Hollande veut combler le retard de la France en soins palliatifs

Romandie news – 17/07
RUEIL-MALMAISON, Hauts-de-Seine (Sipa) — Le président François Hollande a estimé mardi qu’il fallait augmenter le nombre de lits en soins palliatifs en France, diversifier l’offre (hôpital, domicile, maison de retraite) et améliorer la formation des personnels accompagnant les patients en fin de vie.
Lors d’une visite à la maison médicale Notre-Dame du Lac à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), le chef de l’Etat a évoqué le « devoir d’épargner dans toute la mesure du possible la souffrance à tous les malades ».
Selon lui, la France compte aujourd’hui 5.000 lits de soins palliatifs, vingt fois plus qu’en 2001. Mais « c’est encore très insuffisant », a-t-il jugé. « Deux tiers des personnes qui meurent de maladie pourraient relever de soins palliatifs et nous sommes très loin de leur accorder cette possibilité », a-t-il déploré. « Nous devons combler ce retard ».
François Hollande a plaidé pour que soit prise en compte la diversité des situations, rappelant que la fin de vie pouvait être aussi accompagnée à domicile, en hôpital de jour ou dans les structures d’accueil de personnes âgées. Il a donc souhaité « que nous développions la diversité de l’offre de soins palliatifs ».
Concernant le coût de ces soins, il a demandé à ce que « des réflexions puissent être conduites pour passer chaque fois que cela sera nécessaire à un système global de tarification afin que ces prestations restent abordables pour toutes les familles ».
« Accompagner une personne en fin de vie ne s’improvise pas », a par ailleurs remarqué François Hollande. « Nous ferons en sorte de multiplier les formations et préparer tous les personnels à assurer de la meilleure des façons les soins qui peuvent être prodigués ».
Le chef de l’Etat veut « rendre systématique la formation des personnels de santé aux soins palliatifs ». Il souhaite aussi « développer le caractère pluridisciplinaire de cette formation ». « Les soins palliatifs ne sont pas le monopole des médecins », considère-t-il, préconisant d' »éviter de réduire la fin de vie simplement à une situation regardée sur le seul plan clinique ».
Il exhorte enfin les universités à développer la recherche en soins palliatifs, en promettant que des financements y seront « dédiés ».

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