Interrogation sur le lien entre la nature profonde de l’antisarkozysme et cette révolution culturelle réussie par la gauche.

 
Médiapart 05 Août 2012 Par robert.marty@numericable.fr

 Trois mois sans Sarkozy

La presque totalité des commentateurs a fait de l’antisarkozysme l’alpha et l’oméga de l’explication du succès de François Hollande, accordant à ce dernier assez peu de mérites personnels sinon d’avoir su utiliser habilement ce ressort. Il n’y aurait pas eu la moindre « appétence » pour la gauche et son chef de file, ce qui s’explique aisément par le réalisme qu’elle a dû afficher en rupture avec sa traditionnelle promesse.
Mon propos  n’est pas de discuter le bien fondé de ce choix gagnant mais de m’interroger sur le lien entre la nature profonde de l’antisarkozysme et cette révolution culturelle réussie par la gauche. En effet c’est seulement aujourd’hui, trois mois après la sortie de Sarkozy de la  scène politique et de nos esprits (presque) qu’il est possible d’amorcer cette recherche sans être aveuglé par la passion.
En termes plus théoriques je me propose de dégager les grands traits d’une phénoménologie du sarkozysme c’est-à-dire de ses modes d’être fondamentaux afin d’évaluer ce que fut son impact sur les esprits et sur les pratiques.

Lire

Le Factuel : la stratégie des chocs
Le Ressenti : le sentiment qu’un monde s’écroule.
Le Concept : il faut conserver le Capitaine Courageux
Le Président Normal ou comment on s’en est sortis …
….
L’impact sur les pratiques c’était le comportement dans les urnes … On le connait … Mais la signification profonde de toute stratégie est toujours dans ses conséquences et nous sommes aujourd’hui loin de les avoir épuisées.
Une seule chose est sûre : un Grand Péril a été évité et ce fut un Grand Soulagement …
  *Voir le livre de Naomi Klein,  La stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre, qui décrit l’utilisation de chocs de toute nature qui permettent d’amener un prisonnier à régresser jusqu’à un état infantile. On peut alors lui faire accepter ce qu’il n’aurait jamais accepté auparavant. Selon l’auteur, en parallèle, certains ont pensé que des chocs sociaux, économiques et politiques — désastres naturels, guerres, attaques terroristes, coup d’État, crises économiques — pouvaient être délibérément utilisés pour permettre sans opposition la mise en œuvre de réformes économiques néolibérales majeures 

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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