Des gesticulations en pagaille qui écoeurent les français

Une autre vie – samedi 17 mars 2012 – stef 
Le meeting à Lyon de Nicolas Sarkozy n’a été qu’une suite d’attaques à l’encontre de François Hollande. Menteur, cynique, ont été les mots utilisés pour décrire l’adversaire, laissant une impression de dégueulasserie, de mauvaise foi, qui me semblait crever l’écran.  
Depuis cinq ans que ce blog existe, nous avons, avec les camarades blogueurs, pourtant l’habitude des coups bas en politique, des petites phrases, mais nous atteignons ici des sommets. Nicolas Sarkozy ne s’interdit plus rien, il joue son va-tout au risque de tout perdre.
 Ça passe ou ça casse. C’est certainement ce qu’il doit se dire, lui qui a déjà largement anticipé sa défaite, avançant qu’il arrêterait la politique.
  Du coup il se lâche.
 Cela présente au moins deux avantages, sachant qu’il est peut être dans un baroud d’honneur, il ne se sent pas oppressé puisqu’il a déjà envisagé un plan B après le 6 Mai. Pas stressé par la défaite, il se présente décontracté dans les talk-show, comme hier soir dans « Le Grand Journal »sur Canal+ où il a pu rire de tout, et presque apparaître sympa. C’est si rare chez lui.
Un deuxième avantage, celui de pouvoir se permettre de dire ce qu’il veut, de proposer tout et n’importe quoi même des mesures politiques qui peuvent déplaire à son propre camp, il est décomplexé, il n’a plus de compte à rendre à personne, croit-il. 
Mais cela a chez Nicolas Sarkozy une mauvaise conséquence aussi. A trop se lâcher, le naturel revient au galop. Un naturel qui a pu plaire en 2007, un caractère, un style en rupture avec les dirigeants d’alors. Mais cinq après, les gens sont lassés de ces méthodes, pour ne pas dire de ce leader politique ; seule l’élection le dira.
Mais déjà, alors que les sondages ces deux dernières semaines peuvent se contredire, une donnée passe assez inaperçue, celle du désintérêt des français pour cette élection. 

Si les leaders politiques perdent ou gagnent des points dans les sondages, la variation d’un demi point fait anormalement basculer l’analyse des observateurs. Si les marges d’erreur sont de plus ou moins deux points, l’information principale de ces deux dernières semaines est le désintérêt croissant des français pour cette campagne présidentielle. L’éclipser ne permet pas d’analyser correctement l’opinion publique. Il sont en hausse de +6% à se déclarer désintéressés par cette campagne. On en parle ici
Elle est là la donnée majeure des sondages. Le désintérêt qui mène à l’abstention, ou au vote des extrêmes.

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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