La Belgique livre les commentaires des médias français sur le débat du 2 mai et propose un sondage …

Le Soir Belgique jeudi 03 mai 2012
Hollande « le plus présidentiel » pour les médias français
Pour la plupart des éditorialistes français, François Hollande est le grand gagnant du débat opposant les deux candidats à la présidentielle. Seul Le Figaro parie sur Sarkozy.
Le débat ne devrait pas « provoquer de séisme électoral » d’après les éditorialistes français, le favori des sondages François Hollande ayant de plus « marqué des points » quant à sa stature présidentielle.
À commencer par Françoise Fressoz, éditorialiste du Monde. Pour elle, c’est match nul : « Hollande partait favori, il le reste. » « Ce qui a le plus frappé, c’est de voir que François Hollande ne s’est jamais laissé dominer par Nicolas Sarkozy. », ajoute-t-elle. À la question de savoir si Sarkozy avait sous-estimé Hollande, Françoise Fressoz répond : « Je pense que M. Sarkozy a fini la campagne en se rendant compte qu’il ne fallait pas sous-estimer M. Hollande. Il avait une difficulté fondamentale dans ce débat : il lui fallait gommer le côté agressif qu’il avait manifesté la semaine dernière pour tenter de récupérer des voix à Marine Le Pen. Car il savait bien qu’en face de lui, il aurait un candidat qui jouerait le rassemblement dès le début du débat. »
Même réflexion chez Philippe Tesson, journaliste pour Le Point: « Aussi convaincu, éloquent et même flamboyant que sait l’être devant les foules le président-candidat, aussi réservé est-il apparu en face d’un concurrent mordant et sûr de lui-même.» «Le fait est que Hollande s’est livré sur tous les sujets à une attaque implacable du bilan de Sarkozy, forçant celui-ci à la défensive et lui interdisant d’élever le débat.», rajoute-t-il.
Dans L’Est Républicain, Rémi Godeau estime que « ce rendez-vous qualifié de crucial, ne devrait pas provoquer de séisme électoral ».
Philippe Waucampt (Le Républicain Lorrain) a assisté à « un beau combat qui ne modifiera pas vraiment le rapport des forces dimanche », et note que « François Hollande, dans le comportement et l’attitude, a été le plus présidentiel des deux, jouant en quelque sorte le coucou du nid sarkozien ».
François Hollande « avait pour objet de montrer qu’il était capable d’avoir une stature présidentielle ; il a sur ce terrain marqué des points », affirme Patrick Pépin dans Nord Eclair.
Nicolas Demorand de Libération fait partie de ceux estimant que « la dynamique propre du débat aura permis d’éviter la juxtaposition des langues de bois, le choc des slogans creux. Et, à ce jeu-là, François Hollande a marqué bien des points ».
Si le débat ne change rien, Daniel Ruiz (La Montagne) pense que « s’il est un point sur lequel les lignes ont sans doute bougé, c’est sur l’image d’un François Hollande taille patron ».
« Sur la forme, cela ressemblait fort à un match nul, Hollande ayant un vrai talent dialecticien. Sur le fond, c’est une autre affaire. Au total, cela ressemblait néanmoins à un dialogue de sourds ayant peu de chances de faire bouger les lignes », observe Hubert Coudurier du Télégramme.
« Aucun des deux candidats ne s’est effondré et chacun est resté dans son positionnement idéologique », constate de son côté Patrice Chabanet (Journal de la Haute-Marne).
Francis Brochet du Progrès a vu « un débat de crise, entre deux candidats de haut niveau. » Dans Ouest-France, Michel Urvoy pense « ce débat aura pour principal effet d’ancrer les convaincus dans leur certitude ».
Certains tels Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi) jugent que « François Hollande l’a emporté ». « En jouant la défensive – ce qui n’est pas son fort – le candidat sortant semblait déjà sorti. On verra dimanche. Mais, hier soir, il a perdu », conclut-il.
Seul Le Figaro sous la plume de Paul-Henri du Limbert croit encore la victoire du candidat-président : « tous les dirigeants qui, en Europe, depuis 2008, ont dû affronter un scrutin majeur se sont retrouvés dans cette position. Et tous ont perdu. Mais ils n’avaient pas face à eux François Hollande, son langage daté et sa gauche disparate. » François Martin du Midi Libre sait comment « les Français, sans doute confortés dans leurs convictions, trancheront à leur manière le débat ». « Dimanche. Dans les urnes. »
May (avec AFP)
Le Soir be. Propose un sondage
 
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