Climat : les négociations piétinent à Doha

Terre globe6Le Monde 07/12/2012

Les ONG avaient qualifié les accords de Durban d’« illusions » (lire l’article du Monde), un an plus tard, que diront-elles de ceux conclus à Doha ?

 Après deux semaines de négociations, le sommet de l’ONU sur le climat pourrait à nouveau s’achever sans qu’aucun engagement concret ne soit pris sur deux aspects principaux : le devenir du protocole de Kyoto qui prend fin le 31 décembre 2012, et le déblocage d’une aide financière aux pays émergents (AP).
A Durban, les pays s’étaient mis d’accord pour prolonger Kyoto et épauler les pays les plus pauvres; Doha doit définir les modalités précises de ces engagements. Sur l’acte II du protocole de Kyoto, le Japon, la Russie et le Canada ont suivi cette année les États-Unis et se sont désistés, mais les pays émergents y restent attachés car il s’agit du seul texte légalement contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre.
L’Europe et l’Australie sont partants mais à eux deux, ils ne représentent que 15 % des émissions (Au Fait). Sur le second grand dossier, le financement des pays du Sud, l’Europe et les États-Unis qui payent déjà le prix de la crise chez eux, refusent de s’engager pour le moment (The Nation, Pakistan et India Today).
Selon L’Orient-Le Jour, l’Occident manque franchement d’enthousiasme quand il s’agit de s’attaquer au défi climatique. Les grandes puissances semblent croire qu’il reste du temps, malgré l’urgence évidente de la situation, renchérit (Doccan Herald, Inde).
Si le China Daily voit, lui, les discussions progresser sur le plan de l’assistance financière, l’objectif de dresser un calendrier précis de la lutte contre le changement climatique à Doha n’est pas encore atteint. Une infographie du Guardian revient sur l’historique des négociations climatiques.

terre dans main N anim

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Ecologie, Economie, International, Nature, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.