Le Clan du Néon combat le gaspillage en éteignant publicités et enseignes lumineuses

Le Clan du Néon
L’idée du Clan du Néon depuis… 5 ans, c’est d’éteindre les enseignes lumineuses dès que les commerces sont fermés puisqu’il sont… fermés donc n’ont plus à signaler leur présence. Pour un commerce qui fermerait à 21h ce qui n’est pas « courant », cela devrait permettre une économie d’électricité équivalente à la consommation annuelle de 260 000 ménages… Ajoutés aux 260 000 de NKM, ça commence à représenter une sacrée dose de kilowatts-heure ! Mais qu’est-ce qu’on va en faire de toute cette électricité produite la nuit par des centrales nucléaires qu »on ne peut pas vraiment arrêter ?

Traité fondateur
La nuit, dans les rues commerçantes des grandes villes, nous nous retrouvons souvent face à des enseignes lumineuses restées allumées. Des néons de boutiques qui ont pourtant fermé leurs portes… A quoi servent ces néons ? A rendre la ville plus belle ? A continuer à marquer la présence d’un commerce ? A imposer une marque, un logo, une « identité » ?

État des lieux
Les enseignes des boutiques allumées toute la nuit représentent tout d’abord une agression publicitaire supplémentaire. Mais même au-delà de ce sentiment de harcèlement pesant, quel commerçant peut sincèrement considérer que ces néons allumés dans des rues presque désertes sont efficaces pour augmenter ses ventes ?

Une action sensée et non violente
Nous pouvons tous lutter contre cette dérive, en éteignant simplement ces néons. Il suffit de désactiver les boîtiers néons à l’aide d’une petite perche. C’est un geste simple et non violent, qui ne dégrade pas les biens. Nous avons commencé à agir et nous comptons sur vous pour que le mouvement se diffuse. Toutefois, dans certains cas, nous reconnaissons l’intérêt des enseignes lumineuses. Nous luttons avant tout contre leur utilisation abusive, au service de la publicité. Nous sélectionnons avec attention les néons que nous éteignons. nous n’agissons jamais sur un commerce ouvert, un café ouvert, une pharmacie ouverte… En revanche, en cas d’abus, nous n’hésitons pas. Le plus marquant étant le cas de certaines banques, dont les horaires sont restreints mais qui continuent d’afficher fièrement leur logo… de banque… la nuit. Des repères ? Oui mais trop de néons tuent le néon utile ! Trop de lumière éblouit ! Une enseigne indiquant un distributeur de billets, d’accord ; toute la banque allumée pour un distributeur de billets, non.

Nous espérons que nos actions continueront à vous ravir et qu’elles seront même suivies et imitées, pour que les commerçants prennent enfin conscience de cette absurdité, et prennent les mesures nécessaires.

http://clanduneon.over-blog.com/
 
20 Minutes – 11/07/12
Baptisés Le Clan du Néon, Pêcheurs d’énergie ou Zéro Watt, des militants écologistes, actifs dans plus de vingt villes en France, mènent des expéditions nocturnes pour éteindre enseignes et publicités lumineuses.
«On rend service à la population»
Lundi, 22h, à Grenoble (Isère), ils étaient huit à s’être donné rendez-vous devant l’arrêt de tramway Hubert-Dubedout, en plein centre-ville. Parmi eux, une majorité d’étudiants, deux retraitées et… un policier. «Je suis flic mais je viens parce que je suis d’accord avec vous», dit sans ambages Stéphane (le prénom a été changé), 21 ans, cheveux ras et lunettes carrées, qui a entendu parler du groupe dans la presse locale. Dans son courriel d’invitation, Tom, le leader, a pris soin de rappeler les actions du Clan du Néon se faisaient «sans dégradation». Pour éteindre les enseignes des magasins, les militants ne font en effet que déclencher, à l’aide d’une perche, un interrupteur de sécurité situé au-dessus de la vitrine à 3 mètres du sol.
A 22h24, le groupe s’apprête donc à plonger dans le noir sa première enseigne, celle d’une sandwicherie fermée depuis plusieurs heures. Tom n’a pas encore levé le bras que l’enseigne s’éteint d’elle même, dans l’hilarité générale, sans doute sous l’effet d’un minuteur. Puis les extinctions s’enchaînent très vite: Club Med, BNP, SFR, Franprix, etc. Tous se retrouvent dans le noir et gratifiés d’un tract explicatif les invitant à couper leurs éclairages eux-mêmes à l’avenir. «On a fait dix interventions depuis le mois de décembre et on constate qu’on a de moins en moins de travail. Certaines enseignes restent éteintes plusieurs mois après notre passage», explique Tom.
Pour les affichages publicitaires, la manipulation est à peine plus compliquée. En moins d’une minute, le panneau est ouvert à l’aide d’une clé, le disjoncteur actionné, les néons coupés, puis la vitre est consciencieusement refermée. En une soirée, ce sont ainsi une trentaine d’enseignes et vingt panneaux publicitaires qui sont éteints. «On rend service à la population», estime Valentin, 21 ans, étudiant en école d’ingénieur. «C’est évident qu’il faut faire des économies d’énergie, surtout avec le climat actuel de pénurie de pétrole et d’uranium», ajoute-t-il. Nicolas, 21 ans, veut lui montrer qu’il n’est «pas d’accord avec toutes ces publicités qui nous martèlent sans cesse le cerveau».
Les commerçants ne s’offusquent pas
Né à Grenoble en 2007, le Clan du Néon fut un des premiers à mener ce genre d’actions en France. Aujourd’hui, le site Zéro Watt! recense une vingtaine de groupes similaires en France (Paris, Nantes, Gaillac, Epinal…). Sans susciter une répression policière féroce. «Depuis 2007, le pire qu’il y ait eu, c’est une garde à vue à Paris mais sans poursuite», affirme Tom. Le site Zéro Watt évoque aussi le cas de deux militants de Niort (Deux-Sèvres) convoqués à la gendarmerie en mai 2012, mais qui ont échappé à des suites judiciaires. Les militants grenoblois ont eux été contrôlés une seule fois par des policiers qui leur ont simplement demandé «d’arrêter pour ce soir», selon Tom.
Quant aux commerçants, ils ne semblent pas s’offusquer outre mesure. «Si j’étais jeune, je ferais partie de leur bande», sourit Gérard Perrone, président de l’Union des commerçants de la place Grenette. «Franchement, ça ne sert à rien de laisser allumé», reconnaît Bernard Fourt, vice-président de l’association des Unions commerciales de Grenoble, tout en jugeant «un peu ridicules» les actions du Clan du Néon. «De toute façon, les commerçants sont pénalisés d’eux-mêmes: ils payent l’électricité et ça ne leur sert à rien», estime-t-il.
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