Nucléaire : le culot du fauve Sarkozy par Guillaume Malaurie – François Hollande dénonce une « caricature » par Jefferson Desport

 Le culot Sarkozy n’a pas de bornes. Le même qui a demandé, voilà quelques mois, un audit sur le coût réel du nucléaire à la Cour des Comptes, et qui, se faisant,  reconnaissait que personne n’était en mesure d’y voir bien clair dans les comptes d’Areva et d’Edf , vient expliquer que fermer des centrales induirait « une augmentation du prix de l’énergie » et un « mouvement massif de délocalisation ».
 Il n’en sait rien. Car tout dépend des scénarios retenus. Et la Cour des comptes ne rendra son rapport qu’en janvier. La vérité, c’est que la France n’échappera pas à une hausse générale des prix de l’énergie. Celui de l’électricité d’abord, car les coûts de mise à niveau de la sécurité des centrales (entre 600 millions et un milliard par réacteur), le surcoût des deux EPR (Penly et Flamanville sans compter le Finlandais, dont les pénalités de retard seront bien un jour ou l’autre facturées à l’Etat), ou  encore les provisions pour les démantèlements à venir,  conduiront rapidement à un doublement, voire un triplement des tarifs. Tous les énergéticiens sérieux et indépendants en conviennent. 
 Mais ce sera aprés les Présidentielles de 2012.
Lire  la suite
Nouvel Obs  par Guillaume Malaurie vendredi, 25 novembre 2011
  * * * * *

Nucléaire : François Hollande dénonce une « caricature »

Sud-Ouest 26 novembre 2011 par Jefferson Desport
Accusé par Nicolas Sarkozy de vouloir détruire la filière nucléaire, le candidat du PS a aussitôt réagi. L’atome est clairement un enjeu de campagne
Accusé, ce vendredi, par Nicolas Sarkozy de vouloir détruire la filière nucléaire française, François Hollande n’a pas tardé à réagir.
Sur son compte Twitter, le candidat du PS à la présidentielle a en effet répondu à cette attaque: « Je préfère avoir cette vision équilibrée que d’être comme le candidat sortant dans une espèce de caricature. »
Pas question donc pour le député de Corrèze, qui était jeudi à Bordeaux, de se laisser enfermer, à la faveur de l’accord signé avec les Verts, dans le personnage de l’homme des cavernes. Celui qui ferait des bougies les halogènes de demain.
Ainsi, ajoute-t-il, toujours sur Twitter : « J’ai comme perspectives l’indépendance nationale, le pouvoir d’achat des Français et leur sécurité Le nucléaire restera la source principale. »
F.Hollande : Une manière de rappeler que la transition énergétique qu’il plaide ne signifie pas sortie du nucléaire.
Ce qu’a d’ailleurs redit, à Sudouest.fr mercredi, Bernard Cazeneuve, le député-maire de Cherbourg et porte-parole de François Hollande : « Ce qui caractérise la démarche de François Hollande, c’est la fermeté. C’est pour ça qu’il y autant de secousses chez les Verts. Il a refusé l’arrêt de l’EPR, il a refusé l’arrêt du retraitement, il a refusé l’arrêt du Mox, il a refusé la sortie du nucléaire, tout simplement parce que son projet ce n’est pas la sortie du nucléaire, c’est la transition énergétique. C’est la réussite du développement des énergies renouvelables, d’une industrie française des énergies propres, ce n’est pas de la destruction valeur, ce n’est pas la désindustrialisation. »
Et alors que dès mercredi, ce débat sur le nucléaire commençait déjà à se résumer à un bras de fer entre dangereux obscurantistes – les socialistes et les écologistes – et lumineux progressistes – l’UMP et ses alliés – , Bernard Cazeneuve précisait : « Cette idée qu’il y aurait d’un côté un président de la République qui serait soucieux de l’industrie et progressiste et de l’autre côté, une gauche obscurantiste, ca n’existe pas à l’épreuve des faits. Parce que ce quinquennat de Nicolas Sarkozy a été celui de la désindustrialisation de la France. »
Le député-maire de Cherbourg accusant, en outre, Nicolas Sarkozy d’avoir « cassé » le groupe Areva, un groupe créé par la gauche en 1997.
Une certitude jamais on n’aura autant parlé du nucléaire. La fin d’un tabou ?

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Débats Idées Points de vue, Ecologie, Economie, Energie, Politique, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.