Actualité –  » Lutte contre la pauvreté  » – Ah bon … ? : Les rémunérations des grands patrons ont connu une augmentation de 4% en 2011

20minutes 11/12/2012
CAC 40: Les grands patrons 40 gagnent toujours plus malgré la crise
 ETUDE – Les rémunérations des grands patrons ont connu une augmentation de 4% en 2011, selon la dernière étude publiée par le cabinet Proxinvest …
Un coup frein mais toujours une belle progression. Après la forte hausse de 33% enregistrée en 2010, la rémunération annuelle totale* des patrons du CAC 40  a encore progressé de 4% en 2011 pour atteindre en moyenne 4,246 millions d’euros, dont 24% en fixe, 32% en variable, 16% d’autres avantages (jetons de présence dans les conseils d’administration, voiture de fonction…), 16% en actions gratuites et 12% en options, selon la quatorzième étude du cabinet Proxinvest publiée mardi. Elle se situe au sixième rang en Europe derrière l’Italie, la Suisse, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni où elle a diminué en moyenne de 5%.
Echec de l’auto-régulation
Cependant, hors indemnité de départ, en France, la rémunération a baissé de 3,2%. A comparer avec une réduction de 10% du bénéfice net cumulé des 40 plus grosses entreprises et une chute de 17% du CAC 40. L’an dernier 14 dirigeants contre 11 en 2010 ont vu leur rémunération totale atteindre ou dépasser le plafond socialement acceptable fixé par Proxinvest à 240 smic, soit 4,6 millions d’euros. Proxinvest n’hésite pas de nouveau à parler «d’échec de l’auto-régulation» des rémunérations.
Dans son code de gouvernement d’entreprises, le Medef et l’Afep (Association Française des Entreprises Privées) qui représentent l’essentiel des groupes du CAC, il est pourtant stipulé que: «La rémunération des dirigeants mandataires sociaux de l’entreprise doit être mesurée, équilibrée, équitable et renforcer la solidarité et la motivation à l’intérieur de l’entreprise.»
Maurice Lévy, le mieux payé
Dans le trio de tête du classement des patrons les mieux payés du CAC 40 on retrouve Maurice Lévy, PDG de Publicis avec 19,6 millions d’euros, Carlos Ghosn,
le patron de Renault-Nissan à  13,3 millions d’euros,  suivi par
Bernard Charlès de Dassault Systèmes avec 10,9 millions d’euros.
Suivent dans l’ordre Bernard Arnault de LVMH (10,8 millions d’euros), Jean-Paul Agon de l’Oréal (7,7 millions d’euros), Christophe Vihbacher de Sanofi-Aventis (7,1 millions d’euros), Franck Riboud de Danone (6,1 millions d’euros).
En revanche,  les 80 autres présidents exécutifs des sociétés listées sur le SBF 120 auront vu leur rémunération totale reculé de 2% à 2,1 millions d’euros. Hors indemnités de départ, le repli a été de 2,2%.
*Les chiffres publiés par l’étude ne comprennent pas les éventuels compléments de retraite surcomplémentaire dont bénéficient certains dirigeants.
Mathieu Bruckmüller
publication Libération 14 février 2012 :

acac 40 libé

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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