Note « AAA » de la France : pas de répercussion immédiate selon les agences de notation

Nouvel Obs 07/05/2012

L’élection de Hollande n’aura « pas de répercussions », assure Fitch

 L’agence Standard & Poor’s est allée dans le même sens un peu plus tôt dans la journée.
L’agence de notation Fitch Ratings a affirmé lundi 7 mai que l’élection de François Hollande à la présidentielle n’avait « pas de répercussions » sur la note « AAA » de la France et confirmé qu’elle ne se prononcerait pas sur la perspective d’évolution de cette note avant 2013.
La note de la France, qui bénéficie actuellement de la note maximale « AAA » dans la classification de Fitch, a déjà une perspective « négative », qui implique que l’agence pourrait l’abaisser à moyen terme.
Si l’agence de notation ne voit pas de répercussions immédiates de l’élection du candidat socialiste sur la note dont bénéficie la France, elle note toutefois que « cette victoire électorale marque un changement important dans la conduite de la France et de l’Europe ».
« Mais le nouveau président doit relever les mêmes défis que son prédécesseur : renforcer sa crédibilité budgétaire, stimuler le potentiel de croissance à moyen terme de la France, faire face à la crise de la zone euro », détaille Fitch. « En l’absence de chocs majeurs, Fitch ne se prononcera pas sur l’évolution de la perspective de la note avant 2013 », ajoute le communiqué.
L’agence Standard & Poor’s, qui avait retiré en janvier à la France sa note maximale « AAA », a indiqué de son côté que l’élection de Hollande n’avait pas « d’impact immédiat » sur la note du pays ou sa perspective d’évolution. L’agence a souligné :
Standard & Poor’s ne prend pas de position politique sur les candidats individuels ou le résultat de toute élection que ce soit. »
La note de la France, actuellement de « AA+ » pour sa dette à long terme, est dotée d’une « perspective négative », ce qui implique qu’il y a « une chance sur trois » pour qu’elle soit de nouveau abaissée cette année ou en 2013.
Dans son court texte, Standard & Poor’s a relevé que « la politique menée par un gouvernement a un impact direct sur sa crédibilité en matière de dette ». « Nos notations [de dette] souveraine prennent donc en compte notre opinion sur les conséquences probables des politiques choisies par les responsables politiques élus sur la structure de la dette souveraine ».
« Nous allons analyser les décisions politiques du président-élu de la France et du nouveau gouvernement, en prenant en compte les résultats de l’élection législative de juin », a prévenu Standard & Poor’s.
Standard & Poor’s est la seule des trois grandes agences internationales de notation à avoir retiré sa note maximale à la France. Toutefois, Moody’s Investors Service a donné le 13 février une perspective négative à la note du pays, ce qui peut laisser présager d’un abaissement dans les 12 à 18 mois suivants. 

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