« La philatélie, une vraie passion française » : Bordeaux le pont en timbre, vente générale le 18 mars

Sud-Ouest  12/02/2013

 Le pont Chaban en timbre

1,5 million de vignettes vont être imprimées à l’effigie du pont Chaban-Delmas

asopont chaban

Le « Belem » est représenté sous le pont pour montrer à quelle hauteur il peut s’élever. (Photo L. THEILLET)
Deux millions et demi de philatélistes à travers la France et seulement 1,5 million d’exemplaires pour ce timbre à l’effigie du pont levant Jacques-Chaban-Delmas. Il va falloir jouer des coudes pour se procurer le précieux bout de papier dentelé. Non content d’être au centre de l’actualité depuis plusieurs semaines, le septième pont de l’agglomération bordelaise appose son image sur un timbre à 58 centimes.
L’objet sera proposé à la vente « en avant-première, le samedi 16 mars, à Bordeaux et à Paris », explique Cyril Pélissou, chargé de la communication à La Poste. « La philatélie est une vraie passion française, ces produits sont très demandés. C’est un vecteur de communication très attendu qui permet de diffuser une image dans la France entière. »
Comment est-il fabriqué ?
Cette naissance est le produit d’une union administrative. Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux, a sollicité Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l’Innovation et de l’Économie numérique, pour valider cette création. « Ce genre de timbre de collection fait l’objet d’un arrêté ministériel », précise Pascale de Mézamat, directrice du marché de la collection à Phil@poste.
Chaque année, plus de 6 000 propositions de création sont soumises à La Poste. Seules « 800 de- mandes sont étudiées par la Commission des programmes philatéliques. Elle ne valide qu’une petite cinquantaine d’entre elles, qui doivent ensuite être officialisées par un arrêté ministériel », détaille Pascale de Mézamat. La direction décentralisée Phil@poste se charge ensuite de concevoir le timbre. « Valérie Besser, artiste en philatélie, s’occupe d’interpréter le sujet, de le monter et de le mettre en page. Le timbre est ensuite envoyé dans nos imprimeries de Boulazac, en Dordogne, pour être édité en planches de 48 pièces. »
La naissance officielle de ce timbre du pont levant s’accompagnera, comme le veut la tradition, d’un certain nombre de produits dérivés dont les philatélistes sont très friands.
Pour cette avant-première, chère aux collectionneurs, un cachet d’oblitération avec un visuel spécifique est fabriqué. Après cette première journée, il sera détruit, donnant ainsi un peu plus de valeur au timbre. Les amateurs pourront se procurer la gravure de ce timbre ainsi qu’un document philatélique présentant les données techniques propres à l’objet tant convoité. La vente générale débute, quant à elle, le 18 mars, partout en France dans les bureaux de poste.
« Dans neuf mois, le timbre du pont sera retiré de la vente, et les exemplaires restants seront détruits », prévient Pascale de Mézamat. « C’est ainsi pour tous les timbres de collection. Il sera néanmoins valable éternellement, comme le sont encore les timbres en francs », rassure la spécialiste.
Par Karen bertail

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