Arte samedi 18 février – Les chiens de guerre : ce documentaire raconte cette mission secrète, haletante et périlleuse menée telle une course contre la montre.

L’incroyable convoyage de plus de 400 chiens de traineau qui franchirent l’Atlantique pour venir épauler les soldats français enlisés sur le front des Vosges en 1915.
A l’issue du conflit, les chiens d’Alaska furent décorés de la croix de guerre pour leur conduite exemplaire. Une distinction unique dans l’histoire.
 Arte : un documentaire sur les autres Poilus de La Grande Guerre
En 1915, en pleine guerre mondiale, trois hommes partent chercher 440 chiens en Alaska.
C’est une histoire à la Jack London ; elle est pourtant bien réelle. Le documentaire “Nom de code: Poilus d’Alaska”, que diffusera Arte le samedi 18 février, revient sur le voyage de 10 milles kilomètres entrepris par trois hommes et 440 chiens.
En 1914, les soldats engagés en première ligne pour défendre la stratégique “ligne bleu des Vosges” sont coupés de leur base arrière à cause d’importantes chutes de neige. Il devient alors impossible de les ravitailler. La catastrophe est inévitable: des milliers de soldats périssent.
Un an plus tard, deux officiers qui ont vécu en Alaska avant le conflit proposent une solution pour éviter que la situation ne se reproduise: utiliser des chiens de traîneaux. En août 1915 le capitaine Louis Moufflet et le lieutenant René Haas, accompagnés du célèbre mushers Scotty Allan(conducteurs de traineaux), qui a inspiré Jack London pour son roman “L’appel de la forêt” partent donc pour l’Amérique du Nord. L’aventure commence. 
Le nouvel Obs 

Récit : L’histoire

Arte  – Nom de code : poilus d’Alaska – Un documentaire réalisé par Marc Jampolski
 Au cours de la Grande Guerre, plus de 400 chiens de traîneaux franchirent l’Atlantique pour épauler les soldats français. Une aventure encore jamais racontée… Un documentaire au souffle épique mêlant archives, entretiens et reconstitutions.

Présentation du film

Hiver 1914, massif des Vosges. La situation des soldats qui, en première ligne, défendent la très stratégique « ligne bleue des Vosges » est catastrophique : coupés de leur base arrière par d’importantes chutes de neige, il est impossible de les ravitailler en nourriture et en munitions. Le front résiste mais des milliers de chasseurs alpins y laissent la vie. Il faut absolument éviter que le désastre ne se reproduise l’hiver suivant, au risque, cette fois, de l’invasion totale du territoire français par les Allemands !
Deux officiers proposent alors au commandement de l’Armée des Vosges d’utiliser des chiens de traîneau. Pour avoir vécu en Alaska avant le conflit, le capitaine Louis Moufflet et le lieutenant René Haas connaissent en effet l’incroyable résistance de ces animaux capables de sillonner le grand nord sur des milliers de kilomètres. En août 1915, ils partent donc pour l’Amérique du Nord. Leur mission : ramener 440 chiens en France au plus vite. 10 000 kilomètres à parcourir sous la menace ennemie avec une meute de bêtes sauvages !
L’homme qui murmurait à l’oreille des chiens
Commence alors une incroyable aventure à laquelle s’associe dès le début le plus célèbre des mushers (conducteurs de traîneaux à chiens) : Scotty Allan, « l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens », celui qui inspira Jack London. À eux trois, ils constituent la plus grande meute de chiens jamais réunie au monde, traversent tout le Canada dans un train spécial, déjouent de multiples tentatives d’empoisonnement et d’assassinat organisées par les espions allemands, embarquent à Québec sur un vieux rafiot sauvé de la démolition, affrontent pendant quinze jours les tempêtes et les sous-marins ennemis et accostent enfin au Havre le 5 décembre 1915 ! Aussitôt débarqués, ils forment et entraînent les premiers équipages de chiens d’Alaska. Rapides, maniables et silencieux, ils permettent de tenir ou de reprendre tous les sommets des Vosges durant la Première Guerre mondiale.
L’aventure des Poilus d’Alaska fait partie de ces histoires oubliées où l’héroïsme individuel fait écho à la folie et la démesure du premier conflit mondial. À la manière d’une grande enquête, ce documentaire en livre le récit, assemblant les indices dispersés entre la France, l’Alaska et le Canada, des tranchées de 14-18 aux saloons du Klondike. Mêlant archives, entretiens et reconstitutions dans les somptueux paysages canadiens, ce documentaire raconte cette mission secrète, haletante et périlleuse menée telle une course contre la montre.
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Nom de code : poilus d’Alaska
Un documentaire réalisé par Marc Jampolski, écrit par Daniel Duhand, Marc Jampolski et Michael Pitiot
Coproduction : ARTE France, Bonne Pioche Télévision, Ideacom International, Radio Canada , ECPAD (France-Canada / 2011-90 mn

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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