La nouvelle agence du médicament n’est pas sans intérêts

Le Canard Enchaîné du 21 novembre 2012 – B.R.
Après le brillant épisode du Mediator, tout a changé dans le monde du médicament : le directeur de l’agence de contrôle a changé, son nom a changé (adieu l’Afssaps), le conseil scientifique a changé, tout a changé. Enfin presque.
La présidence du conseil scientifique de la nouvelle Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est allée à une chercheuse de 67 ans, Annick Alpérovitch. Alors que les liaisons incestueuses avec l’industrie pharmaceutique sont une des clés connues et reconnues dans ce désastre sanitaire, la dame, un temps membre du comité d’éthique, affiche une déclaration publique d’intérêt longue comme une ordonnance pour un mourant.
Consultante, elle continue de recevoir des honoraires d’une brochette d’industriels. Elle travaille notamment pour LA-SER, une boîte de consulting qui a pour clients tous les gros labos, mais aussi pour Sanofi.  Certains de ces contrats sont en cours. Il s’agit de « rémunérations personnelles » qu’elle se serait engagée par écrit, dixit l’ANSM, à ne pas toucher. Mais, là, l’agence s’excuse : « Ces courriers ne sont pas publics. » C’est bête. D’autant plus bête que l’intéressée, elle, affirme crânement au « Canard » qu’elle n’a rien signé du tout !
La transparence est en marche…

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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