Insolite – Ancien juriste d’entreprise devenu magistrat , il dérobe une horloge dans les bureaux de la cour d’assises

Six mois de prison avec sursis pour le magistrat voleur de pendule

Un magistrat qui siégeait au procès Carlos et a reconnu avoir dérobé une horloge dans les bureaux de la cour d’assises a écopé mardi d’une condamnation à 6 mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable.
« Il n’y pas d’explication, il s’agit d’un moment d’égarement », a répondu d’une voix faible Dominique Gaboret-Guiselin, 63 ans, à la présidente Janine Drai qui l’interrogeait sur les raisons de son geste.
Au cours de cette audience de quelques minutes devant le juge chargé d’homologuer la peine proposée par le parquet, M. Gaboret-Guiselin a reconnu avoir, vendredi 9 décembre 2011, emporté une horloge qui se trouvait dans les locaux de la présidence de la cour d’assises où il siégeait comme assesseur supplémentaire au procès du Vénézuélien Carlos.
« J’ai moi-même restitué l’horloge », a-t-il rappelé à la juge, tandis que son avocat insistait sur le fait que ce n’est pas la présence de caméras de vidéosurveillance qui avait convaincu le magistrat de ramener l’objet, dès le lundi. Me Gyslain Di Caro a assuré que le magistrat avait toujours eu l’intention de rapporter l’horloge.
« Alors pourquoi l’avoir volée? », a insisté Mme Drai.
M. Gaboret-Guiselin a invoqué une « extrême fatigue ». Me Di Caro a ajouté que son client prenait des médicaments dans le cadre d’une « pathologie », dont il n’a pas précisé la nature, qui étaient susceptibles d’altérer son discernement.
Ancien juriste d’entreprise devenu magistrat il y a une dizaine d’année, M. Gaboret-Guiselin a fait valoir ses droits à la retraite au début de l’année, au terme d’une carrière « exemplaire », selon son avocat.
Pour Me Di Caro, la peine prononcée est « juste ».
La comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), dite « plaider-coupable », a pour objet d’éviter un procès à condition que l’intéressé reconnaisse sa culpabilité et accepte la ou les peines proposées.
Carlos a été condamné le 15 décembre à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 18 ans de sûreté, par la cour d’assises spéciale de Paris qui l’a jugé coupable de quatre attentats mortels commis en France en 1982 et 1983.
En tant qu’assesseur supplémentaire, M. Gaboret-Guiselin a assisté aux débats du procès mais n’a pas siégé lors du délibéré. Pour autant, une avocate de Carlos, Me Isabelle Coutant-Peyre, a écrit au début du mois au président de la cour d’appel afin de dénoncer un verdict affecté d’une « nullité d’ordre public ».
 TV5MONDE PARIS (AFP) – 17.01.2012 © 2012 AFP
 
 
 

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