Nicolas Sarkozy souffre de graves troubles de la mémoire

Ze Rédac – 17 avril 2012 – par RichardTrois –
Les jours de campagne passent les uns après les autres et viennent confirmer le diagnostic implacable, inquiétant pour Nicolas Sarkozy. Le Président de la République et candidat souffre de graves et récurrents troubles de la mémoire.
Déjà il donnait l’impression, depuis son entrée en campagne, d’oublier souvent qu’il est au pouvoir depuis 5 ans. Ainsi déroulait-il quasiment à l’identique ses thèmes de campagne de 2007, s’entourant des mêmes équipes, présentant les mêmes propositions. Oublié la bilan de 5 années de Sarkozysme… On aurait pu penser à une stratégie de campagne de challenger, d’underdog. Il n’en est rien.
La première alerte sérieuse fût ce discours de Caen, le vendredi 6 avril dernier, au cours duquel Nicolas Sarkozy a affirmé devant 5000 personnes être allé à Fukushima avec Nathalie Kosciusko-Morizet (alors ministre de l’écologie) et avoir pu constater que la catastrophe avait été provoquée par un tsunami, avec “une vague de 42 mètres”. Et d’ajouter pour mettre les rieurs de son côté : “Franchement, je n’avais pas imaginé le risque immédiat de tsunami sur l’Alsace !”
Las, Nicolas Sarkozy n’est jamais allé à Fukushima. Après la catastrophe qui a touché l’archipel japonais, le Président de la République n’a passé que 3 heures à Tokyo, ville située à 250 km de la centrale nucléaire atteinte par le tsunami. François Hollande avait ironisé sur le “voyage imaginaire” de Sarkozy et plus généralement de ses “demi vérités qui deviennent de vrais mensonges”.
Personne n’imaginait encore le mal qui rongeait le président-candidat.
Seconde alerte plus sérieuse encore. Nicolas Sarkozy annonce place de la Concorde une réforme de la faillite civile, la “faillite personnelle”, dans une belle envolée lyrique sur la seconde chance :
Tout le monde aura droit à une deuxième chance et toute famille de bonne foi, confrontée à un accident de la vie dont la conséquence est le surendettement, pourra, comme une entreprise, bénéficier de la faillite civile telle qu’elle existe en Alsace afin de pouvoir redémarrer dans la vie“.
Las, comme le rappelle le blogueur Intox2007 ces dispositions de faillite personnelle existent déjà. Il explique dans un billet comment il en lui-même bénéficié pour “redémarrer dans la vie“.
Et nous d’imaginer la gène de l’entourage et de l’équipe de campagne tétanisés le mal qui ronge le président-candidat et ses pertes, n’osant rien dire et comptant les jours en espérant que tout cela ne se verra pas trop ou mieux sera pris pour un aplomb et un talent électoral hors du commun.
Mais ce matin l’interview dans la durée de Nicolas Sarkozy sur France Inter a révélé l’étendue du mal et des troubles dont souffre le président sortant. Répondant à une question sur la proposition qu’il avait faite de vendre la technologie nucléaire à la Libye de Kadhafi, Nicolas Sarkozy a nié catégoriquement : “Il n’a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi”, a déclaré le candidat-président.
Et le candidat de l’UMP de qualifier de mensonge les déclarations d’Anne Lauvergeon, ex-patronne d’Areva à ce sujet. Mais il y a pire. Nicolas Sarkozy ne s’est en effet pas limité à tacler une opposante en usant d’une contre-vérité, il s’est lancé dans une réécriture complète de ses relations avec le chef d’Etat libyen :
Permettez-moi de vous dire que s’il y a un chef d’Etat qui, dans le monde, n’a pas frayé avec M. Kadhafi et est responsable de son départ et de ce qui lui est arrivé, je pense peut-être que c’est moi”.
Mais à ce niveau là de troubles, Nicolas Sarkozy ne peut plus abuser personne. Dans la foulée de cette interview qui restera dans les annales politiques, Le Monde publie les éléments factuels disponibles à tous démontrant ces graves troubles de la mémoire du Président en exercice. Les déclarations de Nicolas Sarkozy en 2008 se faisant l’avocat de la vente de nucléaire civil à la Libye, les mémorandums publics du Ministère des Affaires Etrangères faisant état d’un “accord de coopération pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire avec Abdelaati Ibrahim el Obeidi, ministre libyen des affaires européennes”, etc.
Ces troubles de la mémoire sont assez étonnants puisqu’il est arrivé à Nicolas Sarkozy durant cette même interview d’aller puisr très loin dans ses souvenirs politiques. Plus de 30 ans derrière nous, pour se rappeler des écoutes conduites par François Mitterrand pour protéger sa “vie privée”. Alors qu’on l’interrogeait sur l’écoute, la menace posée par l’affaire des fadettes sur le secret des sources des journalistes. Un secret qu’il s’était engagé à défendre.
Nous ne nous aventurerons à faire un diagnostic clinique qui n’est pas dans notre champ de compétence. Mais espérons que ces graves troubles soient dus à un état de fatigue très important, ainsi qu’à une lassitude face à l’exercice du pouvoir. C’est Nicolas Sarkozy qui le dit lui-même :
Vous savez, le président de la République est un homme qui a le droit au bonheur, au malheur, qui souffre, et qui vit.”
Nous ne pouvons qu’acquiescer. Nicolas Sarkozy a un besoin urgent de repos et de l’amour de sa famille, de ses amis.
En tout cas s’il y a bien une chose rassurante à propos de l’état inquiétant de la mémoire de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il n’oublie pas c’est qu’il est viscéralement de droite. Voilà ce qui laisse de bons espoirs pour un prompt rétablissement après quelques longs mois de repos total.

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
Cet article, publié dans Politique, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.