Deux ans après la tragédie de Fukushima : Greenpeace investi l’entrée du siège bruxellois de GE.

 Action de Greenpeace contre l’impunité des fabricants de centrales nucléaires

Des militants de Greenpeace ont mené mardi une action à Bruxelles contre le consortium américain General Electric (GE) pour dénoncer l' »impunité » dont bénéficieraient selon eux les fabricants de centrales nucléaires en cas d’accident, deux ans après Fukushima.

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Des militants de Greenpeace collent des affiches sur le siège de General Electric (GE) à Bruxelles, le 7 mars 2013 AFP – Georges Gobet
A quelques jours du second anniversaire du tsunami, provoqué par un violent séisme au large du Japon, qui a tué près de 19.000 personnes et provoqué un très grave accident nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi le 11 mars 2011, des militants de l’ONG environnementale ont investi l’entrée du siège bruxellois de GE.
Ils ont également posé un autocollant géant sur les fenêtres du bâtiment, situé à deux pas du siège de la Commission européenne, marqué du slogan « Fukushima: Your business, Our Risk » (« Fukushima: vos affaires, notre risque »).
Greenpeace entendait dénoncer le « régime de responsabilité civile favorable dont bénéficie le secteur des fabricants de centrales et de réacteurs nucléaires », notamment en Belgique.
Selon la législation belge —mais la situation est similaires dans d’autres pays tels que la France--, « seuls les opérateurs des centrales sont tenus pour responsables en cas d’accident », et pas les fournisseurs des cuves, réacteurs et autres pompes.
De plus, cette responsabilité de l’exploitant est généralement plafonnée –en Belgique à 1,2 milliard d’euros–, alors que Greenpeace estime à 186 milliards d’euros le coût de l’accident de Fukushima, souligne un responsable de Greenpeace Belgique, Eloi Glorieux
L’ONG environnementale souligne que GE, qui avait livré des réacteurs à la centrale japonaise, n’a pas été inquiété, alors que l’opérateur Tepco n’a pas de fonds suffisants pour indemniser les victimes.
Une responsabilisation des fournisseurs et un déplafonnement des garanties « permettrait de disposer d’une réserve financière plus importante pour mieux indemniser les victimes et pousserait les fournisseurs à une plus grande prudence », selon M. Glorieux.
« Avoir un responsable unique, en l’occurrence l’opérateur, permet au contraire d’éviter que chacun se renvoie la balle en cas d’accident. Cela protège donc mieux les intérêts des habitants », a réagi une porte-parole du secrétaire d’Etat chargé de l’Energie et de l’Environnement, Melchior Wathelet.
TV5MONDE BRUXELLES (AFP) – 07.03.2013 © 2013 AFP

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