Milliardaire : la France, tu l’aimes ou tu la quittes

Le Journal du Dimanche – dimanche 04 décembre 2011 –  Axel de Tarlé –
Riches héritiers, anciens patrons du CAC 40…, le magazine suisse Bilan publie la liste des plus grosses fortunes françaises exilées dans les cantons helvétiques. Et comme le disent les fiscalistes « Ce n’est pas que pour la beauté du lac Léman! »
 
Belle mentalité : « Prends l’oseille et tire-toi! » On ne peut s’empêcher de comparer avec Bill Gates, 59 milliards de dollars amassés, qui vit toujours à Seattle, dans l’État de Washington, et dit n’avoir plus qu’un but dans la vie : « Rendre à la société qui l’a fait riche. » L’Américain est reconnaissant à l’Oncle Sam. Le Français, lui, s’essuie les pieds sur Marianne, en expliquant que son pays est un « enfer fiscal ». Hum… Qu’on ne nous raconte pas d’histoire : toutes ces fortunes exilées n’en seraient pas là si elles n’avaient pas eu la chance de naître dans « l’enfer » hexagonal.
Mais si les milliardaires américains restent aux États-Unis, c’est aussi pour une raison toute simple : ils sont assujettis à l’impôt fédéral. Aux États-Unis, rien ne sert de fuir, où que vous résidiez dans le monde, vous devez payer au fisc l’impôt fédéral. Sinon, c’est la prison! Voilà une belle idée qui pourrait forcer nos grandes fortunes à tester leur patriotisme. Pourquoi ne pas instaurer, aussi, en France, un impôt fédéral? Sinon, on vous retire le passeport! Certes, on peut penser que certaines grandes fortunes n’hésiteraient pas à rompre avec leur pays, pour prendre, par exemple, la nationalité suisse. Gare… Car dans ce cas, ces exilés fiscaux ne pourraient plus profiter du régime fiscal suisse si attractif. On voit toute l’hypocrisie du système – le « forfait fiscal » de la Confédération n’est valable que pour les étrangers qui y résident! Les Helvètes, eux, en sont privés. Allez, hop, messieurs : payez vos taxes, comme tout le monde. Comme les pauvres !
 

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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