Je travaille du chapeau…

Bah !? by CC – 3 septembre 2012
J’aime assez les universités d’été, parce qu’elles nous donnent l’occasion d’admirer nos chers hommes politiques en bras de chemise. Ils remontent leurs manches et ça nous donne l’impression qu’ils vont se mettre au travail.

La politique n’est pourtant pas un travail de force. Avec une pelle ou une pioche, il est certain qu’ils ne vaudraient pas grand chose, ces braves hommes politiques.

Nous avons passé aujourd’hui le triste record des 3 millions de chômeurs. D’ailleurs, il y en a beaucoup plus, cela ne fait aucun doute. Mais la méthode de comptage est compliquée et les mathématiciens sont au chômage.

Qu’est-ce que le travail ? Quand j’étais petite, je voyais mon père partir tôt au travail, revenir tard. Il était agriculteur : le travail est quelque chose qui laisse sa marque, qui fatigue, qui muscle, qui passionne, qui salit. Et puis j’ai appris qu’on pouvait travailler sans se salir, sans passion et sans muscles.

J’ai constaté, même, que c’était le plus souvent le cas.

Et puis le monde est devenu compliqué : on sort de l’enfance à ce prix, c’est vrai. Mais le monde est devenu si compliqué qu’il faut désormais un diplôme supérieur pour vendre des chaussures, pour passer la serpillière ou pour servir des cafés. Le monde est devenu absurde.

Il y a tellement peu de travail qu’il faut désormais être hautement qualifié même pour les tâches les plus bêtes…

Plus de petits boulots, plus de pompistes, presque plus de caissières…Tout est automatisé. Comment faut-il faire quand on n’a pas les capacités pour ne travailler qu’avec sa tête, sans ses muscles, sans se salir ?

Une idée : supprimer le cumul des mandats ! Plus de politiques, ça créera des emplois ! D’autres personnes qui pourront remonter leurs manches aux universités d’été ! 3 millions de députés et nous sommes sauvés !

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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