
L’avocat a affirmé avoir transporté quelque 20 millions de dollars provenant de chefs d’État africains, pour les remettre à Chirac et Villepin.
L'enquête sur Bourgi et les "mallettes africaines" classée sans suite

 L’enquête préliminaire ouverte après les accusations de l’ex-conseiller officieux de l’Élysée Robert Bourgi sur la remise de fonds africains occultes à Jacques Chirac et Dominique de Villepin a été classée sans suite, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris. Dans une retentissante interview au JDD le 11 septembre, l’avocat avait affirmé avoir transporté à plusieurs reprises dans des valises des sommes provenant de chefs d’État africains, pour un montant de quelque 20 millions de dollars, pour les remettre à Jacques Chirac et Dominique de Villepin.
Les allégations de Robert Bourgi ne peuvent être confortées par un quelconque élément de preuve susceptible de motiver des investigations, a-t-on indiqué de source judiciaire. À supposer que les remises de fonds soient avérées, en raison de la période visée (1997-2005), l’infraction serait prescrite, a-t-on précisé.
L’ancien conseiller de l’ombre chargé des affaires africaines avait également accusé Jean-Marie Le Pen d’avoir lui aussi reçu des fonds occultes de chefs d’État africains pour financer sa campagne présidentielle de 1988. À la suite des accusations de Robert Bourgi, le parquet de Paris a diligenté, le 13 septembre, une enquête préliminaire, tandis que MM. Chirac et de Villepin ont dit leur intention de l’attaquer en diffamation…
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MSN Actualités – 16 novembre 2011
Cependant, dans l’ouvrage de Pierre Péan, « La République des mallettes », l’ancien « M. Afrique » de Jacques Chirac, le diplomate Michel de Bonnecorse, accuse M. Bourgi d’avoir remis en 2006 une valise avec de l’argent d’Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso « aux pieds du ministre de l’Intérieur » de l’époque, Nicolas Sarkozy.
Accusations « scandaleuses », avait réagi l’ancien secrétaire général de l’Elysée et actuel ministre de l’Intérieur Claude Guéant qui reconnaît des rencontres fréquentes avec M. Bourgi, « tous les mois » lorsqu’il était à l’Elysée, mais uniquement parce que l’avocat est « un bon connaisseur de l’Afrique ».
M. Bourgi a également été entendu le 5 octobre dans le cadre de l’enquête sur les « biens mal acquis » en France par des chefs d’Etat africains.
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Plus fort encore que la fraude à la Sécu, le non-lieu systématique, l’immunité d’Etat. Parfaitement légal et imparable ! 

Cependant qu’aujourd’hui on « tape » sur le petit, le sans-logis, le chômeur, le rmiste, le malade, on les tient à l’oeil, on taxe en faisant supporter une lourde dette, on exerce la menace de la rigueur pour lui faire payer les orgies, les abus, les voyages, les cadeaux de la France aux banquiers, aux spéculateurs et aux chefs d’états tortionnaires ! Comment ne pas devenir indignés..
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