Pays de Loire – Le pari nantais –  » Le voyage à Nantes  » : message de Jean Blaise

Le 15 mai 2012 Jean-Marc Ayrault est nommé à Matignon. Au même moment, une conférence de presse a lieu dans sa ville pour présenter « Le Voyage à Nantes ». Simple coïncidence mais concomitance symbolique pour un maire qui, depuis sa première élection en 1989, a beaucoup misé sur la culture.
Elle s’est installée dans les grandes friches industrielles du cœur de la ville : usine LU, chantiers navals de l’Ile de Nantes … La manifestation Le Voyage à Nantes, sous-titrée Une ville renversée par l’art ( du 15 juin au 19 août ), veut en être une illustration forte. Avec une centaine d’artistes dans quarante lieux : châteaux des ducs de Bretagne, Lieu unique, Passage Pommeraye, cathédrale …

Plus grande crêperie du monde dans  les anciens halles de l’usine Alstom, bar au 32ème étage de la Tour Bretagne, boutique rhabillée par la réalisatrice Agnès Varda et mur d’excalade sur la fontaine de la Place Royale …
Deux mois de concerts, expositions, diners secrets, croisière clubbing sur la Loire et jeux insolites  qui inaugurent un parcours urbain de 8 kms,5 destiné à séduire le touriste.
Des allumés à l’éléphant géant
 
En un quart de siècle, Nantes a gagné ses galons de place forte culturelle. Point de départ : le festival des Allumés, dans les années 1990, mettait le feu à la ville … Ont suivi : Fin de siècle ( pour le passage à l’an 2000), La Folle journée ( devenu le plus grand festival de musique classique  français ), les Utopiales (Science-fiction) ..

Le message de Jean Blaise

Jean Blaise a réveillé Nantes, la belle endormie, sur le plan culturel. Maintenant il est chargé de donner une nouvelle dimension au tourisme à Nantes et dans la région, en s’appuyant sur les forces culturelles.
Jean Blaise, grand patron du tourisme à Nantes
 En découvrant des villes fantasmatiques comme Venise, Salvador de Bahia ou New York, on est saisi par l’épaisseur d’une ambiance plus forte encore que ne le laissait prévoir la carte postale. Ces cités, bénies des dieux, sont hors-jeu.
D’autres, comme Nantes, offrent peu d’elles-mêmes spontanément si ce n’est un climat, une lumière, une odeur caractéristiques (parfois par vent d’ouest, à marée haute, l’odeur de la mer vous atteint à Nantes). Ici, il faut pénétrer la ville pour l’aimer comme elle le mérite, mais elle se dérobe, elle peut vous indiquer une direction sans intérêt ou vous laisser passer à côté d’un quartier digne d’un roman de Simenon.
C’est ainsi que nous nous sommes décidés à créer le parcours du Voyage à Nantes, à vous guider alors qu’il n’est plus grand délice que de se perdre dans une ville. Ce paradoxe, nous l’assumons, car au-delà des monuments remarquables, des sites fascinants, nous nous sommes attachés à donner des points de vue inhabituels, des regards sur notre ville susceptibles de rendre sa poésie et sa personnalité.
Au fil d’un parcours sensible, les étapes que nous avons organisées vous laisseront peut-être, à la fin de votre périple, le sentiment d’avoir accédé à une ville libre, joyeuse et surréaliste dont l’offre culturelle s’est bâtie avec le temps. Nous avons la réputation ici d’une grande modestie. En même temps, nous savons mesurer nos atouts. Si nous souffrons d’avoir été atteints dans notre patrimoine par la guerre, la désindustrialisation, les comblements de la Loire et de l’Erdre, nous bénéficions aujourd’hui d’un panorama culturel d’une richesse et d’une diversité que les autres capitales régionales nous envient. Et puis, en 20 ans, la ville s’est reformée ; Julien Gracq prendrait sans doute du plaisir à arpenter l’île de Nantes et le nouveau centre.
Le sous-titre du Voyage à Nantes, “La ville renversée par l’art”, dit notre intention de sublimer le parcours géographique par des interventions de créateurs dans les plis et replis de Nantes. Visiter une ville, ce n’est pas seulement marcher avec une carte, c’est aussi observer les mouvements et écouter les rumeurs.
JEAN BLAISE

 

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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