Grand froid : le zoo de La Palmyre (17) contraint de fermer ses portes

 Sud-Ouest 12/02/2012 Par Didier Piganeau

Le froid perturbe les animaux du parc animalier des Mathes-La Palmyre. Certains doivent rester au chaud

Pas de cache-col aux zèbres
« Nous avons préféré fermer dès dimanche dernier à cause de la neige », explique Patrick Caillé, directeur du célèbre zoo crée par son père. « D’abord parce que les allées encore encombrées de neige ou de plaques de verglas sont dangereuses pour le public. Je n’ai pas envie que quelqu’un se casse la jambe. Ensuite, beaucoup d’animaux ne peuvent pas sortir et ce serait frustrant pour les visiteurs. Je ne vais quand même pas mettre un cache-col aux zèbres ! »
Donc, depuis bientôt une semaine, c’est le grand calme à bord de cette arche de Noé échouée en bordure de la forêt de la Coubre. Quelques rares pensionnaires, des spécimens habitués aux climats continentaux, restent silencieusement dans leur enclos en plein air. Les autres sont consignés dans les locaux.
Moins 8 degrés au thermomètre, la nuit, au milieu de la semaine. Un temps à ne pas mettre un éléphant dehors. « Tant que l’on a de la nourriture et du gaz, pas de problème, on peut patienter. Pourvu surtout que nous n’ayons pas de problème de ravitaillement en combustible à cause de l’état des routes », note Patrick Caillé. Car bien entendu, les locaux sont chauffés nuit et jour. Entre 12 et 15 degrés chez les girafes, 25 degrés chez les reptiles.
 
Reste que les animaux de la savane ou de la brousse ont besoin d’exercice. Les éléphants tournent dans leur abri comme des lions en cage. « Dès qu’il y a un peu de soleil l’après-midi, on les sort une heure ou deux pour qu’ils se dégourdissent les pattes. » Idem pour les deux rhinocéros et les antilopes, un peu surpris quand même de fouler cette poudre blanche et froide. « Pendant ce temps, le personnel en profite pour nettoyer et aérer leurs bâtiments », indique le directeur.
  
Le directeur du zoo de la Palmyre, Patrick Caillé, et les flamants roses, dans un décor polaire.
Les flamants roses, le froid. Ils gonflent leur plumage, économisent un peu leur ramage et attendent que ça se passe. L’essentiel est qu’ils aient les pieds dans l’eau pour chercher des grenouilles sans avoir froid aux pattes. Et pour éviter que la glace ne se forme dans leur bassin et autour de leurs grêles échasses, l’eau à 12 degrés coule en continu au pied de la falaise artificielle qui, poudrée de blanc, a des allures de pic himalayen. Au zoo de la Palmyre, on est habitué à gérer bien des situations, mais il est vrai que le froid polaire bouleverse un peu l’ordre des choses et le quotidien des pensionnaires…
Le bonheur des ours blancs
En revanche, les quatre girafes, cloîtrées dans leur local, devront attendre le dégel pour humer l’air frais. « Les girafes, c’est plus compliqué parce qu’avec leurs grandes pattes, elles risquent de tomber sur la neige et se blesser. » Les primates, eux, sont assez indifférents aux aléas climatiques hivernaux. Grand froid ou pas, ils passent de toute façon l’hiver dans leurs volières intérieures sans faire la grimace.
Mais il y a quand même quelques pensionnaires que cette froidure quasi sibérienne met en joie et qui sont bien plus à l’aise que sous une canicule saharienne… Les otaries, dans leur bassin d’eau glacée, sont à la fête. Et ne parlons pas de Tania, Mony et Tina, les trois ours blancs qui se vautrent avec délice dans la neige qui leur rappelle leur bonne vieille banquise. Des mois de février comme ça, ils en redemandent !

 Le froid polaire ne déplaît pas à tout le monde. Au zoo de la Palmyre, l’ourse Tania peut en témoigner ! Sur les berges de sa piscine transformées en banquise, elle était dans son élément PHOTO D. P.
 

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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