Syrie – Selon un journaliste de l’AFP un sentiment anti-occidental se renforce dans les rangs des combattants, qui reprochent à l’Occident de les laisser mourir.

Le Monde du 15 août 2012

Damas veut s’occuper seul des déplacés

Face à la détérioration de la situation humanitaire, la secrétaire générale adjointe des Nations unies aux affaires humanitaires, Valérie Amos, s’est rendue hier à Damas, où elle s’est entretenue avec plusieurs membres du gouvernement, dont le nouveau premier ministre, Waël Al-Halqi.
Elle a été rudement éconduite par le secrétaire d’Etat chargé de la réconciliation nationale, Ali Haïdar. Ce dernier a jugé que le retour de plus d’un million de déplacés dans leurs foyers n’était pas une « mission de l’ONU ni des institutions internationales », mais relevait du gouvernement syrien.
De son côté, l’ancien chef du gouvernement syrien, Ryad Hijab, qui a rompu la semaine dernière avec Damas, a estimé hier que le régime s’était « effondré militairement, économiquement et moralement » et ne contrôlait « plus que 30 % » de la Syrie, lors d’une conférence de presse à Amman où il a trouvé refuge.
 Ce mercredi, Bachar Al-Assad devrait essuyer une nouvelle avanie diplomatique avec la suspension attendue de la Syrie par l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Sur le terrain, les combats se poursuivaient hier entre rebelles et forces gouvernementales qui concentrent leurs opérations sur les deux principales villes du pays, Damas et Alep.
 Selon un journaliste de l’AFP à Alep, un sentiment anti-occidental se renforce dans les rangs des combattants, qui reprochent à l’Occident de les laisser mourir. Selon un bilan provisoire de  l’Observatoire syrien des droits de l’homme, 89 personnes sont mortes mardi, dont 53 civils.

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans International, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.