Sécurité alimentaire : Choisir un poisson durable

Terraeco.net
arton48045-04382
(Crédit photo : DR)
 

Et « Terra » dit à ses disciples : « Voici les tables de la loi du consommateur responsable au rayon poissonnerie. »
 1/Les saisons tu respecteras
Quoi, des saisons pour les poissons ? Comme pour les melons ? Eh bien oui, môssieur ! Et il serait temps de les respecter. Notamment celle de la reproduction. Alors pour éviter de flinguer des espèces en faisant ses courses n’importe comment, tentez d’éviter les filets de sole ou la brandade de morue de février à avril (par exemple). Pour acheter de saison et local, c’est ici : Le site de Mr Goodfish.
 2/ De la réglette tu useras
Après le chariot, le marmot qui braille et la liste des courses illisible, il va falloir vous munir d’un nouvel instrument pour faire vos courses : la réglette à mesurer les poissons. Objectif : ne pas consommer de spécimens trop petits. Il est par exemple interdit de commercialiser un bar de moins de 36 cm pêché dans le golfe de Gascogne ou une sardine de Méditerranée de moins de 11 cm. Pour la liste des espèces par région, c’est ici.
 3/ La diversité tu célébreras
Pourquoi se limiter à une ou deux espèces quand l’océan s’offre à vous ? Le guide de Greenpeace « Et ta mer, t’y penses ? » incite à éviter les espèces en voie d’extinction, ainsi que les bâtonnets de poisson, dont la matière première peut « provenir de flottes de pêche industrielles pirates ». L’ONG invite aussi chacun à découvrir des espèces oubliées (chinchard) ou méprisées (maquereau ou tacaud) pour alléger la pression sur leurs collègues plus populaires. Pour le guide, c’est ici.
- 4/ Ta santé, ainsi, tu préserveras
Le poisson est un aliment riche en protéines, en acides gras oméga-3 et en vitamine D naturelle. Souvent pauvre en cholestérol et en gras saturé, il est utile contre les maladies cardiovasculaires. A condition d’éviter les espèces contaminées, les poissons sont donc nos amis pour la vie.
 5/ Entre sauvage et élevage tu oscilleras
Selon Greenpeace, il faut « 4 kg de farine de poissons sauvages pour un seul kilo de bar, de daurade ou de saumon et 15 ou 20 kg pour 1 kg de thon rouge d’élevage ». Pour quelques euros de plus préférez la version bio et/ou le Label rouge. L’idéal consiste à varier les plaisirs et les goûts en passant de l’élevage au sauvage, et vice versa. —

POISSON MAGAZINE 210X297


Bibliographie
Plus un poisson d’ici 30 ans, Stéphan Beaucher (Les Petits matins, 2011)
Surpêche, Charles Clover (Demopolis, 2008)
Requiem pour un thon, Romain Chabrol (Les Petits matins, 2010)
The End of the Line, Rupert Murray (1 DVD Lug Cinéma)
Planète Océan, Yann Arthus-Bertrand et Michael Pitiot (1 DVD Universal Vidéo)
 Le site du mouvement « Slow Fish »
 Le site de l’association Bloom
 Le site de l’ONG Oceana
 Le site de l’Amap poisson lorientaise

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
Cet article, publié dans Santé, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.