Zoom sur les trois personnes clés de l’équipe de François Hollande à l’Elysée.

Le JDD 04/06/2012

Morelle, Hubac, Lemas, le trio qui compte

 1. Aquilino Morelle, conseiller politique

Il occupe le beau bureau quitté par Henri Guaino, si près de celui du président de la République. Mais Aquilino Morelle est « conseiller politique » du chef de l’État. « Un président normal ne peut pas avoir de conseiller spécial », confie-t-il en souriant. Celui qui aura 50 ans mardi est la plume et la tête pensante du Président, celui aussi qui, de fait, chapeaute sa communication et parle aux journalistes. Médecin et énarque, passé de Jospin à Hollande avec une halte chez Montebourg, ce fils d’immigrés espagnols accompagne le chef de l’État dans presque tous ses déplacements. « Le conseiller politique, c’est celui avec lequel tu vides ta besace, tu parles de tout et de rien », définit-il. Républicain jusqu’au bout de l’âme, Morelle s’assume fils d’ouvrier et refuse que son chauffeur lui tienne la porte ou que ses secrétaires l’appellent « Monsieur » quand lui les appelle par leur prénom. Il est conseiller, pas – encore – élu.

2. Sylvie Hubac, directrice de cabinet

Des yeux bleus, une poigne de fer et une tenue féminine, voici Sylvie Hubac, directrice de cabinet du Président. Un François Hollande qu’elle connaît, elle aussi, depuis des lustres. Sciences-Po en 1976 avec la bande, promo Voltaire avec Hollande, Lemas, Jouyet, Sapin, Ripert, Bredin and co. « Sylvie était proche de nous, très leader studieuse sympa », se souvient l’un des « Voltaire ». Née à Tunis il y a cinquante-six ans, Sylvie Hubac « vient de Rouen comme le Président », dit un ami. « Binôme » du secrétaire général, elle gère le Palais et a la haute main sur toutes les réformes institutionnelles. « Elle vient du Conseil d’État, elle est très solide, elle n’est pas une dir cab classique qui gère l’intendance », précise un conseiller. Elle n’a pas participé aux clubs Témoin, à l’aventure hollandaise, « mais on ne l’a jamais perdue de vue » selon un « Voltaire ». Elle a travaillé avec Michel Rocard ou Jack Lang, conseillère d’État, elle a multiplié les postes culturels importants. À l’Élysée, elle s’occupe déjà de tout, et veille sur tous.

3. Pierre-René Lemas, secrétaire général

Cheveux blancs et bouille ronde, l’homme au sourire malicieux a connu François Hollande il y a plus de trente ans. Énarque de la désormais fameuse promo Voltaire, lui aussi, Pierre-René Lemas, 61 ans, est né à Alger. Ce « grand préfet de gauche » comme tout le monde le définit, a travaillé pour deux ministres de l’Intérieur socialistes, Gaston Defferre puis Pierre Joxe. La sécurité et les territoires sont des sujets qu’il maîtrise. Républicain, il a été préfet en Corse et en Lorraine, avant d’être mis au placard aux Journaux officiels sous Nicolas Sarkozy. « Il a la rigueur d’un préfet et le côté chaleureux d’un Méditerranéen », dit un conseiller qui le connaît bien. Après avoir dirigé le cabinet du président du Sénat, Jean-Pierre Bel, le voilà donc qui « pilote » l’Élysée de son copain Hollande. Où, pour l’instant, il n’a que des amis : « Pierre-René écoute beaucoup, se nourrit de l’apport des autres, c’est très agréable de travailler avec lui. »

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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