Vivre sans huile palme

De http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/
L’huile de palme est un ingrédient culinaire exotique mais très répandu (15% des produits alimentaires industriels en contiendraient) qui a fait hurler les marchands de l’agroalimentaire lorsque le Sénat a déposé un amendement (dit amendement « Nutella ») visant à la taxer fortement.
1 Au niveau diététique, ce n’est pas terrible. Une fois raffinée et souvent hydrogénée dans les produits industriels, c’est une graisse saturée, tout l’opposé des bons acides gras de l’huile d’olive. un concentré de saloperie qui bouche les artères.
2 Mais surtout l’huile de palme, la graisse végétale la moins chère du monde à produire, provoque la déforestation massive des forêts équatoriales, contribuant en plus et entre autres, à la disparition des grands singes et des tigres. Elle contribue aussi à la pression foncière sur les peuples indigènes qui se voient expropriés.
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3 Comment la repérer ? Elle est partout : pâtes à tartiner, biscuits, biscottes, plats cuisinés en boîte ou surgelés, soupes, purées, glaces, chips, etc. Aucun étiquetage n’est obligatoire, mais si vous voyez mentionné « matière grasse » ou « huile végétale » sans aucune autre indication, fortes chances que ça en soit. on en trouve aussi dans certains produits et marques bio, paradoxe ultime.
4 On peut s’en passer ? Oui ! Déjà, vous pouvez faire des potages et des purées maison. Surtout grâce au lobby des ONG qui a poussé certaines marques à la conversion, s’affichant sans huile de palme : chips Lays ou Vico, galettes Saint-Michel (contrairement à leurs voisins nantais Lu), biscottes Roger ou Jacquet, et pour remplacer le Nutella, l’excellente Nocciolata Rigoni di Asiago. Et la liste est longue…
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Marketing Agroalimentaire
Nous remarquons très souvent les termes utilisés par les industriels pour nous faire passer la graisse et le sucre : l’énergie. La joie de retrouver « ses amis »… Le partage. Toutes les astuces pour nous faire passer ces produits comme normaux. Des mots pour nous faire fantasmer sur un produit « nature », fabriqué dans le respect des traditions : « tout commence dans le pétrin dans lequel nous mélangeons tous les ingrédients » n’insistons pas sur les ingrédients. Tout l’art de l’industriel est de ne pas mentir et de mettre l’accent sur ce qu’il veut.
p0vb40uxNous avons un « produit [qui] convient particulièrement aux enfants et adolescents en période de croissance. » Et le tout est idéalement accompagné d’un produit céréalier, d’un produit laitier, d’un fruit ou d’un jus de fruit et d’une boisson chaude ou froide… Pour un produit transformé il en faut combien de non transformés ?
Donc au final, les allégations des industriels habituent les citoyens à leurs produits et leur font croire qu’ils peuvent s’intégrer dans leur alimentation sans aucun problème. Mais les dés sont pipés car chaque industriel fait mine d’être le seul dans vos placards, et le citoyen n’a alors plus aucun repère. Il pense avoir une alimentation saine car il a l’impression d’avoir dans ses paquets un aliment équilibré, matraqué malgré lui par les emballages, la publicité et les discours. Savez-vous le nombre de calories ou de grammes de sel que vous devriez ingérer chaque jour ? Avec le cumul et une surdose de ces produits transformés, le citoyen devient obèse et diabétique. Fataliste ?
 
Lecture : en 1981, l’Île-de-France comptait moins de 5 % d’obèses. Champ : individus de 18 à 65 ans, résidant en France métropolitaine. INSEE.
D’après le journal belge Le Soir, « 54 % des hommes et 40 % des femmes belges présentent un surpoids, et 14 % de la population est obèse ».
En Suisse 29,4 % de la population âgée de plus de 15 ans était en surpoids en 2001.
La faute à qui ? A vous, vous ne savez pas manger. Mauvais citoyens !
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A propos werdna01

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