Les obsessions du chef de l’Etat

Nouvel obs 09/03/2012

Sarkozy et l’argent : l’obsession Matthieu Pigasse

Le directeur de la banque Lazard France, coactionnaire du « Monde » et soutien de la gauche, insupporte le président.
Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard France, co-actionnaire du « Monde » et propriétaire des « Inrockuptibles ». (SIMON ISABELLE/SIPA)
Nicolas Sarkozy cite son nom à tout propos. Il en fait l’incarnation d’une gauche caviar qui l’insupporte, aussi riche que bien-pensante ! Directeur général de la banque Lazard France, propriétaire du magazine « les Inrockuptibles » et coactionnaire du « Monde », Matthieu Pigasse a tout pour énerver le président de la République.
 Il est quadragénaire, riche et désormais proche du candidat socialiste. « C’est moi qui suis l’ami de M. Bergé, propriétaire du « Monde », financier revendiqué de François Hollande, de M. Pigasse, richissime, mettant l’ensemble de ses moyens au service de M. Strauss-Kahn d’abord, puis de M. Hollande ?, s’est offusqué le président sortant pour mieux accuser son rival socialiste d’être « le candidat du système ».
Mais « l’obsession Pigasse » se manifeste aussi vis-à-vis des journalistes travaillant pour les journaux contrôlés par le fringant financier. « Toujours heureux de bosser pour Pigasse », les apostrophe, mi-figue mi-raisin, le président.
Spécialiste de la dette grecque, Pigasse, fan absolu du punk rock anglais des Clash, fait aussi œuvre d’essayiste. Déjà coauteur avec Gilles Finchelstein d’un essai, « le Monde d’après, une crise sans précédent », il publie « Révolutions » (Plon, sortie le 12 mars), où il plaide pour une relance de la construction européenne. Surprise : il n’y est pas du tout question de Nicolas Sarkozy. Encore un crime de lèse-majesté….
(Article publié dans « le Nouvel Observateur » du 8 mars 2012. Lire aussi « Nicolas Sarkozy, François Hollande : celui qui aimait l’argent, celui qui ne l’aimait pas… »)
 Par Sylvain Courage journaliste

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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